‹ Introduction à la mécanique industrielle physique ou expérimentale (volume 2)Chapitre 43 sur 102 · IU · texte numérisé non relu

IU

o,.lo

ij,i3

a.io

DES RÊSISTAKCES. 359

Hésislance des métaux à la rupture^ par compression

et par extension ( * ).

280. Faits généraux relatifs à la compression ou à V écrasejnient de ces corps. — Sous le rapport de la résistance à la compression, on doit distinguer avec soin les métaux aigres, durs et cassants, tels que Tacier fortement trempé, Tairain ou métal de cloche, la fonte de fer et surtout la fonte blanche, des métaux ductiles, plus ou moins mous, tels que le plomb, rétain, l'argent, le cuivre, le fer très-doux. Les premiers se compriment de quantités insensibles avant l'instant de la rupture, et se brisent, tout à coup, avec bruit, dégagement de lumière et de chaleur, en poussière, en fragments plus ou moins gros, plus ou moins adhérents; par conséquent, leur résistance à la compression doit suivre à peu près les mêmes lois que pour les pierres.

Les seconds, au contraire, s'affaissent et s'aplatissent avec une extrême lenteur; leurs molécules glissent et roulent les unes sur les autres, du centre vers la surface extérieure, où elles forment une sorte de bourrelet qui augmente et s'étend de plus en plus, jusqu'à l'instant où l'équilibre se trouve établi entre la tension intérieure ou extérieure et la charge, instant souvent précédé ou accompagné de la séparation partielle des molécules du bourrelet, qui offre alors des déchirures allant du centre vers la circonférence. Les métaux ductiles doivent donc suivre des lois de compression toutes particulières, ou plutôt leur résistance doit varier, à la fois, avec la hauteur absolue des prismes soumis à l'expérience, avec la limite de déformation et la durée de compression prises pour terme de comparaison. Il s'en faut de beaucoup que l'expérience ait, jusqu'à présent, mis à même de déter-

(*) Des expériences très- importai! tes ont été faites, depuis cette époque, par un grand nombre de Physiciens et d'Ingénieurs, sur la résistance des métiLiix; nous ne pourrons qu'indiquer les résultats les plus importants, et nous renvoyons, pour les détails, aux Traités spéciaux. Consulter à ce sujet la Ré~ sistancc des matériauxy par M. A. Morin (3" édition), dans laquelle sont résumées la plupart des expériences exécutées en France et en Angleterre. (K.)

36o MÊGANIQUB INDUSTRIELLE.

miner ces lois d'une manière positive, et nous devons ici nous borner à rapporter les résultats qui paraissent devoir inspirer le plus de confiance.

281. Résultats principaux de V expérience, — M. Vical (*) ayant soumis à la compression des prismes rectangulaires en plomb» dont la base commune était un carré de i ceniimèlre de côté, et qui avaient respectivement

4%5, 4So, 3%5, 3%o, 2%5, 2So, 1^5,

de hauteur, il a irouvé que, pour comprimer ces prismes d'une même Traction, 7—, de cette hauteur, les charges devaient croître respeciivement, ainsi qu'il suit :

i37^«, i43''»,83, i49^S63, i56»^s8o, i63»'», i69^»,63, i76^»«,iS,

c'est-à-dire par différences, elles-mêmes à peu près constantes, et dont la moyenne valeur est S^^ySo..

M. Vicat n'a pas entrepris d'expériences, de cette espèce, sur des prismes moins élevés que le cube; il a seulement remarqué que, lors de la compression de celui-ci, les faces supérieure et inférieure s'étendent progressivement en conservant la forme d'un carré, tandis que les faces latérales se bombent extérieurement de manière à présenter des espèces de pyramides très-obtuses et à arêtes légèrement arrondies. La lenteur du mouvement moléculaire par lequel cette transformation s'opère, est telle, que la dépression sensible des prismes peut durer jusqu'à dix-huit et même vingt-quatre heures, ainsi que l'a observé, de son côté, M. Coriolis, dans des essais (**) qui ont, de plus, démontré l'influence très-appréciable qu'exercent, sur la dureté du plomb, le mode de fondage, et notamment la quantité plus ou moins grande d'ox^^de (litharge) que la masse peut contenir et qui tend à croître avec le nombre des refontes à air libre.

D'autres expériences de M. G. Rennie (***), sur de petits

(*) Jnnaîes des Ponts et Chaussées, i**" semestre de i833, p. ai8 et 567. (**) j4 finales tie Chimie et de Physique, t. XLIV (i83o), p. io3. (*"♦) Ibid., septembre 1818.

DBS BÉSISTANCBS. 36 f

cubes de | de pouce anglais, en plomb, éiain el cuivre, ont donné les résultats suivants ;

IRBICATION DU MÉTAL.

Page 1