VALEUR
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pour
I mètre
de longueur
et
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carré de
section.
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Dans la formation de cette table, on a supposé un peu arbitrairement, d'après les observalions du n* 294, que la limite de rélasticité naturelle de l'acier répondait à la moitié environ de la charge de rupture ; et, dans cette hypothèse, la résistance vive correspondante, se trouverait êire égale à 2 1 fois environ celle qui appartient à la limite de l'élasticité du fer. Mais, en admettant, conformément aux idées de M. Ardant (290), que cette limite soit à peu près la même dans les deux cas, on serait conduit à des résultats qui différeraient très-peu les uns des autres, et qui laisseraient ainsi dans une indécision complète sur la préférence à donner au fer sur l'acier, dans le cas de chocs assez faibles pour être certain que la limite de l'élasticité ne fût jamais dépassée.
La question se présente sous un tout autre aspect, lorsqu'on
SgO MÉCANIQUE INDUSTRIELLE.
suppose qu'avec une charge permanente plus ou moins voisine de celle qui répond à cette limite, le fer et Tacier peuvent ôtre soumis accidentellement à des surcharges ou à des se* cousses d'une certaine intensité; on voit, en effet, par les nombres de la dernière colonne de droite du tableau, que les fers ductiles offrent, quant à la rupture, des garanties si marquées relativement aux aciers et même aux fers forts, que toute hésitation sur le choix à faire de ces substances, dans des cas pareils, doit complètement cesser, indépendamment des avantages que le fer ductile peut offrir aux constructeurs sous le point de vue économique. Nous lisons, en effet, dans cette dernière colonne, que la quantité de travail ou la force vive nécessaire pour rompre le fer ductile, est 5o fois, au moins,, celle qui se rapporte à l'acier et au fer fort.
297. Conséquences relatives au choix du fer dans les constructions soumises au choc, — S'il s'agit, en particulier, de l'établissement des câbles en fer de la Marine, dont les maillons, à la vérité renforcés par des élançons, sont soumis à des actions si violentes et si imprévues dans les instants de péril, le choix ne saurait être douteux, d'autant plus que les fers ductiles, en s'allongeant beaucoup et d'une manière permanente avant de se rompre, ont le précieux avantage, comme la remarque en a déjà été faite, de laisser en quelque sorte apercevoir les progrès et l'imminence du danger, tandis que les fers forts, et à fortiori Tacier, peuvent, jusqu'au dernier instant, n'en offrir aucune trace sensible.
Quant aux ponts suspendus, dont les fers ne sont généralement soumis qu'à des surcharges et secousses accidentelles d'une intensité assez faible, et dont les effets peuvent être appréciés à l'avance, d'une manière suffisamment approximative, par un calcul dont nous offrirons un exemple plus tard, la question, sauf celle dé l'économie, reste à peu près indécise, et le choix indifférent si, je le répète, on n'entend pas laisser dépasser au fer qui y entre, même sous l'influence de ces surcharges et secousses, la limite d'allongement qui correspond à son élasticité naturelle. Que si, au contraire, on prétend faire porter à ce fer, comme on l'a proposé quelquefois, une charge permanente égale au 7 de la charge de rupture.
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environ 12 kilogrammes par. millimètre carré (288), sans le-^ nir compte, dans les calculs, des chances de rupture dues aux causes accidentelles dont il s'agit, alors il. conviendra, comme le propose M. Emile Martin, de recourir spécialement à l'emploi de fers dont la ductilité est bien assurée, et dont les allongements persistants avertiront du danger, et mettront en mesure d*y porter, à temps, un remède partiel ou général, selon les circonstances.
Ces réflexions et toutes celles que nous avons déjà eu Toccasion d'établir, en divers endroits de ce Chapitre, sur les qualités respectives des fers élastiques et ductiles, montrent bien Vorigine des incertitudes et des discussions qui se sont élevées, dans ces derniers temps, relativement à l'emploi du fer dans les ponts suspendus, et notamment à la préférence que l'on doit accorder aux faisceaux de fils de fer étiré, sur les grosses barres de ce métal, préférence qui a été principalement admise ou soutenue par MM. Seguin aîné, Dufour de Genève et Vicai. En effet, si de tels fils, non recuits, ont l'avantage de supporter de plus fortes charges avant de se rompre, d'être plus élastiques et plus homogènes dans leur texture, en un mot, s'ils offrent plus de garantie sous le rapport des simples efforts de traction, d'un autre côté, ils sont aussi plus susceptibles de se rompre, sous l'influence des chocs vifs, que les gros fers ductiles; ils sont plus coûteux, plus altérables dans leur réunion en faisceau, et soumis aux chances fâcheuses résultant d'une inégalité de tension, A la vérité, on pourrait faire subir à ces fils l'opération du recuit, afin de leur donner de la souplesse et de la ductilité; mais alors ils perdraient (28^ et 285) le principal avantage qui les a fait préférer aux gros fers : celui d'une plus grande force de ténacité. On voit donc que, sous tous les points de vue, la question générale demeure indécise, et réclame une solution, une élude spéciale dans chaque application particulière.
298. Résultats généraux relatifs à la force d'élasticité et à la résistance vive des métaux. — Dans les articles qui précèdent, nous avons particulièrement insisté sur le fer et ses composés, à cause de l'étendue et de l'importance de leur application à fart des constructions. Parmi les résultats qui s')'
trouvent rapportés en détail, les principaux ont été résumés dans le tableau suivant, et, eh attendant de nouvelles expériences, on pourra les considérer comme des valeurs moyennes dont les véritables doivent s'éloigner assez peu, dans chaque cas, pour qu'on n'ait pas à craindre des erreurs dangereuses, lors des applications.
Nous avons aussi consigné, dans ce même tableau : i** les valeurs que Tredgold a indiquées, à la fin de son Essai pratique sur la force du fer couléy etc.^ pour le coefficient d'élasticité du bronze, du zinc, de l'étaln et du plomb fondus, ainsi que pour la limite des allongements qu'ils peuvent subir, dans des expériences directes, sans altération moléculaire sensible; 2® celles des coefficients de la résistance vive, qui, pour ces mêmes métaux, se concluent immédiatement (247) des précédentes concernant la limite d'élasticité. Toutefois, on remarquera que ces différents nombres, déduits uniquement du résultat d'expériences sur la flexion des prismes, laissent encore beaucoup à désirer sous ce rapport, comme sous celui de la certitude et de la précision.
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