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3S6. Frottement et adhérence des pierres, avec ou sans in^ irposition de plâtre ou de mortier. — Le tableau cî-après lontre que le frottement des pierres contre les bois et les létaux ou contre d'autres pierres, avec ou sans interposition e iDortier» suit les mêmes lois que pour les bois et les méluxy glissant entre eux, tant que la force d'adhérence ou de ohésion de ces mortiers demeure très-fa\b]e; mais qu'il en si tout autrement lorsque, par suite de la dessiccation de l'enuit, cette force a acquis une très-grande valeur : alors la réistance devient sensiblement indépendante de la pression, et lie croit, au contraire, à peu près proportionnellement à l'éenduc des surfaces en contact. M. Morin, qui est arrivé à ce ésultat dans ses expériences de 1834» déjà citées au n^ 348, en !onclut, non sans quelque vraisemblance, que le froitement a la cohésion ou l'adhérence n'ont point des valeurs indépenlantes ou qui s'ajoutent simplement entre elles, pour consti- .uer la résistance totale, mais que, suivant leur prépondérance relative, ces deux forces, de nature très-distincte, se substituent l'une à l'autre; de sorte que la résistance, au départ, est : ou exactement proportionnelle à la pression, quelle que soit rétendue des surfaces, ou exactement proportionnelle à cette étendue, quelle que soit l'intensité de la pression. Nous ajoutons aciJ^^ar/, parce qu'il est bien évident ici que, passé ce premier instant, et lorsque les surfaces ont déjà été ébranlées, l'adhérence ou la cohésion des mortiers se trouve détruite, c'est le frottement qui seul agit pours'opposer au glissement des corps. Cette conséquence qui doit s'étendre, à fortiori, à la résistance transverse (252) que les solides opposent à la rupture par glissement, n'est point d'accord avec l'opinion admise, d'après Coulomb, par la plupart des physiciens et des ingénieurs; mais elle n'en doit pas moins être considérée comme généralement plus conforme aux eifets naturels, que l'hypothèse contraire où l'on suppose l'action simultanée de deux genres de force qui, au fond, doivent être une seule et même force, aux instants qui précèdent la rupture. Seulement on ne saurait afOrmer, d'une manière absolue, que l'adhérence et la cohésion soient réellement indépendantes de l'état primitif de compression des deux corps, c'est-à-dire de la pression sous laquelle la solidification s'est primitivement opérée.
D'un autre côté, les résultats de M. Morin, concernant Tadhérence du mortier et du plâtre, présentent quelques variaiions relativement à Tinfluence de l'étendue des surfaces: TAuteur explique ces anomalies en observant que la dessiccation des mortiers doit être d'autant plus parfaite et plus prompte que rétendue est moindre; mais comme, sous ce rapport, ses résultats sont en désaccord avec ceux de M. Boistard, également consignés dans le tableau ci-dessous, et qui concernent les chaux grasses, on doit désirer que les expériences soient répétées et variées de manière à détruire toute espèce d'incertitude.
Table des résistances au glissement, des pierres, des briques, etc., à r instant du départ et après un certain temps de repos.