‹ Introduction à la mécanique industrielle physique ou expérimentale (volume 3)Chapitre 10 sur 84 · Poids absolus et relatifs. — Le poids d'une quantité · texte numérisé non relu

Poids absolus et relatifs. — Le poids d'une quantité

3o mÈCkjnQUE nmcsTiiELLE.

tUmnéfi. de matière est une chose absolue, invariable, là où raciloii de la pesanteur reste la même : on a beau changer, dn mille manières différenies, la forme extérieure d'un corps, lo diviser en parties, le chauffer, le comprimer, son poids ou lo poids lotol de ses parties ne change pas. — Il n'en est pas ainsi» (M)nune on Ta vu, du volume apparent d'un corps; ce volumo diminue par la compression ou le refroidissement, If augmente par la traction et réchauffement; d'où il résulte (]ue la quantité et le poids de la matière de ce corps, contenus dans un certain volume, dans un mètre cube par exemple, sont plus grands dans le premier cas, et moindres dans le second; à plus forte raison, le poids d'un même volume de diverses substances peut-il différer pour toutes ces substances.

Sv^, l)i*nsité(*). — Le poids d'un corps, sous l'unité de volume apparent, est ce qu'on nomme sa densité. — L'or est plus dt^nse que le fer, parce qu'un pied cube, ou un mètre eul>e d'or pèse plus qu'un pied cube ou un mètre cube de fer. Le euivn^ ii (Void, le cuivre battu ou écroui est plus dense que le ruivrt^ à chaud, le cuivre fondu ou coulé. On dit d'un corps que s* densité est uniforme^ constante ou qu'il est homogène, quand la densité, le poids de ses molécules ou de chacun des volumes égaux et infiniment petits dont il se compose est le ni^me pour tous.

M« l^nsii^ Je teau^ jfixation de l'unité de poids. — Par «l<>is e\périenc<« très-soignées, les physiciens ont reconnu i)u<k la densité de re«u pure ou distillée est la plus grande |H%$iiUMe ou à son mmximmm^ à une température (22) d'envir\Mi 4 ^togres aunle^us du o du ihermomèlre centigrade. C'est %>e «Mxyw^rJM de densile qui a serri pour éublir, d'une man^^9^ lnx4uriaMe« Tunité de fK>ids en France, au moven de runlK" ^'^bK|ue : on a pn$ pour un «numii^, le poids d'un

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PRINCIPES FONDAHENTAUl. 3l

centimètre cube d'eau ramenée à cet état. En conséquence» le kilogramme équivaut au poids d'un litre ou décimètre cube de cette eau, le quintal métrique à celui d'un hectolitre, et le tonneau ou looo kilogrammes h celui d'un mètre cube, — Dans les applications de la Mécanique industrielle aux arts, nous pourrons, sans inconvénient, supposer que la densité de Teau ordinaire et non mélangée» est de looo kilogrammes pour un mètre cube, quelle que soit la température de l'air.

35. La pesanteur spécifique, ou mieux le poids spécifique, d'une substance solide ou liquide est sa densité comparée h celle de Teau distillée, prise pour unité, c'est-à-dire le rapport de sa densité à celle de cette dernière. Ainsi la densité de cette eau étant i, le poids spécifique de l'or coulé est de 19,258, parce qu'un pied cube ou un mètre cube d'or pèse i9,a58 fois autant qu'un pied cube ou un mètre cube d'eau. Sachant que la densité ou le poids du mètre cube d'eau est de 1000 kilogrammes, et ayant le poids spécifique d'une autre substance, on calculera, par les règles de la Géométrie, le poids. d'un volume quelconque de cette même substance. — Exemple : un lingot d'or, fondu ou coulé, de 5 centimètres de largeur, 4 centimètres de longueur et 2 centimètres d'épaisseur, ou de 4^ centimètres cubes, pèse 4^ ^ois 19,268 X i", = 77o«',32 ou o^",77o3, puisque le poids du centimètre cube d'eau pure est de i gramme ou o^'^ooi. Tel est l'usage de la table suivante.

Table des poids spécifiques des principaux corps solides et liquides à o degré de température, donnant le poids du mètre cube de chaque substance, quand on multiplie les nombres par 1000 kilogrammes, densité de l'eau {*).

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