INDICATION
ÉTAT DES SURFACES OU NATURE DE l'eNDUIT
dos surfaces.
à sec.
mouillées d'eau.
huile d*ol|re
saindoux
suif.
Baron sec.
onctuMses
•t polies.
oocineoses
et mouillées.
mlnlm.
Boissurbols < moyeu.
' maxim.
Bois et métaux.
Cba^teb en brins, ( minim.
vr, » ^
cordes ou / moyen.
sangles sur bols. \ . , \ maxlm.
Cuia fort de se- i de cban melle et pistons i oq
sur bols ou fonte. ( j.i ^
CoonnoiB en cuir ,„ ^^^
oAi
noir sur tambour on fonte.
„^ mlnlm.
MÉTADX sur
métaux. moyen.
o,ia à
maxlm.
DBS EÉSI8TANCBS. 5^7
356. Frottement et adhérence des pierres^ avec ou sans in^ terposition de plâtre ou de mortier, — Le tableau ci-après montre que le frottement des pierres contre les bois et les métaux ou contre d'autres pierres, avec ou sans interposition de mortier, suit les mêmes lois que pour les bois et les métaux, glissant entre eux, tant que la force d'adhérence ou de cohésion de ces mortiers demeure très-faible : mais qu'il en est toutautrement lorsque, par suite de la dessiccation de l'enduit, cette force a acquis une très-grande valeur : alors la résistance devient sensiblement indépendante de la pression, et elle croit, au contraire, à peu près proportionnellement à l'étendue des surfaces en contact. M. Morin, qui est arrivé à ce résultat ds|ns ses expériences de i834» déjà citées au n** 3hS, en conclut, non sans quelque vraisemblance, que le frottement et la cohésion ou l'adhérence n'ont point des valeurs indépendantes du qui s'ajoutent simplement entre elles, pour constituer la résistance totale, mais que, suivant leur prépondérance relative, ces deux forces, de nature très-distincte, se substituent l'une à l'autre; de sorte que la résistance, au départ, est : ou exactement proportionnelle à la pression, quelle que soit rétendue des surfaces, ou exactement proportionnelle à cette étendue, quelle que soit l'intensité de la pression. Nous ajoutons audépart, parce qu'il est bien évident ici que, passé ce premier instant, et lorsque les surfaces ont déjà été ébranlées, l'adhérence ou la cohésion des mortiers se trouve détruite, c'est le frottement qui seul agit pours'opposer au glissement des corps.
Cette conséquence qui doit s'étendre, à fortiori, à la résistance transverse (252) que les solides opposent à la rupture par glissement, n'est point d'acbord avec l'opinion admise» d'après Coulomb, par la plupart des physiciens et des ingénieurs; mais elle n'en doit pas moins être considérée comme généralement plus conforme aux elfets naturels, que l'hypothèse contraire où l'on suppose l'action simultanée de deux genres de force qui, au fond, doivent être une seule et même force, aux instants qui précèdent la rupture. Seulement on ne saurait affirmer, d'une manière absolue, que l'adhérence et la cohésion soient réellement indépendantes de l'état primitif de compression des deux corps, c'est-à-dire de la pression sous laquelle la solidification s'est primitivement opérée.
528 MËCANIQUB INDGSTinLLB.
D\in autre côté, les résultats de M. Morin, concernant l'ad* hérence du mortier et du plâtre, présentent quelques variations relativement à l'influence de l'étendue des surfaces : l'Auteur explique ces anomalies en observant que la dessiccation des mortiers doit être d'autant plus parfaite et plus prompte que rétendue est moindre; mais comme, sous ce rapport, ses résultats sont en désaccord avec ceux de M. Boistard, également consignés dans le tableau ci-dessous, et qui concernent les chaux grasses, on doit désirer que les expériences soient répétées et yariées de manière à détruire toute espèce d'in* certitude.
Table des résistances au glissement y des pierres, des briques , elc»<, à r instant du départ et après un certain temps de repos,