DES SURFACES
ET MATURE DE l'bNDUIT
see.
movll-
lées
d'eaa.
huile d'olive.
saindoux.
suif.
saindoux
et plombagine
cambouis purifié.
saron
sec.
on»' tueuses
de graisse
l mlnlra.
Bois sur boik. j moyen.
' maxlm.
( minim.
Boia BT HiTAm. j moyen.
' raaxim.
<;■*«;"•■»»''"•.( chêne..
(cordes, sangles, j
etc.), sor \ fonle..
CoiB roar, k plat, j *'*'"*• • • ■or bols ou métal, baitn . .
le cuir étant
\ gras...
"•*"•«?•".(»";( à sec.
nltareedeptslons)|
tnrld. ( graissé
l mintm.
UtxAvx sur Id. } moyen.
\ maxlm.
358. Frottement des pierres et des briques^ sur elles-mêmes ou sur d* autres corps, après l'instant du pt^mier ébranlement. — Les expériences relatives à ce genre de frollement, ei qui sont toutes dues à M. Morin, prouvent que la résistance y est loujours sensiblement proportionnelle à la pression et indépendante de l'étendue des surfaces et de la vitesse du mouvement; quoique cette vitesse ait souvent atteint, et surpassé même, 3 n]iètres par seconde ; que les surfaces fussent réduites à de simples arêtes arrondies, et que l'usé en fût irèsconsidérable, dans le cas des pierres tendres et des bois glissant sur des pierres tendres. Les moyennes des résultats de ces expériences se trouvent consignées dans le tableau suivant, qui montre, par son rapprochement avec celui du n° 356,
que le froUement des pierres en mouvemenl, est, en général^ moindre qu'à l'instant du départ et après un certain temps de repos.
RAPPORT
INDICATION DES SCRFACES. **"
frottemeni
à la pre&if<A.
Calcaire tendre bien dressé, sur calcaire id 0,64
Calcaire dur sur calcaire tendre * . . . o ,67
Brique ordinaire sur calcaire tendre o,65
Chânb debout sur calcaire tendre o, 38
Fer forgé sur calcaire tendre 0,69
Calcaire dur, bien dressé^ sur calcaire dur oi 38
Calcaire tendre sur calcaire dur o,65
Brique ordinaire sur calcaire dur 0,60
Chêne debout sur calcaire dur o, 38
Fer forgé (en long) sur calcaire dur 0,24
Fer forgé sur calcaire dur, les surfaces étant mouillées, o, 3o
359. Frottement des tourillons en mouvement sur des cous^ sinets. — Dans les cas précédents, Tamplitude de la course du corps frottant a généralement été fort petite : elle n'a pas excédé i"',4 dans les expériences de Coulomb, et 3 à 4 mètres dans celles de M. Morin; l'usure des surfaces ne pouvait donc faire de grands progrès; et, comme les enduits, quand il arrivait de s'en servir, se trouvaient répandus uniformément sur toute la longueur de cette course, ou des bandes fixes soumises à l'expérience, l'état d'onctuosité de ces surfaces était le même à tous les instants du mouvement. Mais on ne saurait en dire autant du cas des tourillons, à moins que, par des dispositions particulières, déjà mentionnées au n® 352, on n'eût eu le soin de renouveler sans cesse l'enduit, ou que l'étendue du mouvement ne fût en elle-même fort courte, comme cela avait lieu notamment dans les expériences de Coulomb.
Cette distinction, soigneusement établie par M. Morin, lors de ses dernières recherches, de i834, sur le frottement des axes, pourra servira faciliter l'intelligence du tableau qui suit, et à expliquer, en partie, la différence des résultats obtenus par ces deux expérimentateurs. Toutefois, on ne se rendrait qu'imparfaitement compte de ces différences, si l'on n'admettait,en même temps, que les tourillons ou coussinets employés
DBS RtSISTANCES. 535
par M. Morin, et qui ont constamment montré une grande tendance à se roder, quand on cessait de lesalimenter de graisse, n*avaient point encore acquis (351), sous l'influence de la pression et du mouvement, le degré de poli et d'écrouissage qu'on observe dans les machines déjà anciennes, et que possédaient probablement les tourillons et chapes de poulies, mis en œuvre par Coulomb. Si cette dernière explication n'était point admise, encore bien qu'elle soit fondée sur les fréquents avertissements de cet illustre physicien, qui dit n'avoir employé, dans ses recherches sur le frottement, que des corps polis par un long usé, il faudrait rejeter, en grande partie, la cause de ces différences sur la manière même d'observer dans chaque cas.
Quoi qu'il en soit, et en Tabsence des éléments de conviction qui seraient nécessaires pour prononcer, nous rapportons ici, à la suite Tun de l'autre, les tableaux des résultats obtenus par les deux expérimentateurs dont il vient d'être parlé.
Tables des rapports dufrollement à la pression^ pour les tourillons en mouvement dans des boites ou coussinets.