VALECRS DESIGNATION DE L ESPÈCE DE ROUES
' de/i,oa nppoit
et do l'état des snrfaees en contact. da froUêneat
à la pression.
RovES DE VOITURES gamies de bandes de fer, cheminant :
Sur une chaussée, en sable et cailloutis nouveaux o,o634
Id. en empierrement, à l'état ordinaire o,o4i4
Id. id. en parfait état o,oi5o
Id. en pavé, bien entretenu: au pas o,oi85
Id. id. au trot o,023S
Id. en planches de chêne, brutes .... 1 o^oioa
Roues en fonte sur rails en bois saillants et rectilignes (Gerstner). o,oo93
Id. sur ornières plates en fer o,oo35
Id. sur ornières saillantes, avec alimentation de graisse,
ordinaire 0,0012
Id. sur ornières saillantes, avec alimentation de graisse,
continue 0,0010
Rouleau d'orme sur pavé uni (Régnier) o 1^074
Id. sur chêne parfaitement dressé (Coulomb) 0,0016
Id. sur gayac (Id.) 0,0010
Rouleau de fonte sur granit uni 0,0010
(*) DupuU fait remarqaer que lo frottement de roulement consiste en ce qne, loraqn'na cylindre roule sur un plan, la réaction normale de ce dernier passe à nne petite distance i on arani de Is génératrice du contact supposé géométrique, du côté du monremenL II résulte de là qae, si la loi do Coulomb était exacte, la distance userait constante, pour les mêmes corps en contact, et égals à ,/\ , quel que fût le rayon. Cette loi ne peut pas être ailroi^o en général, puisque ^ doit lonjoars être plus petit que le rayon. Dnpult a conclu de ses expériences que, pour les mêmes substances en cm-
tact, ^ est proportionnel à la racine carrée du rayon, et que, par suite, on a R =*^— •
Vr
D*après M. Uorin, la loi de Coulomb est plus approchée de la vérité, dans les cas ordinaires de !■ pratique; il a irouré, en outre, que le rapport -^ augmente quand, toutes choses égales d'ailleurs, » longueur de la génératrice de contact diminue. ( K.)
DBS RÉSISTANCES. 549
.gnant par E Tespace qu'il a décrit à la fin du temps ï, on aura ici, pour calculer toutes les circonstances du mouvement relardé dont il s'agit, les formules
dans lesquelles /est le coefficient du frottement des corps en contact, et qui dérivent immédiatement des principes et considérations géométriques exposées dans la première Partie de cet Ouvrage (112, 130 et suivants, 136 et 137).
Pour s'en convaincre, il suffit de remarquer : x** qu'on doit avoir ici, à chaque instant.
Pi'
-ce qui donne
pour le degré de vitesse infiniment petit, détruit à cliacun de.s instants t, dans le corps mobile ou traîneau, et, par conséquent, fgT pour la vitesse totale détruite au bout du temps T, et V, — y^ï pour la vitesse V conservée au bout de ce temps; 2" que le produit/P.E exprime la quantité de travail développée, par le frottement, en sens contraire du mouvement, dans 4oute rétendue de la course E, et que la force vive, MVf , diminuée de celle, MV% doit être précisément égale (137) au double de cette quantité, etc.
Ces différentes formules ou lois du mouvement sont, comme on voit, entièrement indépendantes du poids absolu, P, du traîneau, qui a disparu comme facteur commun à tous les termes des équations, mais il n'en serait plus ainsi du cas oii ce traîneau serait sollicité par une puissance étrangère, d'intensité également constante, comme celle qui résulterait de l'action d'un poids Q, décomposée ou ramenée, dans le sens horizontal, par un moyen quelconque, par exemple à l'aide d'une corde passant sur une poulie de renvoi: dans ce cas, pour arriver aux formules qui donnent la loi du mouvement. Il suffirait d'ajouter au frottement, /P, du traîneau, ou d'en retrancher, l'effort constant Q; ce qui revient évidemment à augmenter ou à diminuer, dans les équations ci-dessûs, le
55o MÉCANIQOB INDUSTRIELLr.
coefficient/ du froUemenl de la quantilc ~» selon que Teffort
0 agii pour favoriser ou pour empêcher le froilemeni, c'eslà-dire pour retarder ou accélérer le mouvement du traîneau; le seul changement à opérer dans les formules ci-dessus, consistant ainsi à remplacer/ par/zt ^> pour passer du premier
cas au second. Toutefois, s'il arrivait, dans cette dernière hypothèse, que Teffort Q surpassât le froiiement/P, il pourrait aussi arriver que le traîneau, après avoir cheminé pendant un certain temps dans sa direction primitive, retournât bientôt en arrière, pour continuer ainsi indéfiniment dans le sens de Q; ce qui suppose qu'à l'instant de cette rétrogradation la vitesse V s'évanouisse, et que sa valeur change de signe dans les équations, le mouvement, d'uniformément retardé qu'il était, devenant ainsi uniformément accéléré. Or on sera averti, par la discussion même des formules, de cette circonstance tout à fait analogue à celle que nous a offerte (120) l'ascension verticale des corps pesants, et sur laquelle il devient ainsi inutile d'insister.
Quant au cas où la puissance constante, Q, toujours supérieure à/P, agirait dans le sens même de la vitesse initiale, Vi, il va sans dire que le mouvement serait, à tous les instants, uniTormément accéléré, comme cela a lieu pour la chute des corps grayes, l'intensité et le sens du mouvement étant seuls changés; ou, si l'on veut, l'action, P = Mg^,de la gravité, se trouvant remplacée par celle d'une force horizontale égale à Q — /P, la vitesse initiale, Vi, serait augmentée d'une quantité mesurée par (^ — /) ffT, au lieu de gT, après un temps quelconque, T, écoulé.
366. Férijication de ces lois par l'expérience directe, procédé pour obtenir l'intensité du frottement des corps en mou-ifement. — Ce qui vient d'être dit, en dernier lieu, peut donner une idée de la manière dont Coulomb et M. Morin sont parvenus à constater les lois du frottement après l'instant du premier ébranlement des corps, et principalement son indépendance de la vitesse absolue du mouvement; car elle a
DES RfiSlSTAlfCBS. 55 1
précisément consisté à rechercher, par des moyens plus ou moins délicats ou précis, et à peu près comme l'avait fait, avant eux, Galilée (116), dans des circonstances analogues quant au but, quoique très-distinctes pour le fond, quelle était la relation existante entre les espaces décrits par les corps et les temps successivement écoulés, puis à s'assurer que cette relation est précisément celle qui convient au mouvement uniformément accéléré ou retardé; ce qui ne peut avoir lieu sans que la résistance soit constante à tous les instants. Mais aujourd'hui, que la loi est connue, et peut être admise à peu près sans restriction, il ne serait nullement nécessaire de recourir à l'emploi d'appareils dispendieux pour obtenir, avec un degré de précision très-sufHsant, l'intensité relative du frottement, dans des cas où il serait intéressant de le déterminer d'une manière directe : il suffirait de lancer le traîneau, sur son chemin horizontal, disposé de manière à Tempécher de tourner, avec une vitesse quelconque, V,, et d'observer seulement le nombre de secondes, T', qu'il a mis à décrire l'espace, £', au bout duquel jl s'est arrêté.
En effet, si l'on exprime, dans les équations ci^dessus (364), que la vitesse finale. Y, est nulle, elles conduisent, sur-lechamp, aux nouvelles formules:
dont la troisième est une conséquence nécessaire des deux premières, qui serviront immédiatement à calculer les valeurs de V, et de /, ainsi que toutes les autres circonstances du mouvement. Par exemple, en divisant, membre à membre, la deuxième par la première, elles donneront, pour calculer V„
la relation V, = -=7-» que nous eussions pu écrire de suite
(109 et suivants), d'après les lois bien connues du mouvement uniformémeut accéléré ou retardé, et dont on conclura immédiatement aussi la valeur du coefficient du frottement .
gT' gT" relative au cas du mouvement.
Pour offrir une application numérique (*), nous supposerons qu'un traîneau, armé à sa surface inférieure de patins en acier poli, soit lancé, toujours de manière à l'empêcher de tourner, sur la surface glacée d'un étang ou d'une rivière, avec une vitesse de quatre minutes par seconde, et nous nous demanderons : i** le temps au bout duquel le mouvement de ce traîneau, abandonné à lui-même, s'arrêtera, en raison du frottement qu'il éprouve de la part de la glace; ^^ l'espace total qu'il aura parcouru. Nos tableaux ne contiennent aucune donnée relalive à ce genre de frottement, mais nous admettrons, d'après les expériences de M. Rennie (**), que son coefOcient soit
(^) Une méthode analo(rue peut être employée pour déterminer rintensité du frottement des touriUons sur les coussinets ; un en déduit un procédé expé> ditir que nous avons eu souvent occasion d'appliquer, pour déterminer la valeur relative de divers enduits. L'appareil se compose d^un volant ou d*uD disque en fonte, de grand poids, disposé de manière à offrir peu de résistaDoe à l'air et monté sur un arbre reposant sur deux coussinets ; un compteur inscrit le nombre de tours effectués. On graisse les coussinets, et l'on fait tourner l'arbre jusqu'à ce que l'enduit se trouve dans les conditions normales; on débraye ensuite; à un instant donné, on<knet le con^ptcur en marche, et l'on note le temps T' écoulé depuis ce moment jusqu'à l'arrêt. Si N est le nombre
de tours effectué pendant ce temps, on trouve F = K =7;» K est une constante
qu'il est facile de déterminer pour chaque appareil, et dont la connaissance est du reste inutile quand il s'agit simplement de comparer divers enduits.
Lorsqu'il est possible de donner à l'arbre exactement les mêmes vitesses initiales dans les divers essais, on peut se dispenser de mesurer les temps; on reconnaît facilement que les valeurs du frottement sont en raison inverse du nombre N de tours effectués. Ce second procédé est déjà indiqué dans le Ifé^ moire cité de M. Hirn sur les frottemeuts médiats,
?lous devons faire remarquer que, dans tout ce qui précède, nous avons admis, d'après Coulomb, que le frottement est indépendant de la vitesse. Dans les cas où cette indépendance n'existe pas i^inires la Note des pages ti5, 116), les procédés décrits peuvent encore fournir des indications sur la valeur relative de divers enduits, mais ils ne permettent pas de déterminer les rapports exacts des frottements qui en résultent. (K.)
(**) Suivant ces mêmes expériences, faites à la température de 2**,a5 centigrades au-dessous de zéro, le coefficient de ce frottement diminuerait, avec la pression, ainsi qu'il suit : pour des pressions de o^K,5, 3 et 18 kilogrammes par centimètre carré, il serait respectivement o,o4; o,o3; o,oi4« Pour la glace glissant sur de la glace, M. Rennie a trouvé, dans les mêmes circonstances, le coefficient du frottement égal à o,o3 et 0,02 pour des pressions respectives de 0*^^,15 et 01^8,00 par centimètre carré. Le résultat des recherches de cet ingé- ■ieur, se trouve consigné dans les Transactions philosophiques de la Société royale de Londres, pour l'année 1829.
DBS RÉ8I5TARCES. 55j3
réduit aux p,o4 environ de la pression, de sorte qu'on aura ici :/=o,o4, V, ==4"; ce qui donnera, en substituant cette valeur dans les formules» et attendu que g = 9"',8i environ,
fg 0,04X9,81 ^'
c'est-à-dire que la durée du mouvement serait de 10^,2, et l'espace parcouru 20"*, 4, à très-peu près.
Supposant qu'à l'inverse, on ait obtenu cette durée et cet espace d'après l'observation directe, on en eût déduit immédiatement les valeurs de/et de Yi, ainsi que cela a été indiqué ci-dessus. On voit d'ailleurs, par les données de la Table du n"* 357, que les résultats, auxquels on vient de parvenir, offrent comme une sorte de limite par rapport à ceux qu'on obtiendrait pour d'autres corps que la glace, et cela donne une idée de l'extrême rapidité avec laquelle le frottement doit, dans les circonstances ordinaires, éteindre le mouvement à la surface de la terre; mais nous verrons, par la suite, que la résistance de l'air et des fluides, en général, est une autre cause qui contribue puissamment à la production de cet effet, surtout dans les premiers instants du mouvement et lorsque la vitesse est très-rapide.
Questions et formules concernant les pertes de force vive dues au frottement pendant le choc.