ALLONGEMENT
en klloframmes
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par
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DES RÉSISTANCES. SSg
Résistance des métaux à la rupture^ par compression
et par extension ( * ).
280. Faits généraux relatifs à la compression ou à V écrasement de ces corps, — Sous le rapport de la résistance à la compression, on doit distinguer avec soin les métaux aigres, durs -ei cassants» tels que l'acier fortement trempé, Tairain ou métal de cloche, la fonte de fer et surtout la fonle blanche, des métaux ductiles, plus ou moins mous, tels que le plomb, i'étain, l'argent, le cuivre, le fer très-doux. Les premiers se <;ompriment de quantités insensibles avant l'instant de la rupture, et se brisent, tout à coup, avec bruit, dégagement de lumière et de chaleur, en poussière, en fragments plus ou «noins gros, plus ou moins adhérents; par conséquent, leur résistance à la compression doit suivre à peu près les mêmes lois que pour les pierres.
Les seconds, au contraire, s'alfaissent et s'aplatissent avec «ne extrême lenteur; leurs molécules glissent et roulent les unes sur les autres, du centre vers la surface extérieure, où elles forment une sorte de bourrelet qui augmente et s'étend <ie plus en plus, jusqu'à l'instant où l'équilibre se trouve établi entre la tension intérieure ou extérieure et la charge. Instant souvent précédé ou accompagné de la séparation partielle des molécules du bourrelet, qui offre alors des déchirures allant du centre vers la circonférence. Les métaux ductiles doivent donc suivre des lois de compression toutes particulières, ou plutôt leur résistance doit varier, à la fois, avec la hauteur absolue des prismes soumis à l'expérience, avec la limite de déformation et la durée de compression prises pour terme de comparaison. Il s'en faut de beaucoup que l'expérience ail, jusqu'à présent, mis à même de déter-
(*) Des expériences très-importantes ont été faites, depuis cette époque, par un grand nombre de Physiciens et d'in^rénieurs, sur la résistance des métaux; nous ne pourrons qu'indiquer les résultats les plus importants, et nous renvoyons, pour les détails, aux Traités spéciaux. Consulter à ce sujet la Résistance des matériaujr, par M. A. Morin (3® édition), dans laquelle sont résumées lu plupart dos expériences exécutées en France et en Angleterre. (K.)
36o MÉCANIQUE INDUSTRIELLE.
miner CCS lois d'une manière positive, et nous devons ici nous borner à rapporter les résultats qui paraissent devoir inspirer le plus de confiance.
281. Résultats principaux de V expérience, — M. Vicat (*} ayant soumis à la compression des prismes rectangulaires en plomb» dont la base commune était un carré de i centimètre de côté, et qui avaient respectivement
4%5, 4%o, 3^5, 3%o, 2%5; 2%o, iS5,
de hauteur, il a trouvé que, pour comprimer ces prismes d'une même fraction, 7^, de cette hauteur, les charges devaient croître respectivement, ainsi qu'il suit :
c'est-à-dire par différences, elles-mêmes à peu près constantes, ' et dont la moyenne valeur est 6^*,^^.
M. Vicat n'a pas entrepris d'expériences, de cette espèce, sur des prismes moins élevés que le cube; il a seulement remarqué que, lors de la compression de celui-ci, les faces supérieure et inférieure s'étendent progressivement en conservant la forme d'un carré, tandis que les faces latérales se bombent, extérieurement de manière à présenter des espèces de pyramides trèsobluses et à arêtes légèrement arrondies. La lenteur du mouvement moléculaire par lequel celle transformation s'opère, est telle, que la dépression sensible des prismes peut durer jusqu'à dix-huit et même vingt-quatre heures, ainsi (|ue l'a observé, de son coté, M. Coriolis, dans des esNais (**; qui ont, de plus, démontré rinfluonce très-aj)préciable qu'exercent, sur la dureté du plomb, le mode de fondagc, et notamment la quantité plus ou moins grande d'oxyde (liiharge) que la masse peut contenir et qui tend à croître avec le nombre des refontes à air libre.
D'autres expériences de M. G. Uennie {***), sur de petits
(*) JnnaUs des Ponts et Chaussées, i**" jMMiicstn» do iS33, j». 3i8 et 3<»7. (*• • Jnnales de Chimie et de Phrsique, t. XI.IV (i83o}, p. io3. {***) Ibid.y scpttMiibre 1818.
cubes de \ de pouce anglais, en plomb, élain et cuivre, ont donné les résultats suivants :
INDICATION DU SIÉTAL.