Id
moyenne
par
mètre carré.
5 3oo 1 100
Nota. La rupture s'opérant dans Tlntérienr de la couche de mortier et à la Jonction de la couche de plAtre arec les pierres, la résistance est due à la cohésion pour le premier cas, et è l'adhérence pour le deuxième. Ce résultat s'accorde d'ailleurs aroo la remarque rapportée au n* 1S9, d'après Rondelet.
357. Frottement des bois, des métaux, du cuir et du chanvre pendant la durée même du mouvement. — Ce cas a été étudié» d'une manière spéciale, par M. Morin; et les expériences Irèsmullipliées et très-soignées, qu'il a entreprises sur presque tous les corps qui entrent dans les constructions et dans les machines, ont confirmé pleinement la loi de l'indépendance
du fn>tt^iiieoi p»r rapport â h TîtiP-s»^. «i ciP^le de si propor- UooDalit^ j b pres$îoo. qui o'aTjî^^t po être mises en eompièie éfîdence, ^fomine on Tj %u 'Wl*, Ic-r? des expénences de rillîiHre Coulomb. NéanmoîDs on se nppenen i 31!» que cette dernière loi ne se rérifie. avec exjciîiude. qu'en deçà de la limite de pression, pour bquelle les corps commencent à subir une altération physique ou méonique plus ou moins intime; de sorte que, sous ce rapport, il y% lieu d'établir une distinction entre les bois ou les métaux tendres et fibreux, et ceux qui offrent, au contraire, une contexture serrée et grenue : les premiers sont susceptibles de se raver, de se déchirer sous de fortes pressions, tandis que les seconds s'usent très-peu, et ne donnent lieu qu*â une légère formation de poussiers, qui n'exercent aucune influence appréciable sur les résultats de l'expérience. M. Morin a principalement remarqué cette prompte altération des surfaces pour le cas où il a fait glisser, les uns sur les autres, à sec et dans le sens de leur longueur, des prismes de fer et d'acier, parfaitement dressés à l'aide de procédés mécaniques. Aussi-ces expériences ont-elles offert, quant à l'intensité du frottement, des anomalies qui n'ont pas permis de pousser la pression fort loin, et qu'expliquerait très-bien la qualité particulière des fers mis en œuvre ^*), qualité à laquelle on pourrait également attri-
f • ^ On conçoit, en effet, que le» fers doux et fibreux doivent se comporter autrement que les fers forts et nenreux '/287 , surtout si leurs fibres ont ete tranchées obliquement lors du planage des surfaces, et si, par la disposition particulière des pièces dans les expériences, ces fibres avaient une tendance à /ître rebroussées, comme W, Morin i*a effectivement observe. Coulomb, en faisant frotter du fer à sec sur du fer ou du cuivre, n'a pas remarqué d'altération sensible des surfaces, pour des charges voisines de 7 kilo(;rammes par centimètre carré, et M. Rcnnie l'a trouvée fort grande pour des chaqyes supérieures à 1 4 kilo- (;ramm<Mi. Ces n*sultats s'accordent d'ailleurs entre eux pour donner au coefHcient du frott<*ment une valeur d'au moins 0,26, et qui, d'après ce dernier ingénieur, s'éb'irorait jusqu'à o,/| pour des charges de '|r kilogrammes par centimètre carré' D'apn*s ce dernier ingénieur, tous les métaux donneraient lieu à des résultats analogues; et, s'il n'y avait pas eu erreur dans les observations, si surtout l'inertie n'était pas venue jouer un r6le dans les expériences, il faudrait bien admettre qu'au delà d'un certain terme, le frottement croit plus rapidement que la pression, et cela en raison même de l'altération, de plus on plus profonde, des surfaces. Il est évident que ces circonstances devraient avoir lieu, à fortiorif dans le cas des bois glissant à sec sur les bois, etc.
buer la faiblesse du coefficient, /=:o, 1 38, qu'il a obtenu, comparativement à celui que Coulomb et d'autres expérimentateurs avaient conclu du résultat de leurs propres expériences.
En général, les pressions sous lesquelles M. Morin a opéré, lors du glissement à sec des surfaces planes, n'ont pas dépassé 18 2 kilogrammes par centimètre carré ; de sorte qu'elles ne permettaient point, à ces surfaces, d'êlre entamées sensiblement. Coulomb, atf contraire, et M. Rennie surtout, ont poussé les charges beaucoup au delà de ce point, pour tous les cas où il s'agissait de métaux glissant à sec sur des métaux; il n'est donc pas étonnant qu'ils soient parvenus à de plus grandes valeurs du frottement. D'après ces motifs, nous avons cru devoir augmenter un peu, dans le tableau suivant, les nombres qui se déduisent, pour ce cas, des expériences de M. Morin, de manière à les rapprocher de ceux des autres observateurs; et, comme les résultats, concernant les surfaces individuelles, offrent presque toujours des variations comparables à celles qui dépendent de leur nature propre, il nous a paru convenable de ne point multiplier inutilement les distinctions, et de ne rapporter, comme nous l'avons déjà fait ci-dessus( 355 ), que les moyennes et les limites, supérieure et inférieure, des nombres fournis par les expériences de chaque espèce.
Quant au cas où les surfaces sont enduites de corps gras, Taltéraiion, dont il vient d'être parlé, n'a plus lieu; du moins est-elle inappréciable tant que l'enduit n'a point entièrement disparu; les expériences ne laissent que très-peu d'incertitude relativement à l'intensité de la résistance, et, ce qu'il y a de remarquable, elles conduisent à admettre que, pour les bois et métaux, cette intensité dépend alors fort peu de la nature des surfaces en contact. Mais, comme il existe différents degrés d'onctuosité et de poli des surfaces, on conçoit que la résistance doit varier pour ce cas, dans une étendue un peu plus grande que cela n'a lieu lorsque les enduits sont renouvelés à chaque essai. D'ailleurs, on juge assez bien du degré de poli et d'onctuosité à l'inspection des surfaces, au toucher, et surtout en examinant, pendant le mouvement même, comment ces surfaces se comportent Tune à l'égard de l'autre; c'est pourquoi on ne sera jamais embarrassé, dans les applications où l'on ne voudrait pas s'en tenir simplement aux moyennes
532 HfiCANIQUB INDUSTBIELLE.
fournies par la Table, de choisir le coefficient de frottement, qiii convient le mieux à chaque cas.
A ce sujet, nous devons présenter ici une remarque très-importante, relative à la différence considérable qui existe entre quelques-uns des résultats de Coulomb et ceux de M. Morin, pour le cas des bois glissant à sec sur les bois. D'après ce dernier observateur, l'infériorité des nombres obtenus par Coulomb devrait être principalementattribuéea^'étatd'onctuosité, plus ou moins parfait, des surfaces employées; car les bois, qu'il a lui-même soumis à l'expérience, ont été simplement polis à \^ prèle, sans aucune espèce d'enduit, et ont toujours donné lieu à un usé qui n'a point été remarqué par Coulomb, et que la présence de la plus petite quantité de graisse suffisait pour empêcher. Les faits que M. Morin cite à l'appui de son opinion pourraient d'ailleurs paraître surprenants, si l'on n'avait point égard à la facilité avec laquelle les substances grasses peuvent, sous l'intluence de la pression et du frottement, s'insinuer entre les pores des bois, et les pénétrer, même à une certaine profondeur, lorsqu'ils sont parfaitement secs.
Tel est d'ailleurs l'esprit dans lequel le tableau résumé, qui suit, a été composé.
Table des rapports du frottement à la pression, des surfaces planes en mouvement les unes sur les autres.