‹ Introduction à la philosophie analytique de l'histoire [microform]. Les idées. Les religions. Les systèmesChapitre 177 sur 253 · BERCEAU DES RACES SÉMITIQUES : DOCUMENT ÉLODISTE · texte numérisé non relu

BERCEAU DES RACES SÉMITIQUES : DOCUMENT ÉLODISTE

sang, formaient la base de la population palestinienne, en y joignant au sud les Philistins, qui ont laissé leur nom à toute la contrée. Ces derniers, venus des îles de la Méditerranée, ne nous sont pas connus avec certitude, quant à la race(l). Mais les Phéniciens étaient incontestablement des Sémites, quoique répudiés par les Hébreux, pour les mêmes motifs que les anciens habitants de la Babylonie et de l'Assyrie.

Les Phéniciens, avant de s'établir sur les côtes de la Méditerranée, avaient occupé les bouches de l'Euphrate. Leur émigration dut êlie antérieure au déluge, puisque, dans le cas contraire, ils auraient certainement conservé la mémoire et composé, comme d'autres, la légende d'un si grand événement (2) Il ne doit plus y avoir aujourd'hui de difficulté à accepter la tradition des Tyriens, qui faisaient remonter la fondation du temple fameux de l'Hercule sémitique ù vingt-trois siècles avant Hérodote (au témoignage de ce dernier). A la même époque, qui répond à celle du Moyen Empire égyptien, les monuments constatent déjà des incursions de Sémites dans la Basse- Egypte; et ce synchronisme a de l'importance. Enrichis par le commerce, dont ils furent les agents dans la haute antiquité, les Phéniciens durent avoir de bonne heure de puissantes villes. Au temps d'Abram et dans les siècles suivants, les nomades hébreux ne purent donc pas songer à leur disputer leurs possessions principales, pas plus qu'à s'emparer de la Babylonie ou de l'Egypte. Les Philistins eux-mêmes, petit peuple très belliqueux, furent longtemps exceptés de leurs projets de conquêtes.

Mais les tribus intérieures de ces Kanatirens, les Hétéens, les Jébuséens, les Amorréens, etc., paraissaient sans doute assez faibles, assez divisés pour que les lils cie Térach, promenant autour d'eux leurs regards, comme le fait Abram dans ses visions, aient pu jeter leur dévolu sur un pays à la fois le moins capable de résistance et le plus odieux, à cause du contracte des mœurs dans l'identité de race. Cette pensée, née peut-être avant toute espérance raisonnable, a couvé

(!) Les arguments qui militent en faveur du séiuitisme des Philistius me sembleut pourtant de uieillearc nature que les argumenta contraires. Et il n'est pas invraisemblable que les Sémites se soient étendus à l'ouest et aient fondé des étahli3.<?ement3 jusque dans l'île de Crète, av.int l'époque où les Aryens, c'est-à-dire ici les Pélasges. vinrent en quelque sorte les tonrner eu gagnant la Grèce après avoir longé le Pout-Euxiu. Ceci nous fait remonter aux temps des plus ancieus établissements pbéuiciens sur la Méditerranée, qu'un passage important d'Hérodote Ose au xxvai" siècle.

(2) Dans celte supposition, l'établissement aujourd'hui prouvé d'un peuple de racu touranieune serait postérieur à l'éiablissemeot phénicien dans cette contrée si anciennement envahie et disputée et que l'on conçoit si bien avoir dû l'être, avant et après le déluge.

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