‹ Introduction à la philosophie analytique de l'histoire [microform]. Les idées. Les religions. Les systèmesChapitre 22 sur 253 · TENDANCI-: DE KANT A L'ÉVOLUTION · texte numérisé non relu

TENDANCI-: DE KANT A L'ÉVOLUTION

spécifiques à 1-élal de manifestalio» acluelle ou P°^f ''"f f^^f^'^^^f' Ils n'en possèdent pas moins avant leur naissance, et 'l^J-' ''j'"»J "^ • les dons psychiques (pour parler expressément de -- '^)J- <■; ™'; de génération en génération, les caractériser ™^- ft ''""""^''.f J^^ delà même façon, c'est-à-dire dans lœu f^^f/ ^^ ^.^'"J* ^^ mère, les dons psychiques spéciaux d'où dépendent fes «"^désignés par le philosophe, et il les possède héréditairement, et '««^».jt^« ' par l'expérience que nous le savons, par l'expérience qu. ne nous montre nulle part la transmission d'un art autrement que sous condilion d'exercice graduel des facultés innées qu. permettent do lacquérir.

La sin-Qlière méprise de Kant sur les modes réels d'innéité et d'hérédité n'admet qu'une seule explication, c'est qu au fond c. n est pas V homme qu'il chargeait d'acquérir ces arts de la parole et de la pensée, de la stature droite aussi, qu'il .lisait acquis, mais bien 1 animal à l'état de pur instinct et de guerre naturelle avec ses semblables, en voie de devenir homme par une suite de modifications accumulées capables à la fin de constituer des qualités spécifiques, tan physiques que morales. En un mot, l'hypothèse évolutiomsle existait dans sa pensée, au moins ici à l'état latent; il entrait sans le vouloir dans une de ces conjectures, qu'il disait lui-même être peu susceptiblés de s'élever à 1 1 probabilité, sur l'emploi du long espace de temps qu'il supposait, dans l'histoire naturelle de l'homme, avoir précède l'œuvre de la réflexion. Seule, cette hypothè.^e était compatible avec la donnée supposée d'un homme à l'état de pur instinct, et propageant sa race sans sortir de cet état, durant une longue suite de générations; car un tel homme est et reste un pur animal, à tout autre point de vue que celui du transformisme de l'espèce, puisqu il n apporte point en naissant la disposition individuelle, héréditaire, au développement de la n'tlexion. Ce point de vue, ne manquons pas d'en faire la remarque, est celui d'une transformation continue, et non pas d'une descendance animale qu'on admettrait en supposant un changement brusque d'espèce, une révolution produite dans le germe, et de nature à en modifier et élever les puissances.

C'est donc l'évolutionisme proprement dit, dont l'esprit caractéristique consiste à envisager tous les êtres comme les produits du développement continu d'une substance.

Au reste nous savons que, dans un ouvrage postérieur de quatre ans aux Conjectures, à savoir dans la Critique du jugement, Kant a montré, vers ce système de l'évolution universelle, des tendances celte fois plus nettement accusées et dont Hu^ckel a pu se servir pour appuyer sur une grande autorité philosophique l'idée générale

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