‹ Introduction à la philosophie de Hegel (volume 3)Chapitre 2 sur 20 · M DÉDICACE · texte numérisé non relu

M DÉDICACE

nore l'intelligence humaine, à répandre, comme j'en ai la confiance, — car quel est l'auteur qui n'a pas cette confiance ? — quelques germes de vérité , et à ranimer l'ardeur philosophique qui , dans ces dernières années, a paru s'attiédir, c'est à vous qu'on en sera redevable.

Ce patronage accordé à la science, qui, chez d'autres, est souvent une affaire de condescendance ou déposition, n'est, chez vous, que l'expression naturelle et spontanée des habitudes de votre esprit. Ceux qui s'intéressent au sort de la philosophie, savent que vous fûtes un des premiers, en Belgique, à relever et à défendre, par la parole et par la plume, le drapeau philosophique, comme ceux qui connaissent l'histoire de votre pays, n'ignorent point que vous êtes un des fondateurs de sa liberté et de sa régénération politique. Mais, ce que beaucoup d'entre eux ignorent peut-être, c'est qu'au milieu des nombreux devoirs de votre haute position, au milieu desoins qui, quelque graves et quelque importants qu'ils soient, détournent l'esprit de la vie contemplative plutôt qu'ils ne

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l'y invitent, vous avez fidèlement gardé à la science, qui occupa vos premières pensées, la première place dans vos affections. Je ne puis ici que parler en mon nom; mais, s'il m'était permis de parler au nom de la philosophie, je vous en remercierais pour elle, et j'ajouterais qu'elle attend de vous que vous nous communiquiez le f ru i t de vos méditations et de vos travaux.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, je vous prie, l'expression de ma reconnaissance et de mon profond respect.

A. Véra.

Londres, 20 janvier 1855.

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