EXPLICATION DE LA FIGURE
La figure 1 est destinée à montrer d'un seul coup d'œil la muqueuse des voies génitales dans sa continuité, de la vulve au péritoine, avec l'épithélium différent qui la revêt.
Comparez la disposition glandulaire à la vulve et au col utérin.
VV.. Follicules vulvaires agglomérés. Glandes péri-uréthrales. La masse folliculaire principale représente la glande de Bartholin.
Vag. Muqueuse papillaire du vagin.
Vag'. Épithélium pavimenteux en couches stratifiées de cette muqueuse. Disposition et structure des papilles revêtues de la couche continue et régulière des cellules dites indifférentes, destinées à régénérer les éléments caducs.
C. Muqueuse du col utérin, avec ses follicules plongés dans l'épaisseur du stronia musculaire.
G'. Disposition d'un de ces follicules avec ses diverticules secondaires.
C". Epithélium cilié d'un admis. Grandes cellules sécrétantes caliciformes.
E. Muqueuse du corps de l'utérus.
E'. Glandes en tube ou en cœcum de cette muqueuse.
T.T'.T". Épithélium cylindrique de la muqueuse tubaire dans les trois portions intra-utérine, extra-utérine et arapuUaire de l'oviducle.
F. Franges du pavillon.
F' On voit sur le fimhrium majus du ligament tubo-ovarique, la couche de l'épithélium cylindrique se continuer de l'oviducte sur l'ovaire.
OV. Revêtement épithélial de l'ovaire.
jusqu'à la couche celluleuse, c'est par la voie des vaisseaux veiueux ou celle des lymphatiques, et ici les lésions se distribuent tantôt sans lois définies, tantôt suivant des règles anatomiques.
De cet aperçu sommaire découle la nécessité d'étudier :
1° Les dispositions générales de la muqueuse génitale;
2° L'appareil vasculaire; troncs et réseaux; en particulier le système lymphatique et les veines;
3° La distribution des nerfs qui régissent l'action des vaisseaux sanguins de l'appareil génital et la contractilité de sa paroi musculaire.
1° Couche interne. — Muqueuse génitale.
Des trois couches superposées du conduit génital, muqueuse, musculeuse, séro-celluleuse, la muqueuse est la plus interne. Elle est en communication avec l'extérieur.
Cette membrane offre quelques caractères généraux : elle est partout extensible, vasculaire et sécrétante.
Son extensiijilité lui permet de satisfaire aux changements de forme et de dimension qu'imposent, au conduit génital, les divers actes de la génération. Ce caractère se l évèle par la disposition plissée, les reliefs, les sillons et les dépressions qui se retrouvent dans les difiérentes régions de l'appareil à l'état de repos.
Sa vascularité permet de comprendre avec quelle facilité se produisent les congestions, les troubles sècrétoires et les inflammations. L'érectilité de l'ensemble de l'appareil génital féminin, plus marquée, il est vrai, en certaines régions, est la démonstration de l'abondance de l'irrigation sanguine.
A ce caractère, s'allient encore l'exquise sensibilité générale et réflexe de certaines parties auxquelles correspondent les zones vraiment douloureuses en cas d'inflammation, — et la fréquence des héniorrltagies dans certains de ces organes, l'utérus, les trom|)es.
La muqueuse vaginale possède le plus haut degré d'extensibilité ; celle du col de l'utérus, comme celle de la trompe se caractérisent par la conductibilité, qu'on nous |)ermetle ce terme qui, poui' nous, représente celle propriété spéciale due à la disposition accidentée,