francs le kilo
ASEPSIE. — ANTISEPSIE.
4" Acide phcnicpieK
L'irrigation continue qu'il faut employer quand on pratique des opérations sur le col, la vulve, le vagin et le périnée, est laite avec une solution faible d'acide phénique.
La solution de sublimé la plus ordinairement employée est à 1 poiu- 1000.
Dans un flacon bouché à l'émeri, on met :
Une mesure de un centilitre est attachée au flacon.
On verse un centilitre de la solution mère dans un litre d'eau bouillie et on obtient ainsi la liqueur de Van Swieten, 1/1000, que l'on dilue à volonté par l'addition d'un, deux, ou plusieurs lilies d'eau. La solution au millième doit être em[)loyée sans mélange, pour la désinfection des mains de l'opérateur et de la peau du cliani]) opératoire ainsi que de la muqueuse vulvo-vaginale.
On a donné le conseil d'ajouter une (;ei'taine quantité d'acide tartfique dans les solutions liydrargyriques, afin d'empêcher la Ibrmation des albuminates insolubles, 5 granunes d'acide lartrique suffisent pour deux litres de liqueur de Van Swieten dédoublée. (Eau 2 litres, bichlorure de mercure 1 gramme, alcool 10 grammes, acide larli'iqnc; 5 grammes). 11 serait facile de laire culrer l'acide tarlri(iu(ï dans la solution mère.
On pourrait préparer la solution mère de la façon suivante :
Eau bouillip. .
Acide pliénique
i titre
5 grammes
5" Sublimé corrosif.
Sublimé corrosif Atcool à 90°. .
100 grammes
1 Acide pliénique pur blanc. PF, 35° c. (5 francs le kilo). 2. Sublimé con-osif, 7 fr. 50 le kilo.
Bichlorure do mercure .
Alcool à 00"
Acide tartrique . . . .
100 grammes
Verser un centilitre dans un litre d'eau bouillie. On aura ainsi une solution à 1 pour 2000.
N, B. — Récipients et mesures pour les solutions.
Dans les cliniques et les hôpitaux où l'on consomme généralement de grandes quantités d'acide phénique et de sels de mercure, il est très pratique d'adopter un système uniforme pour la composition des solutions.
Des récipients ou flacons en verre transparent contiennent les solutions mères. Elles sont composées avec l'alcool rectifié à 90" et différemment.
Nous laissons à la solution phéniquée sa couleur naturelle, tandis que la solution sublimée est colorée légèrement en rose par une pincée de poudre d'aniline.
Au col de chaque flacon de solution mère est suspendue, par une chaînette, une mesure en métal nickelé.
Cette mesure représente l'unité de quantité pour un litre d'eau.
Cette méthode évite la nécessité de composer d'avance de grandes (juantités de solution. Elle économise la place et les récipients.
Les gens de service ne peuvent pas commettre d'erreur : c'est toujours îine mesure pour tin litre d'eau et c'est toujours la mesure correspondante au flacon de la solution mère.
Lorsqu'il est nécessaire de forcer la solution, il est toujours facile au chirurgien de fixer d'avance la proportion qui se détermine d'après le nombre des mesures.
Pour diminuer le titre des solutions, il suffît d'indiquer la proportion dans laquelle l'eau doit être augmentée.
Une solution plus forte est utile pour nettoyer les instruments qui ont été en contact avec des substances septiques.
Au lieu de mesurer, on peut préparer à l'avance des petits flacons de solution concentrée, diversement colorés, dont un seul suffît pour un litre de la solution communément employée.
ASEPSIE.. — ANTISEPSIE.
6" Créosote.
C'est un agent précieux que nous recommandons pour la désinfection de la cavité utérine avec l'écouvillon ou l'ouate, et pour les pansements des ectropions récents du col.
Créosote pure de hêtre, de. . . 10 à 15 grammes Glycérine oO —
Solution faible au lO".
Intoxication par les antiseptiques.
De toutes les substances que nous venons d'énuniérer, l'iodoforme, le sublime et l'acide pliéniqiie doivent surtout nous intéresser, étant donné qu'ils entrent dans la pratique journalière et que leurs qualités antiseptiques sont de beaucoup les plus importantes.
Ces trois substances présentent des inconvénients plus ou moins grands, inconvénients qui peuvent aller jusqu'à constituer de véritables dangers, et c'est pour cola qu'il nous parait nécessaire d'insister sur les précautions à prendre dans leur emploi.
lODOKORME.
11 est incontestable que l'iodoforme est capable de produire des intoxications dans un certain nombre do cas. Son al)Sorption, du reste, est prouvée par ce l'ait qu'on peut constater sa présence dans l'urine.
Sans nous arrêter sur les symptômes de l'intoxication, malaise général, lassilude, insomnie, rapidité du pouls, anorexie, disons ([ue
pour éviter les accidents, il ne faut jamais introduire de fortes quantités d'iodoforme.
Le mieux c'est d'éviter d'employer l'iodoforme en poudre qu'on dépose parfois sans ménagement sur les plaies et de se servir le plus souvent d'une gaze iodoformée, pas trop chargée de substance antiseptique et pliée en deux ou trois doubles.