‹ Introduction a la psychanalyseChapitre 9 sur 41 · I. Séance du Reichst;ig allemauii, nov · texte numérisé non relu

I. Séance du Reichst;ig allemauii, nov

LES ACTES MANQUES 7r>

existe un lien associatif entre l'élément troublé et l'élément perturbateur, mais ce lien, au lieu de résider dans le contenu, est purement artificiel et sa formation résulte d'associations forcées.

En voici un exemple très simple, que j'ai observé moimême. Je rencontre un jour dans nos belles Dolomites deux dames viennoises, vêtues en toviristes. Nous faisons pendant quelque temps route ensemble, et nous parlons des plaisirs et des inconvénients de la vie de touriste. Une des dames reconnaît que la journée du touriste n'est pas exempte de désagréments... «Iles, vrai, dit elle, qu'il n'est pas du tout agréable, lorsqu'on a marché toute une journée au soleil et qu'on a la blouse et la chemise trempées de sueur... » A ces derniers mots, elle aune petite hésitation. Puis elle reprend : « Mais lorsqu'on rentre ensuite rtach Hose^ (au lieu de nach Hanse, chez soi) et qu'on peut enfin se changer... » Nous n'avons pas encore analysé ce lapsus, mais je ne pense pas que cela soit nécessaire. Dans sa première phrase, la dame avait rintention de faire une énumération plus complète : blouse, chemise, pantalon (Jlose). Pour des raisons de convenance, elle s'abstient de mentionner ce dernier accessoire de toilette, mais dans la phrase suivante, tout à fait indépendante par son contenu de la première, le mot Hose, qui n'a pas été prononcé au moment voulu, apparut à titre de déformation du mot Hanse.

Nous pouvons maintenant aborder la principale question dont nous avons longtemps ajourné l'examen, à savoir : quelles sont ces intentions qui, se manifestant d'une façon si extraordinaire, viennent en troubler d'autres? Il s'agit évidemment d'intentions très différentes, mais dont nous voulons dégager les caractères communs. Si nous examinons sous ce rapport une série d'exemples, ceux-ci se laissent aussitôt ranger en trois groupes. Font partie du premier groupe les cas où la tendance perturbatrice est connue de celui qui parle et s'est en outre révélée à lui avant le lapsus. Le deuxième groupe comprend les cas où la personne qui parle, tout en reconnaissant dans la tendance perturbatrice une tendance lui appartenant, ne sait pas que cette tendance

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