CHAPITRE V
ici nous devons nous borner à constater le fait et à montrer les conséquences qui en résultent, qu^^it à la multiplicité des .séries zoologîques.
Ces conséquences sont d'ailleurs faciles à déduire. Il est évident que par le seul fait de la diversité et die Tindépendance des procédés de perfi^ctioonemeût organique, il de^ vient im^sible de jramiener à une série uniques toutes les 'espèces dont se compose, le règne animal. Ici, par exemple, en parl^qt d'yu poinjL dppné, la nature aura créé des être» d€| plu^jÇi^ plus élevésy en introduisanl duns la structii^re des orgaçep de. nutrition une suite de UKHlifications ayant pour effet ia dlvisipn du. travail digestif ou respiratoire. Là, ^n partant. du mén^e point, s'élèvera une autre Bériedieapèces dont la supériorité relative sera due au dév^ppemest pro«» gres^ifdes. iB/struQQfênt9 de la sensibilité, çt ailleurs encore la série ascendante sera caractérisée par le perfectionnement d^ r^pparoil locomoteur ou des organes de la repro-* duçlion.. .
JPQl^^ çQiUenir encœ;e, en présence de ces difficultés, la doctr^ie de Téchelle des êtres, on a proposé, il est rraî, de ne te^ir coinpte que des moy^nes et d'assigner à chaque espèce son rang dans la série linéaire du Règne animal d'après sa ressemblance plus ou moins grande aivec les étrçs placés aux deux extrémités de cette chaîne, c'est-^à-?. dire avec FHomme d'une part et avec les Plantes de l'autre. Mais souvent cette moyenne ne peut être établie que d'une manière arbitraire \ et en la prenant pour régie dans la distributioo des animaux, on est nécessairement forcé de rompre à chaque instant les rapports les plus naturels, pour intercaler entre des espèces réellement fort voisines quelque autre espèce dont le degré de perfectionnement est à peu près le n>éme, mais résulte d'autres causes de supériorité.
Du reste, quand on étudie les procédés par lesquels la nature est parvenue à diversifier comme elle l'a fait les produits de la création, on voit bientôt que ce n'est pas seulement en perfectionnant ou en modifiant d'une manière quelconque un type unique, qu'elle est arrivée à constituer le règne animal tout entier, mais en développant tour à tour plusieurs modes d'organisation bien distincts. Tous les êtres animés ont, il est vrai, certaines propriétés communes, et ces caractères généraux sont pour ainsi dire les seuls qui existent chez quelques espèces des plus inférieures; mais lorsque la machine vivante se complique et augmente de puissance, les caractères nouveaux qui viennent s'ajouter à ce fond commun ne sont pas toujours du même ordre, et le système de construction varie.
Ainsi, ce n'est pas en perfectionnant le plan suivi dans Inorganisation d'une Méduse ou d'un Oursin que la nature est arrivée à former une Scolopendre ou une Écrevisse, ni en développant le système de construction employé pour faire un Colimaçon ou une Huître, qu'elle a créé un animal vertébré. Ces êtres ont bien certaines parties dont l'analogie est partout évidente, une cavité digestive, des muscles et un appareil nerveux, par exemple; mais leur mode de structure n'est pas assujetti aux mêmes règles et ne peut être ramené par la pensée à un typé commun. Il est vrai que les différences dans le plan fondamental ne se dessinent pas toujours nettement ; et lorsque les espèces dérivées de ces types divers se dégradent, leurs caractères essentiels s'eifacent peu à peu et tendent à se confondre, de sorte quei^ertains animaux fort simples semblent être le point de départ commun de toute la création zoologique*, tels sont L'Amibe et les vésicules membraneuses connues des pathologistes sous le nom ù'Hydatides^ par exemple. Mais