CHAPITRE VU. ii
analogucsdepuisrinsectejusquauxVersinlesliuauxlesplus simples, eldans rembraricbement des Zoopbytes ou voit Torganisme se perfectionner de plus en plus lorqu'on passe des Polypes aux Acalèphes et de ces derniers aux Échinodermes. Mais ces différentes séries ne peuvent se coordonner entre elles de façon à constituer une ligne continue, ou même une chaîne dont les anneaux seraient plus ou moins distants -, car, dans chacune d'elles, la dégradation s*étend bien au delà des limites supérieures de la série que Ton voudrait considérer comme venant à sa suite. Ainsi les Mollusques les plus parfaits sont bien supérieurs aux derniers Vertébrés, et les Mollusques les plus simples sont à leur tour beaucoup inférieurs à une foule de Zoopbytes. Ce que nous venons de dire touchant les Mollusques est également vrai pour les animaux annelés-, et quelquefois même on ne découvre aucune raison plausible pour donner à une de ces grandes séries la prééminence sur une autre. Le type zoopbyte, il est vrai, ne semble pas compatible avec un perfectionnement très-considérable de rorganisme, el le type vertébré, qui se prête au développement le plus admirable de la puissance créative, n'admet pas une dégradation comparable à la simpliflcation qui peut s'opérer dans la structure des Mollusques ou des Annelés; mais les dérivés de ces deux derniers types s'élèvent aussi haut et descendent aussi bas les uns que les autres.
Il est également facile de s'assurer que les tendances au perfectionnement inégal, dont il vient d'être question chez les dérivés secondaires dé chacun des types fondamentaux de raniaîalité,exislenlde môme parmi les formes organiques qui, à leur tour, dérivent de ces types secondaires, et que les séries partielles, ainsi produites, ne se placent pas
d'ordinaire bout à bout, mais chevauchent, pour ainsi dire, les unes sur les autres, quel que soit d'ailleurs le parallélisme ou la divergence de leur direction générale.
Un autre résultat de la double influence que semblent avoir exercée sur la création zoologique le principe d'économie et la loi de diversité, consiste dans Tapproprialion de chaque type à l'existence des espèces dans une certaine série de conditions diiïércntes.
Ainsi, dans chacun des principaux groupes formés par les dérivés d'un type fondamental particulier, on voit un même plan général de l'organisation se modifier pour constituer, d'une part, des animaux aquatiques, et, d'autre part, des êtres aptes à vivre sur la terre. Les Insectes, par exemple, sont, pour la plupart, destinés à une vie toute aérienne; mais quelques-uns de ces animaux passent la totalité ou du moins la plus grande partie de leur existence dans l'eau *, et pour créer ces espèces aquatiques, la nature s'est bornée à modifier légèrement la structure propre aux espèces terrestres. Dans la classe des Crustacés c'est l'inverse*, la vie aquatique est le mode d'existence ordinaire 5 mais dans certaines espèces le type organique commun se plie aux besoins de la vie aérienne. Les Mollusques, les Poissons et les Mammifères mêmes, nous offrent des exemples analogues. Et d'ailleurs, ce n'est pas seulement de la sorte que les animaux constitués d'après un même plan fondamental peuvent être modifiés pour approprier leur organisation à des conditions d'existence diflFérenles. Dans les groupes d'animaux où la nature semble avoir déployé toutes ses ressources créatrices, nous voyons toujours le même type s'approprier à des régimes variés et à des modes de locomotion différents. Des animaux conformés d'après le même type essentiel sont destinés les uns à se