TROIS QUESTIONS D’OCCULTISME
que science expérimentale s'étayant sur des phénomènes que l'on peut reproduire à volonté.
Dans cet ordre d'idées, trois hommes de science, trois investigateurs du Mystère, trois découvreurs de génie ont ouvert, aux chercheurs qui suivent leurs traces, des voies encore presque inexplorées, mais qui doivent conduire, dans l'avenir, quiconque s'y engagera, vers des horizons de lumière et de fécondité... Ces trois hommes ont été le D r G. Encausse (Papus), le D r H. Baraduc, de Paris, et surtout le colonel A. de Rochas d'Aiglun, ancien administrateur de l'Ecole Polytechnique...
Ee premier a étudié et expérimenté les procédés pour soumettre certaines énergies cosmiques, physiques ou extra-humaines à des forces purement humaines, mais hyperdynamisées. Ee deuxième a
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consacré sa vie à des tentatives répétées et continues pour pénétrer le secret des mystères par la photographie de l'invisible. Et le troisième, enfin, nous a révélé, dans l'être humain, des possibilités d'ordre supérieur et jusqu'à lui insoupçonnées.
Or, j'ai eu la bonne fortune, dans une vie déjà longue, de me trouver en relations avec ces trois éminents scientistes qui, incompris de la science officielle de leur époque, trop souvent même raillés par elle — dont la suffisance se figure qu'il n'existe rien en dehors d'elle-même — se sont cependant révélés, sous certains aspects, comme des découvreurs de génie de qui la science de demain aura à utiliser les travaux.
Avec le D r Encausse, qui était un intuitif de haute valeur, je n'ai eu que quelques entretiens, dans
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les derniers temps de sa vie, mais ces entretiens ont suffi pour créer en moi l'assurance de certaines théories qui ont dominé toutes mes recherches, toutes mes expérimentations ultérieures.
Le D r Baraduc m'a enseigné les différents procédés qu'il employait pour photographier l'invisible, avec, à l'appui de ses paroles, l'explication de quelquesuns des milliers de clichés obtenus par lui... j'ai malheureusement peu pratiqué cette branche de l'occultisme expérimental, sollicité que j'étais par le désir de travailler la psychologie expérimentale et la psycho-physiologie, et c'est surtout en cela que je dois considérer le colonel de Rochas comme mon maître avant tous autres ; car si, dans mes recherches en cet ordre d'idées — recherches qui ne sont que la con-
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tinuation des siennes — j'ai abouti à quelques heureux résultats, c'est certainement et sans aucun doute aux enseignements de ce maître que je le dois.
Depuis quelques années, l’occultisme expérimental fait d'incessants progrès, et sans parler d'éminents scientistes qui, comme le P r . Ch. Richet, viennent à lui, séduits par la nouveauté des faits qu'il offre à l'étude des intelligences averties, il est telles des questions le concernant qui, bien que semblant depuis longtemps stationnaires, ont néanmoins beaucoup avancé et, pour ce motif, méritent d'être mises en lumière, afin que le public qui suit nos travaux —r- de près ou de loin — sache à quel point nous sommes arrivés en poursuivant nos expériences vers les