I.itliiiie, — de lithium
Chaux, — de calcium.
.Strontiane, — de strontium.
Baryte, — de baryum.
Magnésie, — de magnésium.
Alumine, — <raluminium. ^ Y
Glucine. — de glucinium, etc.
Composés TEns.xiaEs oxygénés. Sels. — Un acide combiné avec un oxyde constitue un sel, composé ternaire formé par l’union de deux composés binaires ayant un élément commun, l’oxygène.
On forme le nom d’un sel eu supprimant le mot acide, remtilaçant la terminaison ique ]tar aie, ou eux par ite, et faisant suivre par le nom de l’oxyde basiipte.
•\insi , l’acide sulfurique et l’oxyde de zinc forment du sulfate d'oxyde de zinc;
L’acide sulfureux combiné avec l’oxydi* de zinc forme du sulfite d'oxyde de zinc;
c.iiAiMTiii; II.— .\0Mi..\f,L.vTi ni.. '29
Le chloraU d'oxyde de cuivre est une eomliinaison d’acide dilorique et d’o.xyde de cuivre.
,\u lieu de désigner la base , dans le sel , par le nom de l’oxyde suivi du nom du métal , on a trouvé idus court de suiiprinier le mot oxyde et l’on dit ;
Sulfate de zinc, au lieu de sulfate d’oxyde do zinc.
— de cuivre, — — de cuivre.
— d'argent, — — d'argent.
Azotate d’argent, au lieu d’azotate d’oxyde d’argent.
Azotite d’argent, au lieu d’azotite d’oxyde d'argent.
On peut encore, et le procédé est plus logique, faire suivre le mot sulfate, ou analogue , d’un adjectif formé par le nom du métal :
Sulfate zinei(iuc,
— cuivrique,
— argentique.
Si un métal possède doux oxydes basiques, on emploiera le nom de chacun d’eux dans la nomenclature :
On dira donc :
Sulfate ferreux,
— ferrique.
Si un acide s’unit à ime base en plusieurs proportions, on indirpie ces proportions devant le nom du sel, à l’aide des particules bi, tri, sesqui, etc.
, ( Sulfate de potasse.
Sullales ! r>- ir . 1
( iiisulfatc de putassc.
/ Carbonate de soude.
Carbonates. ; Sesquicarbonate de soude.
I Bicarbonate de soude.
/ Chrdmate de potasse.
Chrdmates. < Bicbrdmatc de potasse.
V Trichrdmate de potasse.
Si un sel se combine avec ime nouvelle proportion de la base qu’il renferme, on désigne le composé sous le nom de sel basique; ainsi l’azotate mercurevix uni à une nouvelle proportion d’oxyde mercureux produit de Vazotale mercureux basique.
Deux sels formés par un même acide et deux oxydes différents peuvent s’unir et produire un sel double: le nom se forme en réunissant les noms des deux oxydes de ce composé à la suite du nom de l’acide : sulfate double d’oxyde de zinc et d’oxyde de cuivre, fonne par l’union du sulfate d’oxyde de zinc et du sulfate d’oxyde de cuivre.
làiMi’o.sKs iiiN.tiiiKS iivDRoiiÉ.Mis. — Les combinaisons binaires
INTIlOmrCTION. — NOTIONS ÉLÉMKNTAinKS.
que les corps simples forment avec l'hydrogène peuvent être acides, neutres ou basiques.
t<> Acides. On désigne les premières sous le nom d' h ijdr acides : on forme leur nom à l’aide du mot acide, suivi d’un mot composé des noms des deux éléments ;
Aride chlorhydriciue ou hydrochlorique, formé de chlore et d'hydrogène.
Acide hrémhydrique ou hydrobromique, formé de brème et d’hydrogène.
Acide iodhydriquo ou hydriodique, formé d’iode et d'hydrogène.
Acide fluorhydrique ou hydrofluorique, formé de fluor et d’hydrogène.
Acide sulfhydrique ou hydrosuifurique, formé de «oufre et d’hydrogène, etc.
2° Corps neutres. Les autres composés hydrogénés se désignent à l’aide des noms de leiu-s deux éléments : tantôt on fait suivre le mot hydrogène d’un adjectif, tantôt on le remplace par celui d’hydrure, tantôt enfin on fait précéder le nom de l’hydrogène par le nom de l’autre corps simple dont on remplace la dernière syllabe par la terminaison urc.
Ainsi l’on peut dire :
H y droghie phosphore , hydrure de phosphore, ou phosphure d'hydrogène^
pour désigner la combinaison du phosphore et de l'hydrogène ;
Hydrogène arsénié, hydrure d'arsenic ou arsenivre d'hydrogène^ pour
désigner 1a combinaison d’arsenic et d’hydrogène.
S’il existe plusieurs combinaisons entre l’hydrogène et un même corps simple, on a recoui-s à des conventions analogues à celles dont les combinaisons oxygénées ont été l’objet. Ainsi l’on dit :
Hyiirogène protocarboné, ou protocarburc il hydrojfcne. bicarboné, ou bicarbure d’hydrogène.
3» Corps basiqtus. L’azoture d’hydrogène a consen è son ancien nom d’ammoniaque; ce corps est la seule combinaison hydrogénée basique.
Composas ternaires hydrogènes. — Si deux composés hydi-ogénés binaires se combinent et donnent naissance à un composé ternaire , on désigne ce dernier composé à l’aide de conventions analogues aux précédentes.
Ainsi, la combinaison que l’acide cblorbydritpie forme avec l’ammoniaque s’appelle chlorhydrate d'aminoniaipie :
La combinaison ipie l’hydrogène pbospboré produit avec, l’acitle brômbydrique se désigne sous le nom de bnhnhydrated'liydrogvnc phosphore., etc.
nHAlMTUK 11. — NOMENCLATLllE.
Hydi)ate3.— L’eau ou oxyde d’hydropène forme avec, un grand nombre de corps simples ou composés des combinaisons particulières que l’on appelle hydrates:
Hydrate de chlore, combinaiHon de chlore et d’eau.
Hydrate d'acide chlorhydrique : combiiiaieon d'eau et d'acide chlorhydrique.
Acide sulfurique monohydratc, bihydraif^, trihydratc : roinbinaisons d'acide sulfurique avec une, deux, trois proportions d'eau.
Sulfate de soude hydraté, etc.
COMPOSKS BINAIRES FOIlMKS DE DEUX CORPS SIMPLES QrELCONQUES. —
Les combinaisons binaires que les mètalloules forment avec les métaux et avec les mêlalloïdi‘s autres qtie Toxygêne et l’hydrogène se dénomment en vertu des mêmes principes^ au moyen des noms de leurs éléments; seulement on termine en ure le nom de run d’eiLx : c’est en général le nom du corps qui se manifeste comme rélement êlecti'o-négalif, si l’on décompose le corps par la pile :
chlorure de potassium, combinai:«on de chlore et de polaMsium.
— d’argent, — — d’argi*nt.
— de cuivre, — — de cuivre.
— de «oufre, — — de soufre.
On dit encore :
Chlorure potassique.
— argentique.
— cuivrique.
— sulfurique.
De même :
Sulfure de potassium, eoinbinaison de soufre et de potassium.
— de cuivre, — — de cuivre,
— d'argent, — — d’argent.
— de phosphore, — — de phosphore.
De mimie ;
Phosphuro de ealcium, eombinainon de phosphore et do calcium.
— d'hydrogène, — — d’hydrogéno.
De même :
Carbure de for, roinbinaison de carbone et de fer.
— d'bydrogène, — d'hydrogène.
Si un corps simple forme avec un autre deux composés, on peut employer les terminaisons ique et eux, comme pour les oxydes :
Chlorure phosphorique — pho.,phoreux.
’ ! combinaisona de chlore et de phosphore.
Les (‘oniposês binaires que certains mêtalloides, tels que le chlore, le lirômc, l’iode, le lliior, fonneut avec les métaux, sont
Ü‘2 i.ntu01)U:tiü.n. — .notions klk.mkntaihl.s.
extrêmement analogues aux sels, et sont désignés sous le nom de sels halo'ides.
Ainsi le chlornre de polassinm, le lirômure de potassium, l'iodure de potassium, et en général les chlorures, les brômures, les iodures sont des sels haloïdes.
Composés tehnaires sulfurés, etc. — Les composés binaires du soufre peuvent s’imir les ims avec les autres à la manière des composés oxygénés. On dit alors qu’ils jouent le rôle de svlfacides et de sulfobases, dont l’union forme un sulfosel.
■Vinsi , le sulfure de carbone , ou acide sulfocarbonique s’unit au sulfure de potassium (sulfobase) et forme du sulfocarbonate de sulfure de potassium (sulfosell.
Le sulfure antimonique (sulfacide), combiné au sulfure de sodium (sulfobase) , foime du sulfantimoniale de sulfure de sodium (sulfosel) .
On a également distingué des cliloracides, des clilorobases, des cidorosels, etc.
Composés binaires des métaux entre eux. — Les combinaisons binaires que les métaux forment les uns avec les autres ont conservé l’ancien nom d'alliages. On fait suivre ce mot des noms des deux métaux combinés : alliage de cuivre et de zinc.
Les comiiosés que le mercure forme avec les autres métaux ont également conservé leur ancien nom, celui d’amalgame. .Ainsi l’on dit amalgame d'argent pour désigner un composé d’argent et de mercure.
Telles sont les principales conventions sur lesquelles repose le langage chimique. Malgré quelques diversités dans les teiminaisons, malgré la conservation de quelques vieux usages, ce langage repose tout entier sur l’existence des corps simples et sur la désignation des corps composés par des noms qui expriment leur composition et, jusqu’à un certain point, leiu-s fonctions chimiques. Ou peut ainsi représenter tous les composés connus, à l’exception de ceiux qui résultent de l’union du carbone avec rhydrogime, l’oxygène et l’azote, lesquels, plus nombreux ipie tous les antres réunis, et ijui, désignés sous le nom de composés organiques, exigent l’emploi de conventions particulières.
III. Symboles. A ce langage, on en a jointunantre, entièrement symbolique et dont la signification est à la fois plus précise et plus étendue.
Ce sgmbülismc consiste à représenter cliaque corps simple par
CHAPITIIK 11. — NOMENCL.VTI Ht. .î.')
une lettre majuscule suivie au besoin d’ime lettre minuscule iiour le spécifier.
Ces symboles sont les suivants :
IfKTALLOÏDKS.
Oxygène.
Az. Azote.
Br. Brdinc.
Carbone.
Soufre.
P. Phosphore.