DILATATIONS . — THERMOMÈTRES
Parmi les phénomènes que peut produire la chaleur en agissant sur les corps, le premier que nous signalerons est le changement qu’elle fait subir à leur volume. Les corps se dilatent par la chaleur, ils se contractent par le refroidissement; ramenés dans les mêmes conditions de chaleur, ils reprennent toujours les mêmes dimensions.
É Dilatation des soluies. — On le constate, pour
les corps solides , au moyen de l’exiiérience de S’Gravesande. Une sphère métallique passe à frottement dans un anneau. Qu’on chauffe la sphère, elle devient trop volumineuse pour traverser l’anneau ; qu’on la refroidisse , elle traverse sans frottement; qu’on la ramène dans les conditions de chaleur primitives, son 43— Expérience passage s’elfectuera comme dans les cire s’Gravesando. constances primitives.
Dilatation des liquides. — On rend manifeste la dilatation des corps liquides en se servant d’un ballon de verre à col long et très-étroit. On remplit le ballon et une partie du tube avec un liquide, de l’eau, par exemple. En plongeant cet appareil dans l’eau bouillante, on voit d’abord un abaissement subit du liquide dans le col du ballon , puis le liquide monte et même dépasse le point A où il s’arrêtait primitivement. Cette expérience nous montre que le volume du liquide chaud est Pig. 41.— uémonstra- grand que celui du liquide froid. En des liquides. outre, l’abaissement pnmitil et mstantané
r.IIAPITHF, II. — FIlALEIin. ?7r)
(jui a lieu au premier moment, quand la chaleur n’a encore pénétré que le verre, fait voir que l’enveloppe vitreuse s’est aussi dilatée.
On a démontré que la capacité d’un vase augmentait par la chalenr comme ferait une masse de la substance (jui le forme, si cette masse pleine avait pour volume total la capacité même du vase.
Üilnintion îles gaz. — On emploie un appareil analogue au précédent pour démontrer que les gaz se dilatent par la chaleur. Une petite colonne A de liquide sert à isoler de l’atmosphère l’air contenu dans la houle et dans une partie du tube. On chaulTo la boule, l’index est chassé.
Remarques. — Avec ces deux appareils, il est facile de faire voir également que les liquides et les gaz se contractent jiar le refroidissement, et que, ramenés dans les mêmes conditions de chaleur, ils reprennent le même volume.
En faisant les expériences qui précèdent, on constater que les solides se dilatent faiblement par la chaleur, que les gaz se dilatent beaucoup; les liquides ont une dilatation intennédiaire.
T he nnomclre. —L' un quelconque des appareils qui précèdent peut sei”virànous indiquer si un même milieu s’échaufl'e ou se refroidit, s’il reste dans le même état par rapport à la chaleur ou, comme l’on dit, s’il conserve la même lempêratiire. Il peut aussi nous sen-ir à i-econnaltre si un milieu est plus chaud qu’un antre ; on n’aura qu’à observer le volume du solide, du liquide ou du gaz.
Un appareil construit dans ce but s’appelle un thermomélre.
Le thermomètre à mercure se compose d’un réservoir de verre auquel est soudé un tube cylindrique dont le diamètre intéï'ieur est comparable à celui d’un cheveu ou, comme on dit, capillaire. Le réservoir et une partie du tube contiennent du mercure, dont on peut noter l’élévation par des divisions tracées le long dé l’appareil, et de préférence sur le veire même qui le constitue.
Nous allons marquer ces degrés. On entoure Fig iii d’abord l'instrument de glace pilée et fondante Thermomètre, que l’ou a introduite dans un ^■asc irercé de trous