CHAPITRE III. — ÉLECTRICITÉ
cuivre et des cristaux du même sel. Un ül de cuivre soudé à la partie supérieure de chaque zinc vient en se recourbant plonger dans la dissolution de sulfate de cuivre de l’élément suivant. On reconnaît facilement ici la pile de Daniell : im fil remplit le rôle du vase de cuivre.
Pile de Bunsen. — La pile de Bunsen est aussi une pile à courant constant. Elle se compose d’un cylindre de zinc amalgamé Z, placé dans un vase de faïence V ou mieux de verre contenant de l’eau acidulée. Ce cylindre entoure un vase jioreux P qui contient un cy-
Fig. 60. — Pito lie Bunsen.
lindre de charbon C, baignant dans l’acide azotique. A la partie supérieure du zinc est soudée une languette de cuivre dont l’extrémité conique peut s’engager à frottement dur dans une ouverture percée à la partie supérieure du chai’bon de l’élément voisin : c’est ainsi qu’on établit la communication d’un élément à l’autre.
Le pôle négatif est toujours à l’extrémité de la pile terminée par le zinc : le pôle positif à l’autre extrémité.
Les meilleures proportions d’eau et d’acide sulfurique qu’il convient d'employer pour former l’eau acidulée qui doit baigner le zinc, sont celles que nous avons indiquées en parlant de la pile de Daniell. Quant à l’acide azotique qui entom-e le charbon, il doit être concentré, mais il faut éviter qu'il soit fumant.
Certaines piles de Bunsen ont le zinc à l’intérieur du vase poreux, le charbon à l’extérieur. C’est un changement sans importance en théorie. En pratique, la disposition que nous avons décrite nous semble meilleure.
Définition du courant. — Lorsqu’on réunit les pôles d’une pile par un corps bon conducteur, \m fil de cuivre, par exemple, les électricités se mettent en mouvement dans ce fil ; l’électricité positive chemine du pôle iio.sitif au pôle négatif, l’électricite négative en
INTliOnrr.TION. NOTIONS DF. PHVSIOllE.
sens inverse. On voit ifu’il y a deux courants d'éleetririté. Pour désigner le sons dons lequel ils marchent, on est convenu dïndiquer simplement la route que suit l’électricité positive ; on sous-entend que rélectricité négative suit la route contraire, .\insi, par exemple, si un (il .\B a son extrémité en communication avec le pôle positif d’une pile, son extrémité 11 en communication avec le pèle négatif, on dit que dans le fil le courant va de A vers B : mais, en parlant ainsi, il ne faut pas oublier que l’on nomme le sens dans leijuel chemine le fluide positif, et que l’on fait savoir tacitement que le lluide négatif marche en sens inveree.
Ce courant, (]ui circule dès que les pôles sont en communication, persévère tant que cette communication demeure établie. C’est un llux constant d’électricité dont on peut disposer.