CORPS COLORANTS
ClILORCBF. DB CUIVRE.
('iiLoRUREs : de sodium, d'argent, etc.
Bromures : d’argent, etc.
loouREs : d’argent, etc.
CuiVKK et ses sels dont l’acide ne colore pas la flamme par lui-môme ; carbonates , sulfures , etc.
PnospHATEs : de chaux, d'üiumiue, etc.
Tellcrures : d'or, d’argent, etc.
.Acide borioub et Borates (exempts de soude); tourmaline, dathulithe, etc.
Sou DK et «es sels : azotate, carbonate, etc.
Barttb, et scs sols : sulfate, carbonate, etc.
Chaux et ses sels : carbonate. sulfate, etc.
Strontiank et scs sels naturels : sulfate et carbonate.
Litiiine (exempte do soude) : inica-lépidolitbe, triphane, pétalite, etc.
Potasse (tout à fait exempte de soude) :
azotate (salpêtre), etc.
Ia; procédé le plus prompt et le plus sitr pour colorer le dard est d’opérer sur le til de platine ; on réduit la matière en poudre très-fine, en la mêlant au réactif, s'il y a lieu ; on puise le mélange avec rextrémité du 111 recourbé et chauffé au rouge, et on le porte dans la flamme soit d'oxydation, soit de réduction, suivant les cas. L’obserx'ation du phénomène est plus facile dans une demiobscurité. •
VIII. ESSAIS DIVERS. — Nous avons groupé et décrit précédemment, les principaux genres d’essais que l’on peut faire au chalumeau; mais il en est quelques autres encore, d'importance moindre, qui n’appartiennent exactement à aucune de ces divi-
iNTmttji'inioN. — anu.vsk r.iiiMiorK.
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sions; leurs ('arnnU'*n*s et leurs pruiluils sont tlillèrents; ilstloivenl former un sn'oupe à p.irt; nous nVn citerons que quelques-uns.
Divers minéraux e.xposés à l’action du dard suliissent une simple altération physique, souvent même sans perdre ou sans acquérir aucun principe ; le sulfate de chaux hydraté, laminaire, s’exfolie à la tlamme extérieure, devient opaque et ac(juiert une couleur blanc de lait, en perdant son eau de cristallisation ; le spath d'Islande blanchit sous la même influence et brille ensuite de l'éclat caractéristique de la chaux, lors(iu’on le jiorte à un l)on feu de réduction ; l’arragonite (carbonate de chaux, dimorphe du précédent) décrépite vivement à la première chaleur, etc., etc. Nous pourrions multiplier, pour ainsi dire à l’infini, l’énuméralion de ces divers essais.
D’un autre côté , certains effets à produire au chalumeau reposent sur une action complexe qui peut comprendre à la fois la fusion, l'oxydation, la réduction ou autres, et c’est à part naturellement qu’il faut les décrire. Un phosphate que l’on aura * préalablement attaqué par l’acide boriciue et transformé en perle subira au contact d'un lil de fer, et par une nouvelle insulllation dans la flamme blanche, une réduction qui donnera naissance à du phosphure de fer ; c’est là un moyeu de constater au chalumeau la présence de l’acide phosphorique. Citons encore un autre exemple d’essai complexe : si l’on combine la silice d’un quartz avec la base du sel de soude, on obtient d’abord une perle incolore, transparente, qui appartient au phénomène de la fusion vitreuse ; si ou présente ensuite à la perle une substance contenant du soufre, et si on souille de nouveau, le globule sodo-silicique acquiert immédiatement ime couleur orangée ou rougeâtre caractéristique due à la formation du foie de soufre. Ces genres d’essais reposant sur des caractères multipliés, varient jiour ainsi dire à l’infini.