I.NTUODUCTION. — ANALYSE CHIMIQUE
lampe à alcool; la flamme de ce fienre de combustible ne développe lias une chaleur assez élevée sous l’action du courant d'air du chalumeau ; du reste, elle ne produit pas de dard bien tranché et l’air passe facilement au travers de sa masse sans la projeter.
SUPPORTS.— /’incc de platine. — L(> corps principal est en acier, et les deux serres sont en platine; celles-ci, par un mécanisme particulier de pression exercée avec les doigts , peuvent s’éloigner ; elles se rapprochent d’elles-mêmi's dans l’état ordinaire ; elles semuit fà saisir les fragments et à les tenir exposés au feu. On les emploie jirincipalement comme support dans les essais de fusion ; mais il faut se garder de les soumettre à la chaleur prolongée', au contact d’une substance susceptible de se réduire à l’état métallifpie ou de dégager de l’arsenic; les pointes s’alh'reraient promptement par la combinaison du platine avec ces corps.
Fil lie platine. — De On», 0006 environ de diamètre, pour une longueur indéterminée; on l’enroule sur lui-même, en laissant 2 à 3 centimètres libres à chaijue extrémité. Sur cegenre de support, on essaye très-commodément les colorations des verres par les o.xydes métalliques; le 111 de platine est utili.sé aussi pour l’essai de la fusibilité d’uue .substance préalablement réduite en poussière. Enfin, il sert dans les colorations du dard.
Lame de platine. — De 7 à 8 centimètres de long, sur 2 centimètres de large; doit être en même temps très-mince. Employée pour supporter la matière, dans a-rtains cas d’oxydation diflicile, où le charbon, réductif puissant, pourrait être nuisible. Elle sert aussi de support pour la coloration de la soude par le manganèse, etc.
Chillcr de platine. — Utile à peu près dans les mêmes cas que les précédents.
Charbon de bois. — Autant que possible, il doit être de bois blanc, saule ou peuplier; convenablement cuit, c’est-à-dire ne dégageant pas de fumée à la combustion par le chalumeau; et, d’un autre côté, ne se consumant pas Jrop rapidement sous l’influence prolongée de la chaleur; sans nmiids, sans tissures à l’intérieur, et débité adroit lil. Le charbon est l'iin des siipjiorls principaux au chalumi'au; il est surtout préféré à tous les autres lorsqu’il s’agit de reduction.
Coupellc.s de Lrbaillif. — (le sont de petits disques plats, de 1 millimètre environ d’épaisseur, sur 7 à 8 millimètres de large, un p»ni concaves sur l’une des faces, convexes sur l’autre, formés d’une pâte de porcelaine, non émaillée; la face concave sertàre-
CfUPlTItK H. — ESSAIS AU CHALUMEAU.
œvoirla matière à ussaycr. Généialuiuunt les coupellusdcLuhaillif sont «miployécs à supporter lu fondant iiue l’on veut colorer par un oxyde niètalli([ue.
Coupelles de rindres d'os liju’il ne faut pasConfondru avec les précédentes). — Les coupelles de cendres d'os employées par le souflleur au chalumeau .«ont beaucoup plus peliU-s que celles employées par les essayeurs. Leur diamètre déjiasse à jieine 1 centimètre pour la base larqi' et creuse, 8 millimètres {lour l’autre ha.se, et 8 à 9 millimètres de hauteur. 11 est d'ailleurs inutile de rappeler ici i|ue la coupelle de cendres d’os sert dans l’opération qui consiste à séparer ,à la flamme extérieure les métaux inoxydables de ceux qui s’oxydent à cette température.
Tubes en verre. — Pour essayer les matières volatiles, on leur donne f^énéralemenl 8 à 9 centimètres de longueur, sur 'i à 5 millimètres de diamètre; les uns sont fermés par un bout, pour essayer les coiqis qui sont volatils directement ; les autres .sont ouverts par les deux bouts, lorsque les éléments, non volatils par eux-mêmes le deviennent sous rinlluence de l’oxydatinn.
Instrume.nts et outils. — Mortier en aijale avec son pilon. — La prdvérisation de la matière dans le mortier d’apate est presque toujours indispensable ; la division moléculaire facilite les réactions; et le plus grand nombre de substances décrépiUmt tellement dès le premier coup de feu, ([u’il est impossible de les retenir sur le support sans une pulvérisjition lu-éalable.
Marteau, en acier de forte trempe. — Il sert pour détacher les l»arcelles à essayer, et aussi pour forger les grains de métal réduit.
Eneluine. — On l’emploie lorsqu’il est utile de constater la malléabilité d’un globule métallûiue.
Pinces à détacher. — L’extrémité plus grosse de la pince de platine peut servir à cet objet ; mais il est bon d’avoir aussi des pinces plus fortes pour entamer des minéraux jdus dure.
Pinces dites Brucelles. — Propres à saisir les jirodiüls de l’essai, et à les soumettre à l’exanic'n.
Lame de canif. -4)n eu fait usagé pour étendre sur le charbon la matière préalablement broyée, humectée et jiétrie d;ms le creux de la main.
Bi-loupe, .1 deux grossissements. — Pour distinguer les plus minimes produits d’une opération.
Barreau aimante. — 11 sert à constater la présence du fer dans un minerai qu’on a préalablement réduit.
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