‹ Introduction au "Dictionnaire de chimie industrielle"Chapitre 221 sur 262 · DICT. DH CUIUIK IN DU.S T HIBLLH · texte numérisé non relu

DICT. DH CUIUIK IN DU.S T HIBLLH

iNTnoDrr.Tiox. — axalyse chimique.

La pi'emière solution s’appelle solution normale d'argent : elle se prépare en dissolvant 10 gramnios d’arfieut chimiquement pur dans l’acide nitrique, et étendant avec de l’eau la solution jusqu’à ce qu’on ait un volume de 1 litre. Chaque centiniôtre cube de cette solution contient ÜKfiOlO d’arftent. On commence l’essai avec cette solution; pour le compléter et précipiter les dernières traces de chlore, ou se sert de la liqueur dite décime, qui se prépare en étendant une mesure quelconque de liqueur normale dans 9 fois son volume d’eau distillée. Cette liqueur contient dans 1 cent, cube Ok'',ÜOI d'aifîent.

Dans ce genre d’essai, l'on éprouve (jnelquesdifTicultés à apprécier le point auquel la précipitation du chlore jiar l’argent est arrivée à son terme; le précipité produit [lar les dernières traces di- chlorure ne se montre plus que comme un nuage blanc, qui ne se dépose (jue lentement et i[ui oblige l'essayeur à secouer le liipiide pendant quehiue temps, .àussi ces essais se font-ils loujoui-s dans des flacons qu’on peut boucher à l’émeri , et qui se jirêtent à une agitation prolongée et facile.

Pour éviter cette dilliculté , .M. Ia'voI a proposé de nn’ler à la solution de chlorure (ju’on es.saye un peu de phosphate de soude. Ce sel a la jiropriélé de précipiter les sels d’argent en phosphate d’une couleur jaune bien tranchée; dejdus, l’expérience a prouvé que tant (ju’il y a du chlorure non encore décomposé, le phosphate d’argent ne se précipite pas.

Ainsi ([uand , dans un essai de chlorures, on arrive au point où une goutte de solution argentifère produit un précipité jaune, on est sûr que la précipitation du chlore est complète.

iM. Mohr a dernièrement indiqué l’emploi d’autres sels donnant avec les sels d’argent des préciiiités plus colorés i|ue n’est le phosphate d’argent: tels sonU’arsonite de soude et le bichromate de potasse, par exemple.

essai des DnÔMUHES.

M. Figuier ’ a proposé de doser le brème contenu à l’état de bromure dans un liquide par une liqueur titrée de chlore. L'addition de l'eau chlorée à un lirpiide contenant un brèmuro y détermine immédiatement une coloration jaune, produite par la dissolution du brème qui se trouve isolé; mais cette coloration disparaît bientôt par l’éliullition ; elle réparait par l'addition de

* .clnnaiw dtf CUimie et de Phystt^uej III, xxiiii, 30U.

r.HAlMTUK 111. — KSSA18 P.VII LES VOLEMES.

l’eau (le clilore, pourvu qu’il reste encore du brùmure à d(!:cain- Xinser. Le [loiut où on doit s'urivler est celui où une nouvelle goulte d’eau de chlore ne produit jilus de coloration. La quevnlité de li(]uide chloré* einployé'e donne jiar le calcul la (juanlité de brôrne contenue dans le liquide essayé.

On titre la solution de chlore (*n cherchant comhion il en faut pour chasser tout le hrônie d’une solution d'un hrôinure, [lar e-xeinjile de hrûmure de sodium d’une richesse connue et faite avec une (piantité iit'sée de sel dissoute dans un voliimedé'terminé d’eau. Il faut ipie le liquide qu’on soumet à cet essai ne contienne ni o.xydes de fer ou de imuiganèse, ni iode.

ESSAI DES C.VA.MIIIES ET mUSSIATES.

ESSAI DES CYANUiiEs siMi’1,1-». Lc pi'océdé que nous allons décrire est dù à .MM. l’ordos et Oélis.

Le réactif sur h*qu(îl ils ont fixé leur choix est l’iode. Si on fait une dissolution de cy*anure de jKitassiuni , et si on y ajoute une solution d’iode, on voit cette dernière se dé'colorer. Cha(pu! é([iiivaleut de cyanure de j(otassium se combine à "2 é(piivaleuts d’iode; pour former 1 éipiivalent d’iodure de xwtassium et 1 éijuivalcnt d’iodme de cyanogé*ne, d’apiùs l'équation :

Cyllg + 2I=KI + Cyl.

Cette réaction est très-nette. Elle se manifeste instantanément et ses produits sont assez stables pour que leur décomjwsilion ne porte pas d'irrégidarités dans la marche de l’o^jération.

-MM. Fordos et Gélis se sont assurés que la plupart des cor{is étrangers qui se trouvent dans le cyanure de iiolassium du commerce n’ont aucune action sur l’iode ; en second lieu, qu’on lient facilement empêcher que les carbonates, les bases caustiques et les sulfures n’exercent leur action sur ce corps et ne compliiiuent h,’s résultats. La solution d’iode qui sert de liipieur d'épreuve doit être titrée. Pour cela, on dissout de 20 à 30 grammes d'iode dans 1 litre d’alcool à 23". Comme l'iode peut être impur, il est utile de titntr cette solution, ceciuise fait en dis.solvant dans l’eau r gramme d’hyposulfite de soude pur cristallisé, et cherchant combien de volumes ou de divisions de la burette sont absorbés par ce poids d’hyposullite. Par un calcul identajue à celui que nous avons exposé au do.sage des hyjiosultilc's, on verrait que le volume de solution mVessaire i>our obtenir cet eifet contient üfi'',.âlU d'iode.

INTnODLT.TION. — ANALYSE CHIMigi E.

On pèse 5 Rranimos de cyanure de potassium, et on les dissout dans l’eau : la solution est amenée au volume d'un demi-litre. On prélève 50 cent, cubes de cette solution au moyen d’une pipette ; on porte ce volume de liipiide, contenant Ob' ,5 de cyanure, dans un ballon, et on y verse encore 1 litre et demi d’eau et 1 di.xiéine de litre d’eau cliar^éc d’acide carbonique (eau deSeltz). Le ballon est placé au-dessus d’une fouille de papier blanc; au moyen de la burette, on y ver.se la solution titrée d’iode. On s’arrête quand on voit la bâille jaune dénotant l’e.xcés de l’iode.

Supposons que l’essai par l’hyposulfite de soude ait fait voir qu’un fîramme de ce sel exi"e‘20cent. cubes, nous dirons (jue ceux-ci contiennent Ob'-, 51 d’iode.

La pijiette renfermant les 50 cent, cubes desolulion de cyanure, contient 0,5 de ce sel; supiiosonsipi’elleait absorbé 00 cent, cubes de cette liqueur , on trouvera facilement la quantité d’iode par la

proportion = x= = Igr,a.

Or, si 0,5 de cyanure absorbent 1 ,5 d’iode, 1 gramme devra en absorber 3,0.

Maintenant, puisque 2 éipiivalents d’iode = 3172 correspondent à 1 é'juivalent = 052 de cyanure de potassium, on trouve, jiar une simple proportion, combien do cyanure représentent les 3 grammes d’iode employés :

•\insi, ce cyanure contenait 709 millièmes de cyanure pur et 231 d’impuretés.

L’addition de l’eau chargée d’acide carbonirpie a pour but de convertir les carbonates alcalins en bit’arboiiates, qui sont sans action sur l’iode.

Si le cyanure contient des sulfures, on observe qu’après la réaction le liipiide est louche. MM. l’ordos et üélis conseillent, dans ce cas, de répéter l’analyse en éliminant d’abord les sulfures. Pour tæla, on dissout les 5 grammes de cyanure dans un peu d’eau, puis on y ajoute (pielques gouttes d’une solution de sulfate de zinc. Il se forme un précipité do sulfure de zinc et un peu de cyanure de zinc; mais celui-ci reste eu sidution dans l’excès de cyanure. Ou n'a plus alors ipi’à filtrer, compléter avec l’eau le volume d’un demi-litre, et procéder à l’essai comme il a été dit.

CHAPITHK III. — ESSAIS PAR LES VOLLMES.

M. Liebifï a fait connaitrp un procodé dont nous nous contenterons d'inditpier le principe ; il est basé sur ce fait que si l’on ajoute à une solution de cyanure do potassium renfermant un chlorure solulde du nitrate d’arpent, il ne se forme de précipité que lorsque tout le cyanure est entré dans la combinaison double, (l’AzK C'.VzAp. Au moyen d’un calcul simple, on arrive, par ce moyen, à établir la richesse d’un cyanure

ESSAI DES CYANfllES DOUIILES DE FER (pRL'SSIATEs). — riusicure

méthodes ont été proposées pour évaluer la riche.sse d’un prussiate jaune ou roupe. Nous nous contenterons d’en décrire une qui, basée sur l’emploi de ce réactif jirécieux, le permanpanate de potasse dont nous nous sommes déjà servis, semble à la fois précise et d'une exécution facile. Elle suppose que le sel à examiner ne renferme pas de sulfite, hyposullite, prolosel de fer, etc., en un mol, aucun des composés cajial.iles de réduire le caméléon en se décolorant.

Si dans une dissolution de prussiate jaune de potasse acidulée par l’acide chlorhydrique ' on verse du permanpanate de potasse, on obtient une solution dans laquelle on n’a plus que du prussiate rouge de potasse. Si ce changement se fait dans un liquide étendu ipii ne contienne pas plus do Or', 2 de [irussiate jaune sur 200 ou 300 cent, cubes de liquide, on peut très-facilement reconnaître le passage d’un composé à l’autre, et le terme de la réaction par la coloration subite du liquide jusqu’alors jaunâtre par la teinte rouge bien marquée du permanpanate de potasse.

Essai du pntssiale jaune. — Pour cet essai, il faut avoir deux solutions titrées : une de prussiate jaune , l’autre de permanpanate de potasse.

La solution de prussiate jaune se fait en dissolvant dans l’eau 20 grammes de prussiate de potasse jaune, pur, bien cristallisé et sec ; la solution doit avoir le volume d’un litre. (Iliaque centimètre cube contient donc Oc, 020 de sel.

La solution do pimnanpanale de potasse doit être faite à un tel degré de concentration qu’une burette soit plus que sullisante pour oxyder 10 centimètres de solution de prussiate de potasse. On commence jiar titrer la solution de permanganate de potasse au moyen de prussiate jaune de potasse bien ]iur. Pour cela, on mesure avec une pipette 10 cent, cubes de solution de ce sel (con-

1 ^Innrtîfn der Chomie nnd Pharmacie. Janvier 1851.

• ,<lri«aîen der C hernie nnd Pharmacie, Mai 1851.

INTIIODIT.TION. — AN U.VSE CHtMlgL’E.

tenant OR'', 2 île pnissiale) ; on les étend dans 2r)0 cent, cubes dVau environ, et on l’acidnle avt'c de l’acido chlorhydriiiue ; on place le verre dans letjuel on opère sur un papier blanc, et on y verse, en a^itiuil continuellement, la solution de caméléon minéral au moyen do la burette, jusi|u'à ce que le liquide soit manifestement rouge. On note combien de divisions de la burette ont été nécessaires.

D’après cela, pour faire un essai de prussiate jaune impur, on en i>èso 5 grammes ; on les dissout dans l'eau avec de l’acide chlorliydrique, et on porte la solution à 2.'j0 cent, culies de volume. On ])rend 10 cent, cubes de cette solution contenant 0s'-,2 de jirussiate impur, et on essaye jiar la liqueur titrée de iiermanganate de potasse, en notant le nond)re des diA'isions om[iloyées,

Supposons que , dans le premiiîr essai sur le prussiate [uir , on ait trouvé que [lour changer cliimiipiement 0(!'',2 de prussiate il a fallu employer 80 divisions de la burette, et que dans l’essai du pru.ssiate iinpm- il n’ait fallu que 75 divisions, on fera la pro-

portion

c’est-à-dire que ce sel.

, vtii) , , , ... iHa uvj

au heu de sel pur, nen contenait que =

Essai du pnussinte rouge. — Le mode d’essai du prussiate Jaune peut s’appliquer également au prussiate rouge.

Supposons d’abord ijue le prussiate rouge ne contienne pas trace de ju-ussiate jaune. On en pèse 5 grammes qu’on dissout dans 250 cent, cubes d’eau; on prend do celle-ci 10 cent, cubes; on y ajoute 5 ou 8 cent, cubes de lessive de potasse caustique; on cbaulfo le mélange dans une capsule jusqu'à l’ébullition, jiuis on y ajoute Ori',4 ou 0k>',5 de litharge bien pulvérisée, .\ussit6t le protoxyde de plomb se colore en brun , car il passe en partie à l’état de bioxyde de plomb ou oxyde pui'e; tandis que le prussiate rouge se trouve réduit et ramené à l’état de prussiate jaune. La réaction est liientüt terminée, ce qu’on reconnaît au changement de couleur du liipiide. On étend avec de l’eau le contenu de la cajisule; on le liltre et, au liipiide filtré, on ajoute de l’eau do manière à avoir un volume de 250 cent, cubes à peu jirès, puis on l’acidule avec de l’acide chlorhydrique. 11 se forme un jinicipité de prussiate de plomb. Néanmoins ou verse dans le liquide la solution de caméléon minéral titrée. Le préciiiité se redissout à mesure que l'action oxydante de ce réactif s’exerce ; à la lin de la réaction, tout le ferrocyanure de plomb est redissous etdécompo.sé , et si.m

CIIAPITnE III. — ESSAIS PAR LES VOLUMES.

cyanoL'ène ost passi- à l’élat ilo i;yanure forricopotassiquc*. On reconnail en ]»assa,2n : I" à en i(un In liijnitln nsi ilnvniui transparent, 2» à la pnrniannnen de la enulnnr roiiîiedu periiiaiiganaln dont on a ajouté une goutte en excès.

De cet essai, on peut déduire de deux façons la teneur en prussiate rouge : 1“ ou Lien on titre préalàLleinnnt, par le même moyen, le permanganate avec du jirussiate rouge , 2'’ ou Lien, sachant quelle quantité de prussiate jaune a fournie le sel à essayer, on en déduit par le calcul des équivalents la quantité de pmssiate rouge qu’il renfermait.

Essai d'un mclunije des deux pntssiales. — On conçoit encore qu’en réunissant les deux niétliodns on puisse très-Lien déterminer coniLinn de prussiate Jaune et comLien de prussiate rouge se trouvent dans un mélange des doux sels. On procède d’aLord à la détermination du prussiate jaune sur un volume de 10 cent. cuLes; puis , sur un A'olume égal , on transforme le prussiate rouge comme il a été dit, etc. La dill'érimce entre le second essai et le premier donnera la quantité de jirussiate rouge qui se trouvait dans le mélange.

Essai du hteu île Prusse. — Cette méthode est égalemeiit apidicahle à l’essai du Lieu de Prus.se. Ce composé, en eü'et, traité à l’éLiillition jiar une solution de potasse canstiipio, se transforme entièrement en prussiate jaune de iiotasse. L’expérience est donc simplement ramenée :i un essai de prussiate jaune que l’on opère de' la façon ci-dessus décrite. On évalue la teneur du Lieu de Prusse soit en titrant le permanganate de potasse avec un Lieu de Prusse chimiquement pur, soit en énonçant la quantité de prussiate jaune de pMilasse qu’il peut fournir.

M. Leihsing a fait connaître, [Huir doser le prussiate rouge, un procédé Lasé sur l’action oxydante que celui-ci exerce sur le sulfoarséniate de soude. Enliii M. \\allace a proiiosé dans le même Lut d'iitilist'r l’action réductrice exercée par le protochlorure d’étain sur le prussiate rouge de potasse.

ESSAI DES SL'LFI’IIES OU SULFIIYDIlOMljTaiE.

Oupasquier a fait connaître, jiour doser le soufre renfermé dans une solution , soit à l’étal d’acide sulfhydriijue, soit à l’état de sulfure, une méthode rapide et couvenaLle surtout [Hnir l’analyse des eaux minérales sulfureuses.

Elle est basée sur ce fait que l’iode décompose l’acide sulfhydrique ou les sulfures en donnant d’une part du soufre libre qui

42i iNTnoni'moN. — analyse cniMiorE.

se précipite , et de l'autre de l’acide hydriodiqtie ou un iodure, d’après l’é(juation :

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