‹ Introduction au "Dictionnaire de chimie industrielle"Chapitre 240 sur 262 · CHAPITRE V.— ESSAIS D’OR ET D’ARGENT · texte numérisé non relu

CHAPITRE V.— ESSAIS D’OR ET D’ARGENT

DÉFINITIONS ET .M’i’.MiKii.s — Li‘s DKilü'i’cs d’oT et il’arfient , c’est-à-dire les monnaies, les alliages rtnifeniiant ou, snivaiil l’expression lecliiiiijue, knanl de l’or et de l’argent, les cendres des orfèvres, etc., sont sujettes à deux modes d'essais dont riraportaiice peut êtr<‘ facili'iuent appréciée jiar la valeur de ces métaux. L’un de ci's modes d’essais est tout s])écial, l’auli'e n’est qu’une application de la méthode générale d’essais par les volumes.

Le premier de ces procédés, désigné sous le nom de ukihodc par couprllalion, est basé sur ce fait que h's métaux précieux, c’esl-à-dirt* l'or, l’argimt, le iilatinc, etc., eliaulfes dans une atmosi>liére oxydante à la surface d’un corps poreux tel que la cendre d'os calcinés, se mainliennenl en fusion à l'état niétalliiiue, et restent .sans s’oxydera la surface du corps poreux; tandis que les autres métaux, tels que le cuivre, le plomb, etc. , s’oxydent eljieuvenl même être entraînes par la fusion de l’oxyde de plomb dans la masse du corps jioreux.

Le deuxième, (|ui s’applique spécialement au dosage de l’argent, repose sur ce fait que l’on peut, au nioyim d’une solution titrée de chlorure de sodium, iirécipiter à l'état de chlorure insoluble tout l’argent renfermé dans une dissolution azotique de ce métal.

Nous décrirons successivement l’une et l’autre de œs méthodes en insistant sur la séparation de l’or et de l’argent oiidcjiart, et sur le mode d’essai des alliages renfermant sinuiltanément plusieiii-s des métaux précieux que nous avons cités.

Mais il nous faut d’abord e.xposer quebiues délinitioiis et indications générales.

lialance. — Une balance d’essais doit être sensible au quart de milligramme. Klle est enferinée dans une cage vitrée cjui sert à la garantir de toutes les intluences extérieures et iiarticnliérenienl de riiuinidité. La balance étant dans ces conditions, il faut, jiour qu’une pesée soit exacte, ijiie l’aiguille reste immobile au milieu du cadran, le rideau de la cage étant fermé.

Boile.i de pouls.— LaV' boites de jioids dont se sert l’essayeur sont composées d’un poids de 1 gramme et de ses sulfdivisions ;

INTUODUCTIO.N. — ANaLVSK f.HlMîyft:.

l*n |)oi<1s <1e cinq cents millignimmes. Un jioi»U (le tlcux ccnls »

Deux poids de cent »

Un poids de cinquante >

Un poids de vingt ' »

Deux poids de dix niilligramincs.

Un poids de cinq >

Un ]>oids de dt‘ux »

Deux poids de un. »

Deux poids de deini-milligrainrae.

A côté (le cette boite, l'essayeur en emploie une autre qu'il désigne sous le nom de boite à l'or, tandis (jue la première est connue sous le nom de botte <i l'argail. Cette boite diflére considérablement de la jiremiére. En elFet, comme les essais d’or sont toujours exécuti’s sur une ]irised’(>ssai d’un demi-gramme, il faut, pour avoir le titre réel, doubler le poids du résultat obtenu. Pour obvier à cet inconvénient, on emploie des boites de poids divisées et dénommées comme la boite de poids type , mais dont chaque poids n’est en réalité que la moitié de celui (pi’il indique ; de cette manière, il sullit de lire les poids pour obtenir le titre réel. Ces poids sont ordinairement jaunes, pour ne pas (’tre confondus avec ceu.\ de la boite de poids type, (]ui sont blancs.

Le premier soin d’un essayeur, avant de se servir d’une boite de poids, doit être de la visiter cntU'rement. Pour cela, il faut, (’n opérant par la méthode des doubles pesées, constater (jne les deux poids de (bmii-milligramme sont parfait<»ment égaux entre eux, puis ensuite que ces deux poids réunis pèsent exactement 1 milligramme; puis encore, (pie les deux poids de milligramme reconnus égaux sont ensemlile égaux au poids de "2 milligrammes ; puis que les deux poids de 1 dcuni-inilligramme, les deux poids de 1 milligramme et le poids de 2 milligrammes pèsent 5 inilligramiiK^s , et ainsi de suite juseju’à ce qu’on arrive à ce résultat que le poids de 1000 milligrammes pèse exactement autant que tous les poids réunis ensemble.

Cette vérification faite, quel que soit le rapport du poids de gramme que renferme sa boite avec le poids du gramme étalon, l’essayeur pourra ojiérer en toute sûreté, la condition indisjiensable étant remplie, c’est-à-dire un rapport relatif exact entre toutes les divisions d’un même poids.

11 résulte naturellement de ces observations qu’il faut toujours terminer les expériences avec les poids qui ont servi à peser la pnse d’(’ssai primitive. En etf'et , d(>iix boites de poids peuvent réunir toutes b's conditions nécessair(>s pour donnei' séparément des résultats parfaitement exacts et présemter cependant entre elles des dill'érences très-nettement api>réciables.

Brucelles. — Les poids ainsi (pie les morceaux d’essais sont maniés avec de petites jiinces dites brucelles.

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