‹ Introduction au "Dictionnaire de chimie industrielle"Chapitre 250 sur 262 · I. — DICT. DS CHIHIE INDV.STRIELLE · texte numérisé non relu

I. — DICT. DS CHIHIE INDV.STRIELLE

482 INTRODUCTION.— ANALYSE CHIMIQUE

Il est alors aplati avec soin et recuit ; puis on l'introduit dans un matras dont la boule est à moitié pleine d’acide nitrique à 22°, et l’on chaulle. Lorsque la dissolution est complète, on décante l’acide avec précaution et on le remplace par de l’acide à 32°; on laisse bouillir une seconde fois en ajoutant une graine de vcsce calcinée, de manière à empêcher les soubresauts.

Après cinq ou six minutes d’ébullition, on décante la liqueur et l’on remplit le matras avec de l’eau distillée; puis on le retourne dans un petit creuset à recuire, et on le maintient suspendu dans cette jiosition , sans que cependant il touche au fond du creuset. On le soulève det(?mps en temps, pour permettre à une bulle d'air de travereer la colonne liquide, puis on laisse reposer pour déterminer la réunion de tout l’or au fond du creuset. Après un repos de cinq minutes, on enlève le matras, en évitant de donner au creuset une secousse qui jiourrait agiter l’or qu’il contient. On verse l’eau avec précaution, on laisse sécher, on recuit et l’on pèse. On obtient ainsi directement le poids de l’or; l’argent se dose par dill'érence. Cette opération marche parfaitement quand l’alliage ne contient pas plus île 100 milligrammes d’or. Au-dessus de cette limite , il est nécessaire de laminer avec soin le bouton, de le recuire ime seconde fois avant de le mettre dans l’acide et de traiter deux fois par l’acide à 32°.

Dès que la proportion d’argent est moindre du triple de ceUe de l’or, l’analyse ne peut être exécutée par ce procédé, et l’on rentre dans le cas des essais d’or. Dans quelques circonstances , il est utile d’obtenir le titre de l’or en dixièmes de millième. A cet effet, on prend, non pas 1 gramme, mais .ÿ grammes de l’alliage, qu’on passe à la coupelle, et qui, aplatis et recuits, sont traités comme il vient d’être dit. Le résultat, multiplié par 2 et divisé par 10, donne le titre en millièmes et en dixièmes de millième.

Au-dessous de l.j milligrammes, l’essai sur 5 grammes réussit parfaitement; de 15 à 100 milligrammes, il faut opérer sur 2 grammes et demi, et avoir bien soin de recuire à blanc le bouton de retour avant de le traiter par l’acide, et de répéter deux fois le traitement par cet agent : dans ce cas , on multiplie le résultat obtenu par i et on le divise par 10.

■Au-dessus de 100 millièmes, la di.ssoiution sur 2 grammes et demi se fait mal, et il est prudent de n’opérer que sur 1 gramme; autrement, il est presque impossible d’éviter des surcharges.

r.IIAPITllE V. — ESSAIS n'oil KT trAUGENT. 183

ESSAI n’oR ET d’argent AELIÉS A d’aE’TRES MÉTAfX.

Essai d'argent et platine. — On reconnaît facilement la présence du platine dans un alliage par l’aspect que prend le boulon au retour du fourneau de coupellation. Ce bouton a un aspect grisâtre, il est bombé et ditlérc trés-nettement de ceux fournis par les essais d’argent seul.

Si cet alliage ne contient (pi’une petite ipiantité de platine, quelques millièmes seulement, il sul'tit d’ajouter à la prise d’essai faite sur un demi-gramme ÛRr,2oO d’or lin et de passer à la coupelle ; le bouton laminé', recuit et traité par l’acide sulfurique, donne le poids du platine et de l’or. En déduisant les 2r>0 milligrammes, on a le platine, puis l'argent par différence, car la ('oupellalion a donné le poids total de l’argent et du iilatinc.

Mais si la proportion de platine est assez considérable pour former le quart de l'alliage, ou même davantage, ce qui est très-rare, au lieu de 250 milligrammes d’or lin, il faut prendre un demigramme, auquel ou ajoute im demi-gramme d’argent lin pour l’incpiartation ; puis on opère connue pour le premier cas.

.Argent, platine et ciiiore. — Un demi-gramme de cet alliage est passé à la coupelle à une bonne chaleur ; si le platine est en petite (juantilé, une seule coupellation snüit; il en faut deux, si la proportion de ce métal est considérable; on obtient ainsi le poids du cuivre. Il reste un bfjuton composé d’argent et de platine, dont on fait l’essai par le procédé qui vient d’être indiijué précédemment.

Argent, platine, cuivre et or. — Cet alliage est celui qui se présente le plus fréquemment, mais dans l(*s proportions les plus diverses.

Son analyse est fondée sur la propriété que possède le jilatine de se dissoudi'e dans l’acide nitrique quand il est allié eu quantité convenable à l’argent, tandis qu’il reste uni à l’or quand on traite le cornet par l’acide sulfurique.

Il est nécessaire , loi'sque les caractères extérieurs de l’alliage ne permettent pas d’apprecier à quelques millièmes près les quantités d"or et de platine qu’il renferme, de faire un essai approximatif au dixième. A cet eü'et, on prend 1 décigramme de l’alliage et 1 décigramme d’or pur, jiuis on ajoute pour l'inquartation 1 décigramme d’argent lin, si l’alliage parait contenir 50 p. 100 d'argent, et 2 décigrammessi l’or domine.

Cet essai, passé à la coupelle, puis traité par l’acide sulfurique, donne l’or et le platine. On inquarte le cornet avec 2 parties d’ar-

484 INTIIODÜCTION. — ANALYSE CHIMiyi'E.

gful; OD traite par l’acide nitrique, et ou obtient ainsi l’or seul. .\près cet essai approximatif indispensable, ou opère comme il suit :

L'u demi-gramme de l’alliage passé à la coupelle à une température élevée et avec la quantité de plomb nécessaire, (piantilé que peut seule faire apprécier une grande habitude de cos essais, donne le cuivre par dillérence.

L’opération se borne alors à trouver un alliage qui contienne 4 parties d’or contre 1 de platine et en argent tin 1e double de la somme de ces deux métaux réunis : de telle manière ijuc les essais dans l’acide sulfurique et l’acide ar.otique restent en cornet et ne soient pas brisés.

Alors, si le platine est moindre que le (juart de l’or et si l’argent contenu dans l’alliage suffit à l'inquartation, on lamine le bouton et on le traite i>ar l’acide suUurique pour avoir le platine et l’or réunis ; un second traitement de ce cornet par l’acide azotique, après inquartation, donne l'or.

Si l’argent ne suffit pas, le jdatine étant toujours en petite quantité, il faut inquarter, et l’on rentre alors dans la première hypothèse.

Enfin, si le platine entre pour plus d’un quart de l’or, il faut d’abord ajouter de l’or tin en quantité suffisante pour rétablir celle condition indispensable ; puis, si l’argent de l’alliage n’est pas au moins égal au double de la somme de ces deux métaux, ajouter de l’argent fin eu quantité suffisante pour cette inquartation.

Le bouton de retour est alors traité successivement par l’acide sulfurique et l’acide azotique pour donner le platine et l’or.

Essai tenant palladium. — La présence du palladium dans les essais est facile à constater, d'abord par l’aspect du bouton de retour (pii est mat dans quelques endroits et brillant dans d’autres si le palladium est on petite ([uantité, et comjdôtement mal si ce métal est abondant, mais surtout par la coloration jaune paille que prend l’acide au déjiart. Celte coloration, (pii se manifeste même piour 1 millième de palladium, devient très-intense en prés(mce d’une (piantité plus cousidérable de palladium. La dissolution par l'acide azotitpie est le meilleur moyen de constater la prés(.‘nce de ce métal.

Pour faire un essai d’argent contenant du palladium, il faut opérer par la voie humide; le palladium, no pas.santpasà la coupelle, reste uni à l’argent et donne une surcharge qu’il estinipos-

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