I.~nlCT. OK CHIMIE l.NDrSTRtEI.I.E
i.NTiionrr.TioN. — notions ki.émkntaiuks.
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sirLFiniKs d’arsenic.
Il existe trois composés de soufre et d’arsenic assez importants; on les désigne sous le nom d’acide sulfarséniipie, d’orpiment et de réalpar.
I.e jilus sulfuré d’entre eux, ipi’on dési;me sons le nom d’acide sulfarséniipie, et dont la formule est AsS‘, est une poudre jaune, insoluble dans l'eau et soluble dans les sulfures alcalins avec les- (jiiels il forme des sulfosels désignés sous le nom de sulfanéniuUs et dans les<[uels le sulfure d’arsenic joue le njle d’acide; c’est pour cela qu’on l'a nommé acide sulfarsénique.
On le prépare en traitant te sulfai-séniate de potasse par l’acide chlorliydriipie. L’acide sulfarsénique se précipite en même temps qu’il SC forme de l’hydrogène sulfuré et du chlonire de potassium.
2KS, .LsS'^ + 2HC1 = 2KC1 + 2HS -f AsS».
L’orpiment, désigné quelquefois sons le nom (Yaciik sulfarsénieur, est une poudre jaune presipie semblable à l'acide sulfarsénique. Il a pour formule AsSb On le rencontre dans la nature à l'état cristallisé. Il est soluble dans les sulfures alcalins.
On le prépare artificiellement en traitant un sulfai-sénite par l'acide chlorhydrique. On l'a employé beaucoup en peinture.
Le réalgar, dont la formule est .AsS*, se trouve cristallisé dans la nature. Il se présente sous forme de mas.ses vitrimses d'un beau rougi' orangé. L'est à cause di' sa couleur qu’il a été employé en peinture.
On peut l’obtenir artificiellement en fondant deiLX parties d'arsenic pulvérisé et une partie de fleurs de soufre.
CAIUIOXE.
Kq‘=C. Symb.=C.
Newton, le premier, se basant sur la grande rc'fringence du diamant, avait émis l’idée que ce corps devait contenir une matière combustible. Plus tard, les académiciens de Florence, ayant exi»osé un diamant à l’action des rayons solaires réunis au foyer d’une énorme lentilh', le virent disparaître totalement, et reconnurent ([u'il s’était transformé en un produit gazeux analogue à celui qu’ils savaient se dégager pendant l’acte de la lermentatioii, et que l’on désignait depuis longtemps sous le nom d'nir fixe. Enfin Davy lit voir ijne les produits de la combustion du diamant
CHAriTHE VI. — MÉTAI,U)il)ES ET LEIiUS EnMIIlNAI.SlINS. l.'il
Pt mix ducliarljoii sont absohiiiieiit les mômes. Dans ces dernières années, de nnmltreuses études ont été faites sur le diamant, sur le.s diverses espèces de charbon et sur les comiiosés que le carbone est susceptible de former. Toutes ces e.xpériences ont amené à conclure que la houille, le coke, le charbon de bois, le grajihite, le diamant, le noir de fumée, le charbon des cornues à gaz, etc., ne sont que du carbone à divers états de pureté. Aussi, toutes ces substances présentent-elles les mômes propriétés chimiques.
hriilé dans l’oxygène, le carbone donne de l’acide carboniipie (CO*) ; mais cet acide n’est pas le seid composé oxygéné du carbone. On eu connaît un autre qui prend naissance lorsque la combustion est incomplète : c’est l’oxyde de carbone (CO).
Le carbone s’unit avec le soufre et forme le siüfure de carbone (CS*). Il se combine avec le iihosphore, riiydrogénc et un grand nombre de métaux, notamment avec le fer.
Il est insoluble dans tous les corjis, si ce n’est dans quelques métaux, le fer, par exemple. L’acide suU'urique concentré et chaud est décomposé par lui. Il se forme dans ce cas de l’acide sulfureux et de l’acide carbonique. L'acide azotiipie concentré est aussi décomposé par le cbarbon. Il se forme de l’acide carbonique et il se dégage une grande quantité de vapem-s rutilantes. .V froid, ces réactions n’ont pas lieu.
Le carbone pur se rencontre dans la nature à l'état de iliainanl. C’est principalement au Itn'-sil, dans l’Inde et dans l'ile de Hornéo qu’on le trouve, disséminé dans des terrains d’alliivion.
I,e diamant cristallise en octaèdres ivguliei-s. Il est d’une trans- Iiarence parfaite quand il est pur, excessivement dur et trèsca.ssaut. Il possède un très-grand pouA’oir réfringent. Son indice de réfrai'tion absolue est égal à l,75.î. Le diamant brut ne ressemble en rien à celui qui a subi la taille. Il est rugueux , accomp.agnéde matières terreuses qui le rendent terne. 11 n’acquiert sa transparence et ses vifs éclats de lumière que par la taille, opération ipii consiste à user le diamant brut par sa propre poussière et à lui donner des formes spèciales. Le diamant a une densité = 3,.^0. Il est mauvais conducteur de l’électricité. Dans ces derniei-s tcmjis, on a tenté de nombreuses expériences ayant pour but de transformer le charbon ordinaire ou môme le graphite en diamant. Jusqu’ici on n'a pu y parvenir. M. Desprelz a cependant, par l’action de l’électricité, transformé le graphite en un coiqis noir, d’une dureté fort grande et doué d’une apparence cristalline.
A côté du diamant vient se placer le graphite ou plombagine.
KNTKOOrCTIO.N. — iNOTlONS ÉLÉMKNTAIHKS.
1-0 grajiliilo ost iln (\arliono prosque jmr. 11 orislalliso on lablos lioxagonalos, d’inn* ix'santour spécifique ogalo à 2,'1T.\. Il ost grisnoir, gras au touclior, ot laiss(^ une tache ipiand on le frotte sur le papier. Il est tros-hon conducteur do réliTtricilé.
h'anthi-acile (>t la houillo consliluonl dos varioles de carhono Irés-répandiios dans la naliiro, ot dont la pureté est variable. Eu ell'et, dans cos snbslancos niinéralos le carbone so trouve as.socié à dos carbures d'iiydrogouo, dos goudrons, dont la i)roportiou peut s’élever à ‘25 pour lüü.
Le coke est un charbon brillant, léger et poreiLX qui? laisse pour résidu la liouillo qut' l'on souniel dans d(*s vases clos à l'action de la chaleur tpii (Ui chasse toutes les jtarties volatiles.
Le charbon de bois est la substance noire que chacun connaît, et (pie l’on obtient en soumellanl le bois à la distillation coinine la houille, on à une coinhusiion inconipléti' dans l'air libre. L(> charbon de bois peut, conune le coke, r('nf(‘nner ipiehpies centièmes d'inquiretés, (h- cendres.
Dans l(»s cornues ou l’on distille la houille si> dépose à la jiarlie supérieure un charbon dense, sonore, d’une extivnie dureté, très-bon conducteur de la chaleur et de l'électricité.
On obtient du charbon parlailenumt pur en calcinant certaines substances organiipies. En calcinant le sucre candi, par exemple, on obtient comme résidu une sulistance amorphe, d'un noir trèsbriliant et d’une densité = I ,.57.
I-e noir animal provient de la calcination des os en vase clos.
L* noir de fumée se j)roduil ([uand on fait briller un corps organiipie très-rarboné «1 ju'ésence d'une faible quantité d’air. L’hydrogène di* la matière Im'ile d'abord, et le charbon ri-sle sous la forme d’une poudre excessivement line et légère. Le noir de fumee contient toujours une iielile (pianlité de carbures d'hydrogène ipi’on no lui enh've ipie par la calcination. (V. Charbons et combustibles.)
c.Aiin i: U i:s o' n v otioo i;.\ i;.
Nous n'uvoyons pour l'eliuli" di‘ ces corjisà laChimic onjiiniijiu . à lai]uelle C(‘rlaines iiroiiriétés les rattachent.
.xcinr; CAitiioxuiri;.
Symli. = C(l».
Parmi les composés oxygénés du carbone, le plus iin2>ortant
('.HAl’lTHK VI. MÉTALLOÏDES ET LEI HS OOMniNAlSO.NS. 13:}
sans cnnlmlil , est l’acidp rarltonitjiH*. Ce corps est connu depuis loufitomps. (}’csl à Lavoisier (pi’en est due la preniiÉre analyse.
L’acide cai'lioni(|ue s’cxdiale du .sol dans certaini's localités. 11 se trouve dans l’air dans la proporlion de Û,(H)0.a de son volume. On le renconire toujours en dissolution dans les eau.x exposée.s directement à l’air. 11 existe sur presipie toute la surface du globe en combinaison avec diverses ba.si's et fonne aloi-s des carbonates dont (juebiues-ims sont, employés pour l’extrcaction des métaux, 'l’elle «>st. par exemjde, la calamine ou carbonate de zinc. La craie, le marbre, sont îles variétés do carbonate de cbaux et, ne difl'èrenl que par leur structure physique.
L’acide carbonique dans les conditions ordinaires est toujours gazeux. 11 est incolore et inodore. 11 ne peut servir ni à la combustiou ni à la resfiiralion, mais ceiiendani il n’est jias vénéneux. L’eau en dissout son projire volume à la température et sous la pression ordinaires. Mais si on opère sous une pre.ssioa considérable, la iiroportion dissoute est beaucoup plus grande, et l’on a reconnu qu(> le nombre de volumes d’acide carbonique dissous dans un certain volume d’eau est égal au nombre d’atmospbéres correspondant à la jiression siqqiortée par le liquide; c’est-à-dire que sous une pression de :> atmos|dières, par exemple, l’eau dissout 5 fois son volume d’acide carbonique, (l’est sur ce principe qu’est fondée la fabrication des eaux gazeuses (V. Kaux et Eaux iiiiwinles). I,a densité de l’acide carbonique gazeux est égale à l..’>3?. l'n litre di* ce gaz à 0" et à 0"*7() jiése Iri'977.
Sous l’iniluence d’une forte pression, l’acide cai-boniiiue [leut prendn“ l'état liquide. Sous cet état, il est transjiareut, incolore, d’une réfraction moindre que celle de l’eau, et trés-mobile. àSa densité à — t?0"r:;0,9(l. A O", elle devient 0,83. Abandonné àl’évaporation, l’acide carbonique liquide' se solidifie.
L’acidi' carbonique solide se présente sous l’aspect de flocons blancs, soyeux et trés-cnmpressibles. Exposé à l’air, il s’éx-apore assez rapidement. Uuand on le (iresse entre les doigts, il produit une cuisson douloureuse, avec, les mêmes symptômes qui accompagnent une bnïlure.
L’aciile carbouiipie est représenté par la formule (K)*, déduite de la composition de ce gaz déterminée avec la |)lus grande exactityde par MM. Dumas et Slass. Il est fonué par la combinaison d’un demi-volume de vapeur de carbone et d’un volume d’oxygène, le tout condensé pour former un volume d’acide carbonique égal à celui de l’oxygi'ine.
INTUÜÜICTIUN.— NOTIONS KLKMENTAinKS.
On iivt-iiarf l'acide cai'lionique en l'aisanl ajîir un acide éuer- }iii|iie sur un cailKUiale. On einidoie fjénèraleuieiit le marlu-e el l’acide chlorhydrique. 11 se jiroduil du chlorure de calcium et du fiaz acide carlioniiiue se dé>;age.
L’aiqiareil enqiloyé est des ])lus siiuides.
Fig, 22.— Appareil pour la préparation do l'aoidc rarboiiiquc.
On peut encore se procurer ce coi'ps eu brûlant le charbon au contact de l’air ; ce inoytm est employé dans certaines fabritpies de céiTise (procédé Thénard), pour le blaucliiment (procédé Didot) el i>our le rallinaf^e des sucres (procédé Rousseau). 11 a le désavantage de fournir de l’acide carbonique mélangé d’oxyde de carbone el d’azote.