‹ Introduction au dogme catholiqueChapitre 79 sur 80 · DES MIRACLES, CONTRE LES AFFIRMATIONS ET LES RÈGLES DU · texte numérisé non relu

DES MIRACLES, CONTRE LES AFFIRMATIONS ET LES RÈGLES DU

RATIONALISME. — Deux questions : 4e Comment le miracle peut-il être constaté? 2° Y a-t-îl des miracles constatés?

— I. Equivoque du rationalisme. — Le miracle n'est pas surnaturel dans le sens strict et total de cette expression. — Il peut être constaté : 1° comme fait présent; 2° comme fait passé. — 1° Il y a dans le miracle deux

in. — 21.

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faits et un mouvement. — Comment les faits tombant sous les sens peuvent être constatés par les gens les plus simples. — Comment la cause du mouvement peut être facilement connue. — Le bon sens suffit à la constatation des miracles, pour ceux qui en sont témoins. — 2° Lois de l'histoire. — Pour constater le miracle comme fait passé, il suffit qu'on en ait un récit vrai et que ce récit ait été fidèlement transmis. — II. Prodiges de l'origine de la loi ancienne et de la loi nouvelle. — Le récit qui nous les a transmis est simple, précis, public, contrôlé par le silence et les aveux des contemporains : donc c'est un récit vrai. — Comment le récit a été fidèlement transmis. — Absurdité grotesque des règles proposées pai la critique moderne 37

VINGT-TROISIÈME CONFÉRENCE. — De la constatation

DES MIRACLES, CONTRE LES EXPLICATIONS DES SYSTÈMES MYTHI- QUE et naturaliste. — Pour faire disparaître les miracles, on cherche à les expliquer. — Deux systèmes se disputent l'explication des miracles : 1° le système mythique; 2° le système naturaliste. — I. Qu'est-ce que le mythe ?

— Comment on l'applique aux miracles. — Le système mythique part d'un faux principe, précédemment réfuté.

— C'est à tort qu'il fait appel à la légende ; car la légende se distingue profondément des récits miraculeux : 1° par son origine; 2° par ses caractères. Développements. — II. Trois sortes d'explications que donnent les naturalistes des faits miraculeux : 1° Les explications prétentieuses ; 2° les explications ridicules ; 3° les explications malhonnêtes. — Développements et réfutation 73

VINGT-QUATRIÈME CONFÉRENCE. — Du discernement des miracles. — Prestiges diaboliques. — On procède dans cette conférence au discernement des miracles. — Il y a des phénomènes certains, qui sortent manifestement des habitudes de la nature, et supposent l'intervention d'une force raisonnable, libre, agissant pour son propre compte, et simulant, par des opérations prestigieuses, les œuvres de Dieu. — 1° Quelle est cette force, et jusqu'où s'étend son pouvoir? — 2° Comment distingue-t-on ses manifestations de la force divine ? —

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I. Conflit du bien et du mal. — Deux puissances reconnues par toutes les traditions. — Ce que pense la philosophie moderne des mauvais esprits. — Enseignement de l'histoire. — Création des esprits. — Les démons sont des anges. — Leur grande et belle nature. — Comment elle est déchue. — Leur haine et leurs désirs de vengeance contre Dieu, les anges et les hommes. — Leur, action funeste. — II. Si le démon peut opérer des pro-| diges, Dieu nous doit un diagnostic infaillible qui nous garantisse de ses surprises, des signes qui assurent le discernement des miracles. — Ces signes se multiplient avec une étonnante fécondité, si l'on compare les œuvres divines et les œuvres diaboliques : 1° dans leur nature;

— 2° leur nombre et leur suite; — 3° leur manière de se produire; — 4° les circonstances qui les accompagnent ;

— 5° leur but immédiat et leur but ultérieur. — Développements. — Justification de la providence de Dieu dans l'action qu'il laisse aux démons 109

VINGT -CINQUIÈME CONFÉRENCE. — Du discernement des miracles. — Le spiritisme. — Le spiritisme est-il le miracle de nos jours ? — Ce que c'est. — 11 ne peut y avoir rien de divin en lui, car : 1° son origine 3st suspecte et déshonorée ; 2° ses procédés sont ridicules 3t téméraires ; 3° ses résultats sont incertains et immoraux.

— I. Origine suspecte et déshonorée. — 1° Le spiritisme, importation américaine. — Pullulation des sectes religieuses dans le mouveau monde. — Impossible au bon sens d'accepter qu'une révélation divine émerge de ce milieu troublé et confus. — 2° Le spiritisme, vieux comme le combat du bien et du mal ; — mêlé à toutes les fausses religions, à toutes les erreurs et abjections de l'antiquité. — II. Procédés ridicules et téméraires. — 1° Le commerce sacré de l'homme avec Dieu demande de la gravité. — Comment elle fait défaut dans le spiritisme. — 2° Le commerce sacré de l'homme avec Dieu demande de la prudence. — Or, pas de prudence dans le spiritisme. — Comment les moyens qu'il emploie sont sans proportion avec la fin qu'il veut obtenir. — III. Résultats incertains et immoraux. — 4° Aveux des spirites

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touchant rincenitude de nos relations avec les bons ou les mauvais esprits. — 2° Énuméralion des résultats immoraux du spiritisme. — Le plus grave est l'immoralité de la doctrine. — Développements. — A qui faut-il attribuer les phénomènes du spiritisme ? 143

VINGT-SIXIÈME CONFÉRENCE. — De la force démonstrative DES MIRACLES. — Nous possédons les miraclesi il faut examiner leur force démonstrative. — 4° Que démontrent les miracles, et comment démontrent-ils? — 2° Réponse aux objections par lesquelles l'incrédulité prétend éluder la force démonstrative des miracles. — I. 4° Comme les merveilles de la nature, le miracle a pour objet immédiat de manifester Dieu et de démontrer sa perfection — 2° Il démontre indirectement et par reflet la vérité d'une doctrine, la justice d'une loi, la vérité d'une religion. — Cette dernière démonstration est : 4° rigoureuse : la véracité, la bonté, la sainteté de Dieu étant engagées dans le miracle; — 2° universelle : convenant aux petits comme aux grands esprits ; — 3° perpétuelle : le miracle persévérant traditionnellement. — Preuve grandiose tirée de l'ensemble des miracles. — L'ensemble des miracles est le degré suprême de leur force démonstrative. — II. Objections. — 4° Toutes les religions ont des miracles, — 2° Il y a des miracle* futiles. — 3° L'esprit humain résiste au miracle, donc sa démonstration n'est ni rigoureuse ni universelle. — 4° II n'y a plus de miracles. — Réponses 4T7

VINGT-SEPTIÈME CONFÉRENCE. — DE LA NÉCESSITÉ HISTO- RIQUE DES MIRACLES POUR EXPLIQUER L'EXISTENCE DU PEU-

! PLE JUIF. — Le miracle est entré si intimement dans la trame religieuse de l'histoire humaine qu'il est impossible de nier son existence sans faire de cette histoire même ou le plus profond des mystères, ou la plus bizarre des contradictions, ou le plus grand des prodiges. — On examine d'abord l'histoire du peuple juif. — Trois choses : 4° les idées; 2° les événements; 3° les personnages. — I. Pureté, grandeur, sublimité des idées du peuple juif sur Dieu et son culte, sur la nature, sur l'homme, sa nature et ses destinées, sur la famille et la

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société, sur l'histoire du monde, l'origine du mal, l'avenir. — Contraste des autres nations. — Conclusion : De tous les peuples de l'antiquité, le peuple juif est le plus élevé par ses idées. — II. Comment se forment et comment vivent les peuples. — Le peuple juif se forme contre les lois communes de la formation des peuples. — Il vit contre les lois communes de leur vie, — C'est le plus étonnant de tous, par les événements qui ont rempli sa longue existence. — III. Le caractère propre des person. nages illustres du peuple juif, c'est la mission. — Développements. — Lui-même est le personnage le plus étrange et le plus étonnant ; en un mot, il est le plus admirable des peuples anciens. — Conclusions : Tout proleste contre une explication naturelle de sa formation et de sa vie contraires aux lois communes. — Contre une explication naturelle des missions souvent odieuses et terribles qu'il accepte. — Le miracle explique tout 213

VINGT-HUITIÈME CONFÉRENCE. — De LA NÉCBssiTÉ HIS- TORIQUE DES MIRACLES POUR EXPLIQU8R L'INFLUENCE ET

l'attitude de Jésus-Christ. — Deux choses, si on les envisage au point de vue purement naturel, embarrasseront éternellement les esprits les plus perspicaces et les mieux doués pour juger l'histoire : l'influence et l'attitude de Jésus-Christ. — Entre ces deux choses, contradictions qu'on ne peut expliquer que par des faits supérieurs. — I, Influence de Jésus-Christ. — 1° Il s'est fait croire jus- / qu'au plus violent enthousiasme, — 2° admirer jusqu'à,' l'adoration, — 3° aimer jusqu'au sacrifice, — 4° haïr' jusqu'à la fureur. — Développements. — II. Attitude de Jésus-Christ. — 1° Il s'est fait croire, etc., et cependant il manque, dans son attitude, d'autorité, d'intelligence et de prudence : première contradiction. — 2° 11 s'est fait admirer, etc., et cependant son attitude est obscure, humiliée, avilie, déshonorée aux yeux de la nature : deuxième contradiction. — 3° Il s'est fait aimer, etc., et cependant il semble s'être étudié à prendre vis-à-vis de la nature une attitude repoussante : troisième contradiction. — Il s'est fait haïr, etc., et cependant son attitude ne mérite que la pitié, tout au plus l'indignation : qua-

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trième contradiction- — Développements. — Conclusion Le miracle seul fait disparaître les contradictions ei rétablit Tordre des traits dans la physionomie du Sau veur 25;

VINGT-NEUVIÈME CONFÉRENCE. — De la nécessité historique DBS MIRACLES POUR EXPLIQUER L'ŒUVRE DES APÔ- TRES. — L'œuvre des apôtres est une conquête. — Rapid< tableau de cette conquête. — On examine : 1° Les conquérants, leur stratégie, leurs armes. 2° L'ennemi, le: causes et les caractères de la résistance. — 1.1° Con quérants : les apôtres sont pleins de bonne volonté, mais ils manquent de prestige. — Le nombre, la condition, l'éclat de l'esprit et du langage, tout leur fait défaut. — 2° Stratégie : elle est maladroite. — Les apôtre; se dispersent et s'isolent. — Ils méprisent toute habileté humaine. — Us semblent s'appliquer à se déconsidérer,

— 3° Armes : une doctrine incompréhensible, exclusive impérieuse; une loi ennemie de tous les penchants dépravés ; tous résumé dans ce mot terrible : la croix ! Gentibus stultitiam. — II. Erreur de ceux qui attribuenl le succès de la prédication apostolique à des causes naturelles. On ne peut recourir à ces causes, si l'on considère : 1° L'ennemi. — C'est le genre humain unifié sous la forte autorité de Rome. — 2° Les causes de sa résistance. — Ce sont toutes les passions satisfaites, sous le couvert de ces deux noms sacrés : religion et patrie. — 3° Les caractères de la résistance. — Ce soni la calomnie, la corruption, la violence. — Les apôtres succombent dans la lutte, et pourtant la conquête est fajle. — Elle ne peut s'expliquer que par les miracles. — Sansmiractes, elle est elle-même le plus grand des prodiges 293

TRENTIÈME CONFÉRENCE. — Du MIRACLE SPIRITUBL, DÉ

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