‹ Introduction au Noveau Testament (volume 3)Chapitre 80 sur 192 · Voir chapitre VII · texte numérisé non relu

Voir chapitre VII

2. Il y a un autre groupement chronologique dans le récit de la passion, mais l’évangéliste y est dominé à la fois par l’enchaînement réel des faits et par la disposition des récits anté-

rieurs au sien.

| LA na pe et son AE (peut-être le quatrième jour), Simon viennent

la Galilée (Le 43-51). Le jour suivant, Jésus. est en route avec ses disciples. Le sixième (ou le septième) jour, le troisième à partir de 1,48, Jésus arrive à Cana et y fait son premier mira-

Lo

.1. La question de savoir s’il faut répartir entre deux jour- nées ce qui est rappôrté dans 1,35-42, dépend dû texte que | : l’on ROODÉE pour le verset 41. Les ms. A. B., etc., donnent TPGTOY. N° ES V. À., etc., lisent Tp@TOc. Aucune de ces deux

dit ce que André fait ensuite, la seconde parce qu’il n’est pas À , question d’un autre disciple qui, après André, aurait amené __ son frère à Jésus. On a supposé, il est vrai, que cet autre disci- 48 ple pourrait être ou Jacques ou Jean, mais c’est une simple

rectifiée de Mrs Surra-Lewis, St. Joh. 1,41, Expository Times, 1909, 20, p. 229 s.) et deux ms. de Paie version latine (b. e.) APRÈS rew{, de bon matin, ce qui ne pourrait se rapporter qu’au lendemain, la vocation d'André étant pla-

À peut, toutefois, être certain que la leçon row! ne provienne AC: pas d’une correction destinée à écarter l'obscurité que contien- Le nent les leçons rp&ros Et oûrov.

puis

à ee (1,35- -42)° ; le ou mue te le cine 24

conjecture. La version syriaque du Sinaï (d’après la lecture. q P

| a Nathanaël et de préparatifs de Huet pour

<le (2,1-11). La précision des données chrono:

PL

leçons n’est Fe ; la première parce qu’il n’est pas

cée à la 10° heure (1,39) c. à. d. à 4 heures de lPaprès-midi. | SOUTER (Joh. 1,41, Expository Times, 1909, 20,.p- 383 S.) se : Prononce en faveur de ce texte, parce que la leçon TLOTOV Lee * lui paraît s'expliquer très bien par la fusion T£WÉ Toy. On ne #2

logiques contraste singulièrement avec le caractère sommaire du récit. Ceci est particulièrement frappant quand on compare notre récit avec la narration de la première journée de Capernaum, telle qu’elle est donnée par Marc (1,21-39).

Autant, d’un côté, il y a de vie et de richesse de détails, autant, de l’autre, le récit est réduit à un simple schéma. On ne peut écarter l’impression, que l’on a affaire à une combinaison de l’évangéliste, destinée à mettre en lumière l’idée que Jésus, annoncé par Jean et proclamé l’Agneau de Dieu par lui, voit venir à lui ses premiers disciples et leur manifeste sa gloire par le miracle de Cana.

Le caractère artificiel de la combinaison est confirmé par le fait que le récit de la première journée (1,19-28) et celui de la seconde (1,29-34) sont constitués par la juxtaposition et la fusion de deux récits parallèles très proches l’un de l’autre !. Un auteur qui suit une tradition historique ou qui relate ses propres souvenirs ne procède pas ainsi par juxtaposition et fusion de traditions parallèles.

Ô 1. Dans le premier, les versets 19. 20 «. 21. 25-28 d’une part,

22-24 de l’autre, forment doublet. Dans le second, il y a parallélisme entre 29-32 et 33-36. Les versets 29-32 sont la suite de 19-202, etc. ; 23-36 sont celle de 25-28. Sur cette question, voir Maurice GoGuEL, Jean Baptiste, p. 155.

| E bchoation Roue elle ee A, A portée de ce témoignage. Le rapprochement des diverses vocations résulte à la fois de leur analogie et de la tradition antérieure à Jean qu’at- testént les synoptiques. La liaison chronologique / de 2,1 marque une relation dont la nature est | facile à saisir entre le groupement. de disciples Derou de Jésus et le début de son activité. Il nr y a donc, dans les récits du début de l’évangile,

‘rien qui suppose un enchaînement réel des faits Met qui né puisse s’expliquer entièrement par l'intention didactique de l’évangéliste.

miers chapitres de groupement chronologique

comparable à seulement quelques transitions temporelles mais

qui ont manifestément un caractère artificiel et.

= rédactionnel. Au ch. 2, v. 18, le voyage de Jésus de Capernaum à Jérusalem, est motivé par l’imminence de la fête de Pâque, c’est le motif généralement invoqué pour justifier les voyages de Jésus. A plusieurs reprises (3,22 ; 5,1 ; FE) on trouve la formule « et après cela » ; elle intro- duit des récits qui n’ont avec ceux qui précèdent aucune relation nécessaire et sert de simple | transition littéraire.

Nulle part on ne retrouve dans les onze pre-

celui de 1,19-2,12. On rencontre

FE

Il arrive aussi qu’un récit commence sans aucune transition. L'histoire de la guérison de l’aveugle-né, par exemple, s’ouvre par ces mots : « En passant, Jésus vit un aveugle » (9,1). A la fin du chapitre précédent, il était raconté comment, le dernier jour de la fête des Tabernacles, après qu’on a tenté d’arrêter Jésus, il s'enfuit pour éviter d’être lapidé. Un acte public ne peut avoir immédiatement suivi cet épisode sans qu’il soit expliqué comment les menaces dont Jésus était l’objet se sont évanouies. Il y a donc ici simple juxtaposition mais pas de liaison interne. Un phénomène identique s’observe à la fin du même épisode. Le chapitre 9 se termine par une parole de Jésus contre les aveugles qui croient être clairvoyants. Elle ne peut être adressée qu'aux ennemis de Jésus, ou, au moins, à ceux qui ne croient pas en lui. Immédiatement après, sans aucune indication relative à un changement de circonstances, commence la parabole du bon berger (10,1 s.) que Jésus adresse aux siens. Entre les deux paroles, il y a une liaison logique puisque ce sont précisément lés Pharisiens aveugles qui sont les mauvais bergers que vise Jésus, mais ce n’est pas aux mêmes auditeurs qu’elles ‘peuvent être adressées.

Au chapitre 10, v. 22., Jésus Dérets à la fête de la Dédicace ; deux mois environ se sont écou-

Ne . inde MR de PS à NET ER

__ Dans quelques cas, une liaison plus réelle “ apparaît entre certains récits, mais l'examen a des parallèles synoptiques montre que le groupe-

ment ne vient pas de l évangéliste mais de la Source ou des sources qu’il utilise. Ce n’est pas

Seulement le cas pour les récits relatifs à la pas-

sion mais, par exemple, aussi pour les groupes

constitués autour de la purification du Temple (2, 13- -22) ou de de HaMpRenes des pains

Page 1