‹ Introduction au Noveau Testament (volume 4)Chapitre 23 sur 127 · Ueber den Zweck der Apostelgeschichte, Tübinyer Quar · texte numérisé non relu

Ueber den Zweck der Apostelgeschichte, Tübinyer Quar

talschrift, 1855. .

Paul présenté par Luc devant le tribunal de Néron. Il peut y avoir quelque chose à retenir dans certaines de ces idées.

A mi-distance entre l’école de Tubingue et ses adversaires irréductibles on peut ranger un groupe de théologiens qui, tout en se plaçant sur le même terrain scientifique que Baur et ses élèves et en adoptant résolument la méthode historique, n'arrivent pas aux mêmes conclusions, en partie parce qu'ils ne sont pas, comme les théologiens de Tubingue, captifs d’un système qui doit sa naissance, dans une certaine mesure au moins, à des idées philosophiques préconçues.

Parmi ces adversaires de l’école de Tubingue la place la plus importante revient à Edouard Reuss qui, plus qu'aucun théologien du milieu du siècle dernier, a contribué à dégager la science exégétique aussi bien des préjugés apologétiques d'un conservatisme à outrance que des préoccupations de système. Pour Reuss‘ les Actes ne sont pas un livre de pure histoire, en ce sens que les faits rapportés ont été choisis et disposés dans une certaine mesure, peut-être inconsciemment, de

1. On trouvera l’exposé des idées de -Reuss dans les éditions successives de son manuel Die Geschichte der heiligen Schriften Neuen Testaments, Halle, 1842, 6 Braunschweig, 1887, p. 201- 217 et dans La Bible,traduction nouvelle avec introductions et

commentaires, Paris, 1874-1881, Nouveau Testament, 2° partie, Histoire apostolique.

manière à combattre le préjugé hostile à Paul .qui existait dans les milieux judaïsants. L’effort de l’auteur tend à faire accepter, par les représentants du judéo-christianisme, le paulinisme avec l’universalisme qui en est à ses yeux l'élément essentiel. Les Actes ont été rédigés par Luc, un des compagnon de voyage de Paul. En certains endroits, notamment dans la première partie, l’auteur a utilisé des traditions orales plus ou moins incohérentes qui n’ont pas manqué de réagir sur son récit. Cette théorie se distingue de celle de Zeller en ce que, comme devait plus tard le faire dans une large mesure Overbeck, Reuss parle d’une adaptation spontanée des faits et non d’une déformation systématique et consciente.

Avec moins d'originalité que Reuss, Renan ‘ s’approprie les idées de l’école de Baur en évitant, avec beaucoup de goût et de mesure, les exagérations dans lesquelles l'esprit de système avait jeté les théologiens de Tubingue.

Auguste Sabatier * prend plus nettement encore que Reuss, son maître, position contre l'école de Baur. Pour lui, le livre des Actes est, avant tou, une œuvre d'histoire. Les préoccupations qui ont inspiré son auteur sont celles qui s'expriment

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