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Vox DoBscHürTz, HAE DMANSE

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L'époque dans laquelle Paul a vécu a été une listes, philosophes, prédicateurs de « Fils de caractéristiques! ainsi que les pharisiens dont

parle Jésus « qui parcouraient la terre et la mer pour faire un prosélyte » (Mt, 23,15). Les

Le but que l’apôtre propose à son activité est

immense. Ce sont tous les païens qu’il doit amener . à l’obéissance de la foi (Rom., 1,5). Sa tâche

cependant est limitée, d’une part, par le partage:

-d’attributions fait ou reconnu à Jérusalem entre

Pierre et lui (Gal., 2,7) et, de l’autre, par le prin-

cipe formulé dans Rom., 15,20 de ne prêcher l'Évangile que là où le Christ n’a pas encore été nommé.

La limitation de la mission paulinienne au

monde païen n’est pas aussi précise qu'elle le

semble au premier abord. Elle ne comporte que

l'exclusion dela Palestine car, dans la Diaspora, Ja limite entre Juifs et non-Juifs n’était pas rigoureuse. Autour des syragogues gravitait tout un monde de prosélytes plus ou moins

gagnés au judaïsme sans cependant y être réelle-

ment agrégés. C’est parmi eux que Paul semble avoir recruté les premiers membres des Églises

qu'il fondait. L’apôtre ne s’est d’ailleurs nulle-

ment désintéressé des synagogues du monde

grec, c’est sur elles que, dans la plupart des cas,

il s'est appuyé pour commencer la prédication de l’Évangilet, .

1. Dans les villes d'Asie, de Macédoine et de Grèce la population juive ne devait constituer qu’une faible minorité. Il

<st possible que ce soit pour cela que Paul ait considéré ces provinces comme faisant partie de son domaine missionnaire,

Le principe de ne travailler que sur un terrain encore vierge ne s'explique pas uniquement ‘par le désir d’éviter des conflits. Il faut le mettre en rapport avec la manière dont Paul concevait l’œuvre missionnaire en extension plutôt qu’en profondeur. Ce qu'il fallait pour lui c'était porter le nom du Christ partout. Dans Rom., 15,19, il considère son œuvre comme achevée dans le

bassin oriental de la Méditerranée. À ce moment

là, il a fondé un réseau assez lâche d’Églises et parcouru diverses provinces ; il ne les a pas conquises au Christ mais a seulement posé des fondements. Il a jeté une semence, c’est aux Églises qu’il appartient de la faire fructifier. L'œuvre du missionnaire est une œuvre de pionnier.

Quand Paul dit aux Corinthiens (1 Cor., 1,17) que le Christ ne l’a pas envoyé pour baptiser mais pour prêcher l'Évangile, ce n’est pas seulement au rite particulier du baptême qu’il pense, c’est à toute l’activité régulière et normale de l’Église telle qu’elle doit se développer

sur la base posée par lui. C’est ainsi que s’ex-

On pourrait se demander si ce n’est pas à cause de l’importance de la colonie juive d'Égypte qu’il ne paraît pas s’être préoccupé de cette province ni des contrées limitrophes. Il se pourrait cependant que l'Évangile ait déjà pénétré en Égypte avant lui. C’est peut-être par une raison du même ordre qu'il faut expliquer que Paul n'ait pas tourné ses regards vers l'Orient.

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pliquent les fréquents haroeah an thé ae de l’activité de Paul. Dans la pratique il a apporté quelque tempérament à son principe.

Loin de se désintéresser des Églises une fois constituées, il en porte constamment le souci (II Cor., 11,28); de là cette correspondance active qu’il entretient avec elles et dont la majeure partie sans doute a disparu, de là ces visites qu'il leur fait et qui le ramènent une seconde, parfois une troisième fois, dans les. régions déjà évangélisées par lui.

- Paul a très nettement le sentiment de n’être

envoyé que par le Christ (Gal., 1,1. Rom., 1,5.

etc.) ; cependant son premier grand voyage missionnaire a été entrepris comme délégué de l'Église d’Antioche:, Les Actes (13, 1-3) ont conservé à ce sujet une notice sobre et précise qui mérite d’être prise en considération. Il y est

question de prophètes et de didascales parmi

lesquels sont Barnabas et Saul qui sont à l’œuvre à Antioche. L'Esprit Saint leur révèle que Barnabas et Saul doivent être mis à part pour l’œuvre à laquelle le Seigneur les appelle. Ici, comme dans les cas similaires, la révélation ne

1. Jon. Weiss, Urchr., p. 151 s.; K. BAUER, Antiochia in der aeltesten Kirchengeschichte, Tübingen, 1919 ; K. DIECKMANN, Antiochien, ein Müittelpunkt urchristlicher Missionstätigkeit, Abh. f. Missionskunde und Missionsgeschichte, 17,2. 1920.

fut sans doute que la confirmation d’un projet déjà formé. Après qu’on a jeûné et prié, Barnabas et Paul reçoivent l'imposition des mains et se mettent en route. Il s’agit donc d’une mission qui leur est confiée. Ce qui confirme cette inter-

prétation c’est que, le voyage achevé, ils re- |

viennent à Antioche et rendent compte de ce qu'ils ont fait à ete assemblée (Actes, 14, 27).

Il n’est pas dit aussi nettement que le second

voyage, dans lequel Paul eut pour collaborateur 4

Silas, ait étéentrepris dans les mêmes conditions. Sans doute, à leur départ, l’apôtre et son compagnon sont confiés par les frères à la grâce du Seigneur (15,40) et, après ce voyage encore,

Paul revient à Antioche (18, 22), mais il se pour- À

rait que l'incident qui se produisit entre Barnabas et Paul ait modifié les relations de l’apôtre

avec l’Église d’Antioche et qu'à partir de ce pa:

moment l’œuvre missionnaire de l'Église de Syrie ait été confiée à Barnabas et non plus à Paul qui aurait désormais agi de sa propre initiative comme il semble le faire pendant le troisième voyage.

Même à l’époque où il n’est plus simplement le délégué d’une Église, Paul a toujours le sentiment de porter aux païens les biens Spirituels qui appartiennent aux premières Églises

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(Rom. 15 7). C’est, en dernière SSSR ee ten

qu'elle n’en ait pas elle-même le sentiment, au nom de l'Église de Jérusalem que Paul fait son œuvre de missionnaire. La collecte en faveur des saints qui est une de ses préoccupations domi-

. nantes pendant le troisième voyage est l’expression concrète de cette solidarité entre l’Église

de Jérusalem et l’œuvre missionnaire.

Paul paraît avoir considéré les Églises, aussi

bien celles qui existaient avant lui que celles qu'il fondait, comme des bases d'opération.

-C'est en ce sens qu’il parle aux Corinthiens

d'être envoyé par eux, là où il ira (Z Cor., 16,

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