‹ Introduction aux essais de Montaigne (volume 2)Chapitre 14 sur 46 · UNE PÀGB DE LA BOÉTIE · texte numérisé non relu

UNE PÀGB DE LA BOÉTIE

lieutenants, m^t une séparation complète et définitive entre la robe courte et la robe longue : à celle-ci seule désormais, la parole •le savoir, le gain ; à celle-là la guerre, Thonneurj la vertu \ Le connétable de Montmorency fermait dédaigneusement la bouche au chancelier et aux hommes de robe longue ; Brantôme disait que dans les ambassades les gens d'épée valent mieux que les magistrats. Ces^ considérations touchèrent probablement Montaigne, mais un goût naturel, inné comme le dégoût de la chicane, le poussait, plus encore qu'aucun calcul ambitieux, vers la vocation militaire, forme pro- . pre et essentielle de la noblesse fjpançàise. Les exploits des grands capitaines Tenthousias^ maient, tout ce qui se rattachait aU métier des armeâ, jusqu'au détail technique le plus infime, Tintéressait d'une façoii surprenante* Laguei'i'e lui Semblait la plus grande^ la pluâ pompeuse des actions humaines; il

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