APPAREIL NERVEUX DE LA DIRECTION DU REGARD
a. Nerfs directeurs latéraux à droite et à gauche.
a. Physiologie.
Pour diriger le regard latéralement, à droite ou à gauche, on tourne les yeux et la tête; les nerfs directeurs latéraux du regard comprennent les oculogyres et les céphalogyres.
1° Nerfs hémioculomotcurs, dextrogyre et levoggre. — D'après les anatomistes, les muscles moteurs de l'œil seraient innervés par : 1° l'oculomoleur commun (troisième paire crânienne) qui porterait chaque œil en dedans, en haut ou en bas; 2° l'oculomoteur externe (sixième paire) qui le porterait en dehors. Ces nerfs n'existent pas pour le physiologiste et pour le clinicien ; ils
1. Voir Gaussel, Les mouvements associés des yeux el les nerf s oculogyres, 1900,
n'ont aucune unité centrale ; nous ne pouvons pas les mettre en action isolément.
Nous ne pouvons pas faire monter ou descendre un œil seul, pas plus que nous ne pouvons agir sur les deux oculomoteurs externes en même temps et porter les deux yeux en dehors. Nous contractons toujours en même temps : d'un côté, le muscle droit interne qui tire l'œil en dedans et, de l'autre, le muscle droit externe qui tire l'œil en dehors; c'est-à-dire que nous portons simultanément nos deux yeux à gauche ou nos deux yeux à droite.
Il y a donc deux nerfs hémioculomoteurs ou oculogyres : l'un dextrogyre qui a pour fonction de porter les deux yeux adroite ; l'autre levogyre qui les porte tous les deux à gauche.
Ces nerfs peuvent être comparés (Foville) aux rênes réunies dans la main du cocher pour diriger deux chevaux. Chaque hémisphère gouverne ainsi par une rêne le mouvement des deux yeux vers la droite et par une autre le mouvement des deux yeux vers la gauche.
Le nerf hémiocumoloteur (je prends le dextrogyre comme exemple pour la description) part du lohe pariétal de l'hémisphère gauche dans la région du pli courhe (Pc. fig. 28, p. 253), traverse le centre ovale, la région capsulaire et le pédoncule; il traverse la ligne médiane (fig. 42) et arrive à son neurone mésocéphalique de relais B. Là, il se divise en deux rameaux : un rameau (direct) qui va au muscle droit externe de l'œil droit et un rameau (croisé) qui va au muscle droit interne de l'œil gauche.
Les neurones mésocéphaliques du dextrogyre et du levogyre ou neurones de latéralité constituent ce que Parinaud appelle les centres supranucléaires; les neurones C qui se trouvent sur les rameaux après la division de l'oculogyre sont les centres nucléaires (ce que les anatomistes appellent l'origine réelle des nerfs crâniens).
Celte conception des nerfs oculogyres, bien développée et élayée sur des faits anatomocliniques par Gaussel dans le livre cité plus haut, a été adoptée dans de récents traités de physiologie, par Morat et Hedon notamment1.
2° Nerfs céphalogyres. — Deux ordres de muscles font tourner la tête : 1° un groupe (splcnius, grand et petit droits
1. Voir aussi l'important Rapport de Debray au Congrès d'Anvers (septembre 1907) sur la déviation conjuguée «le la tète et des yeux.
postérieurs, grand oblique) la l'ait tourner de soneôté; 2» un groupe sternocléidomastoïdien, trapèze) la l'ait tourner du côté opposé. Le premier groupe est innervé par les nerfs cervicaux, le second par le nerf spinal.
En réalité, il 5 a un nerf rotateur de la tète (dextrogyre cl
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(origine réelle) de, Ibadomoteur : Ç
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Neurone, mésocepnalcçue de- — fe^B
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Centre supranucledvc de Parinaud '••..
Paralysie périphénçue de loculomoleur externe
(Z Paralysie nucléaire de.
' L'oculomoteur ejeterne