MALADIES MENTALES
J'ai dit plus haut (p. 30) comment il faut distinguer le mental du psychique. Ainsi comprises comme maladies des centres psychiques supérieurs, les maladies mentales pourront servir à l'étude des deux psychismes en montrant comment se manifeste dans ces cas le fonctionnement morbide du seul psychisme supérieur.
Souvent, dans ces cas, l'altération même de 0 émancipe la vie polygonale de remarquable façon : c'est quand 0 est déprimé, affaibli, annihilé.
Un paralytique général ne se reconnaissait pas dans les rues de Montpellier et s'égarait quand il cherchait à s'y retrouver avec 0, mais rentrait chez lui automatiquement, polygonalement, quand il occupait ses débris de 0 à autre chose et revenail chez lui, sans y penser volontairement, à l'heure du déjeuner. Bernheim a publié le cas analogue d'un malade incapable de se rappeler la topographie des rues et places de Nancy, ne sachant plus quels monuments conlicnl la place Stanislaset qui cependant trouvait son chemin pour rentrer chez lui.
Ces faits peuvent bien être rapprochés des cas de désagrégation suspolygonale énumérés plus haut.
IV. — Lésions organiques permettant d'étudier les psychismes séparés.