LEVÉS A L’ÉQUERRE
mi>. Levé à V équerre dans le cas oü le terrain est accessible cl
découvert (H97). On détermine par des jalons une base xx sur le terrain ; des sommets des polygones, auxquels on a planté des jalons, on abaisse des perpendiculaires sur xx’; on mesure les longueurs de toutes ces perpendiculaires , ainsi que les distances des pieds de ces perpendiculaires à un môme point O de xx', ou simplement les distances entre les pieds de ces perpendiculaires , et ces éléments suffisent pour rapporter le plan.
Comme vérification , on doit avoir cb + bd + da + ae = cd+ de, et chacun des membres de cette égalité doit être égal à ce mesuré directement.
Ordinairement on prend pour base d’opération xx' un côté ou une diagonale du polygone.
Lorsque le terrain est accessible,
Fig. Î7J.
mais entouré de murs ou de haies, ou emploie toujours une transversale comme base d'opération ; le plus souvent cette transversale est une diagonale du polygone.
Si le contour du terrain était une ligne quelconque, par les moyens précédents on en relèverait autant de points que l’on voudrait, et en rapportant ces points, on pourrait faire le plan du périmètre du terrain. C’est par ce moyen que l’on relève ordinairement les détails, même quaud les lignes principales sont déterminées au moyen du graphomètre ou de tout autre instrument. Comme il est beaucoup plus facile de mener une perpendiculaire à un alignement par nn point pris sur l'alignement que par un point pris en dehors (1199), pour la rapidité de l’opération, on établit successivement l’équerre sur la base en différents points convenablement espacés , et on relève les points correspondants du contour.
1210. Si le terrain était couvert de bois ou de constructions qui arrêtent la vue, ou môme s'il était inaccessible à son intérieur, comme dans le cas où il est recouvert d'eau , on trace autour du terrain un rectangle; on relève ce rectangle, puis, par rapport à chacun de ses cotés , on relève les parties de contour du terrain qui en sont le plus rapprochées. On opère d’une manière analogue pour faire l’arpentage du terrain (1242).
1217. Dans le cas où le terrain est découvert , mais inaccessible à
l’intérieur, ou même jusqu’à une certaine distance de son contour, comme dans le cas où il est séparé par une rivière , on trace deux axes rectangulaires sur le terrain accessible; sur chacun de ces axes on détermine les pieds des perpendiculaires qui leur seraient menées par les points à relever, et les distances de ces pieds à l’origine 0 permettent de rapporter les points dont elles sont les coordon-
Fig. Î75.
nées. Ce mode constitue Un levé à Vèquerrc pas intersections (1214).
LEVÉS AD GRAPHOîltTRE.
1218. A l’aide du graphomètre et de la chaîne; on peut opérer par cheminement (1212), en mesurant les côtés avec la chaîne et les angles avec le graphomètre (1200).
1210. lorsque la surface du terrain est partout accessible, on applique la méthode par rayonnement (1213), en mesurant, bien entendu, les angles avec le graphomètre. 11 est évident que le centre de rayonnement peut encore être un sommet du polygone à relever.
LEVÉ DES PLANS
1420. Le levé au graphomètre par intersections est usité dans les cas de terrains inaccessibles, mais découverts (1217).
1221. Lorsque le terrain est couvert de bois ou de constructions, et même s'il est inaccessible à son intérieur, on l'entoure d'un polygone, appelé jiolt/r/one topographique ; on relève ce polygone par cheminement (1218), ou encore par intersections s'il est découvert (1217); puis, prenant ses côtés pour bases, on relève le contour du terrain. Cette dernière partie de l'opération se fait ordinairement avec l’équerre (1215).
LEVÉS A LA BOCSSOLK.
1222. La boussole fournissant les moyens de mesurer un angle (1206), on conçoit qu’avec cet instrument on peut résoudre les mêmes problèmes qu’avec le graphomètre.
Les mineurs et les forestiers font un usage presque exclusif de la boussole, à cause du moyen commode quelle leur fournit pour déterminer les directions des galeries d'une mine ou des chemins d'une forêt.
LEVÉS A LA PLANCHBÏTE.
1223. Méthode par cheminement (1218). Soit ABCDE le contour du
terrain ou le polygone topographique à relever{1221). On établit la planchette au sommet A , et on trace l’angle a = h (1207) ; puis on prend sur ses côtés des longueurs ae, ab qui représentent AE et AH à une échelle convenable pour que le dessin puisse tenir sur la feuille de papier. Cela fait, on établit la planchette au sommet suivant B, de manière que b corresponde à B, et que ba soit dans l’alignement BA; puis on trace •fcc dans la direction BC, et on prend 6c proportionnel au côté BC. Dne aiguille plantée au point 6 facilite beaucoup le placement et la manœuvre de l’alidade. On met ensuite la planchette en station aux sommets suivants en opérant comme en B, et à l’avant-dernier sommet D le polygone doit se fermer en e si l’on a bien opéré.
Fig. Ï76.
Fig 277.
1224. Méthode par rayonnement (1219). Comme , par cc moyen , on ne met la planchette en station qu'une seule fois, 11 convient toujours de l’employer quand la surface du terrain à relever est accessible et découverte.
122U. Méthode par intersections (1220). En prenant pour hase
Fig. 27i
Fig. 279.
un côté du polygone (Jig. 278), ou une droite tracée dans l’intérieur du polygone (fig. 279), en mettant successivement la planchette en station à chaque extrémité de cette base, on peut opérer par intersections.
Dans le cas où le polygone serait
Fig. 280.
inaccessible, mais découvert, en prenant une base MN sur le terrain accessible, duquel on peut apercevoir tous les sommets du polygone, on peut encore opérer par intersections.
On fait quelquefois usage de la planchette pour relever les détails d'un plan dont le canevas a été levé au graphomètre ou au cercle (1200, 1209). Pour cela, on emploie la méthode par intersections, en prenant pour base un des côtés du canevas. Cependant c'est avec l'équerre qu’ordinairement on relève ces détails (1215).
LEVÉ DES PLANS
PLANS PARCELLAIRES. ÉCHELLES.
1220. Plan ■parcellaire. Pour dresser l’ensemble d’an avant-projet do route, de chemin de fer ou de canal , on se sert ordinairement des levers cadastraux. Ensuite, sur le terrain, on relève la zone qu’il faut acquérir pour établir la voie. Comme chaque parcelle de terrain sera payée d’après les indications de ce plan , on conçoit qu’il doit être fait avec la plus grande exactitude. L'administration prescrit de dresser les plans parcellaires à l’échelle de O", 001 pour 1 mètre, et on inscrit en outre sur chaque parcelle :
1” La lettre qui désigne la section cadastrale, avec le numéro d’ordre dans cette section ;
2° Le genre de culture ;
3” La dénomination locale ou vulgaire;
4° Le nom du propriétaire;
5° Un numéro d’ordre écrit en rouge et correspondant à celui que porte la même parcelle sur le tableau récapitulatif destiné au règlement des indemnités.
Il est également commode d'indiquer sur le plan la contenance à prendre sur chaque parcelle, et celle qui restera libre après l'exécution des travaux. >
A cause de l’enquête publique à laquelle les plans parcellaires sont soumis dans les mairies, on les dresse, et quelquefois même on les scinde par commune.
1227. Échelles des plans (953). Pour les terrains de peu d’étendue , les échelles les plus usitées sont JL et
Lorsque le terrain est vaste , on le divise en plusieurs parties ; on fait un plan spécial de chacune de ces parties avec tous ses détails, et, à une échelle plus petite, on dresse un plan d'ensemble pour indiquer la disposition relative des feuilles de détails. Les échelles sont ordinairement :
-J— pour les plans spéciaux de peu d’étendue, r-L pour le plan d'ensemble;
— — pour les plans spéciaux de moyenne grandeur, et — — pour
leur ensemble ;
ûoooô pour les l'euilles de détails de la carte de France, et — pour
l’ensemble de ces feuilles.
Pour les plans des portions de villes, bourgs ou villages affectées au
as
passage d'une route, comme ils doivent conserver les limites du terrain affecté à la circulation et la trace des alignements adoptés pour les
constructions riveraines, on les fait à l’échelle de
Les plans d’ensemble des bâtiments et des travaux d’art en général
s exécutent souvent à l’échelle de — -, Quant aux détails, on les dessine
lui)
à l’échelle de 1, h ou ï
Pour les machines , les ensembles se dessinent assez habituellement
à l’éehelle de ou s - , et les détails à celles de -rr , r ou s , et les des- 20 JO 10 O J
sins que le chef d’atelier remet à ses ouvriers sont habituellement de
grandeur d’exécution.
Fi(j. 281.
12211. En ne faisant usage que de la chaîne, mener une perpendiculaire d une droite donnée AB (910). C étant le point par lequel on veut mener la perpendiculaire, on fixe l'une des extrémités de la chaîne en C et l’autre au point £ convenablement éloigné de C; on prend le milieu de la chaîne, et on l’écarte de CE de manière à tendre les deux moitiés, ce qui forme le triangle isocèle CFE ; on amène la moitié FC de la chaîne en FD, dans le prolongement de EK, et l’extrémité D est un second point de la perpendiculaire.
Si l’on avait voulu mener une perpendiculaire par le (joint extérieur D, on aurait fait les mêmes constructions dans un ordre inverse. Ainsi , on aurait tendu toute la longueur de la chaîne de D en E; puis replié la moitié FD de F en C , etc eût été le pied de la perpendiculaire.
1229. Par un point C mener une parallèle à un alignement droit
AB. Par le point C ou mène une perpendiculaire CD à AB (1199), et la perpendiculaire CE menée à CD est la parallèle demandée.
Comme une petite erreur dans le tracé des deux perpendiculaires DC il AB et — j - CE à CD entraîne une erreur considé-
rable dans le parallélisme de CE avec AB, quand cela est possible, il cet préférable de mener une seconde