SON
molécule; dans l’eau la molécule se compose de deux atomes d’hydrogène pour un atome d’oxygène , et cette composition est la même pour toutes les molécules d'eau. Une très-petite agglomération d'atomes ou de molécules prend le nom de particule.
1387. La partie de la mécanique qui traite de l’équilibre des liquides prend le nom A' hydrostatique. Celle relative à l’équilibre des fluides élastiques est la pneumatique. Le nom d 'hydrodynamique est réservé à la partie qui a pour but l’examen des fluides en mouvement. La partie de l’hydrodynamique ayant exclusivement rapport aux liquides prend le nom d 'hydraulique (1296).
1868. En traitant de la mécanique des corps solides, on a pu poser des axiomes desquels on a déduit les lois générales de l’équilibre et du mouvement de ces corps, et il a été facile d’appliquer sans erreur sensible ces lois à des combinaisons diverses qui n’en sont que des conséquences. Mais lorsqu'il s’agit des fluides, les abstractions manquent , et que cela tienne à l’imperfection de la manière d’envisager l'action mécanique réciproque des molécules les unes sur les autres (13821, ou au défaut des calculs analytiques, ou encore, comme il y a lieu de le supposer, à ces deux causes réunies, toujours est-il qtio l’on n’a pu donner jusqu'ici une théorie parfaite des propriétés des fluides. Cependant l’expérience jointe au calcul ont sufli pour poser de3 règles convenables à la détermination des phénomènes pratiques.
1388. La mécanique des fluides ne peut être abordée par l'analyse sans avoir recours à quelques suppositions qui s'écartent plus ou moins de ce qui a lieu dans la pratique. Ainsi on suppose les corps d’une fluidité parfaite, c’est-à-dire tels que leurs molécules glissent les unes sur les autres et contre les parois des vases qui les contiennent sans donner naissance à aucun frottement l 1501 ).
1860. De cette première hypothèse résulte le principe de r égalité de pression des fluides. Ce principe très-important, découvert par Pascal, consiste en ce que les fluides transmettent uniformément en tous sens, dans leur intérieur et normalement aux parois des vases qui les contiennent, la pression transmise par un point quelconque de ces parois.
Ce principe, sur lequel est fondée la construction des presses hydrauliques, se vérifie en pratiquant deux ouvertures dans deux pariies quelconques des parois et en y adaptant deux pistons. Comprimant le liquide avec l’un des pistons, on remarque que la pression transmise par le fluide à l’autre piston est à la compression du premier dans le rapport des sections des pistons.
1861. De 1 hypothèse de la fluidité parfaite résulte aussi que dans un fluide en repos , dont les parties ne sont sollicitées par aucune force extérieure autre que leur poids (par exemple , le fluide est placé dans un vase où il existe un vide parfait, et de plus il ne jouit d’aucune force exas
59* SEPTIÈME PARTIE. — MÉCANIQUE
panslve), une colonne verticale prismatique de fluide, ayant sa base supérieure sur la surface supérieure du liquide dans le vase, exerce sursa base inférieure une pression égale au poids de la colonne , et en général la pression sur une section horizontale quelconque de cette colonne est égale au poids de la partie de colonne qui surmonte la section considérée. Ainsi , la pression sur la base supérieure de la colonne est nulle , et elle augmente pohr chaque section horizontale proportionnellement à la profondeur de cette section au-dessous de la surface supérieure du liquide.
Puisqu’il y a équilibre dans toute la masse du liquide, et qüe la pression exercée par la colonne prismatique sur une section horizontale quelconque se transmet latéralement , il en résulte que la pression est constante entre toutes le3 molécules d’une môme section horizontale de toute la masse liquide, et qu’elle se transmet normalement aux parois du vase en tous les points de la même section.
1S65S. Cette pression est mesurée sur chaque unité de surface de la section du liquide et du vase , par une colonne du liquide ayant pour base cette unité de surface, et pour hauteur la profondeur, mesurée verticalement, de la section au-dessous du point supérieur de la surface du liquide. Cette pression, en chaque point d’une section horizontale du liquide et de la paroi du vase , ne dépend nullement de la forme de ce vase , mais seulement de la profondeur verticale de la section au-dessous du point supérieur de la masse liquide. C’est pourquoi l’on peut faire éclater un tonneau très-résistant, en le remplissant d’un liquide, et en le surmontant d’un tube très-petit que l'on élève suffisamment haut et que l’on remplit également do liquide.
1865. Dans les cas ordinaires de la pratique , les fluides ne sont pas soumis seulement à l’action de la pesanteur ; ainsi un gaz placé dans un vase où on avait fait lé vide réagit, en vertu de sa force élastique, contre les parois du vase, et cette réaction est considérée comrao une force extérieure agissant par l’intermédiaire des parois sur la masse fluide. Un liquide placé dans un vase ouvert est soumis à la pression atmosphérique, qui produit l’effet d’un piston sur la surface du liquide, et se transmet uniformément en tous les points de la masse fluide et contre les parois du vase.
IflC'i La pression en un point quelconque d’une masse fluide et contre les parois du vase contenant le fluide se compose donc généralement de deux parties : 1“ de la pression extérieure qui se transmet uniformément en tous les points du fluide et contre les parois; 2* do la pression due à l’action de la pesanteur sur le fluide. Cette dernière est constante par tous les points placés sur une môme section horizont le, et elle varie d une section horizontale à une autre, proportionnellement à ia profondeur de la section au-dessous du point le plus élevé du fluide supposé homogène; ainsi, w étautle poids du mètre cube