‹ Inutilité des injections vaginales pendant les suites de couches et dangersChapitre 11 sur 23 · Tarnier et Potocki. Ouvrage déjà cité (p. 391 et suiv · texte numérisé non relu

Tarnier et Potocki. Ouvrage déjà cité (p. 391 et suiv

2, Gonner. Centralbl. für gynak., 1887, p. 444.

3. Bumm. Zur frage der inneren desinfection Kreissender centratlb. für gynœk., 1892, p. 153.

op

partisans de la théorie actuelle soutiennent que les microbes renfermés dans le vagiri ne sont pas pathogènes; pour eux, il n’y a donc à redouter que l'infection venant du dehors, et leur conclusion toute naturelle, c’est qu'il est dès iors inutile de faire la guerre à des microbes qui n'existent pas, à l’aide d’injections vaginales antiseptiques.

Il n’y aurait donc qu’une infection extérieure ou hétéro-infection facile à éviter par l’aseptisation des mains, des instruments et en général de tout ce qui entre en “contact avec la parturiente. Dé plus, disent ces auteurs, les injections sont dangereuses pendant laccouchement, parce que d’une part, elles exposent la femme à être intoxiquée par le sublimé ou toute autre substance antiseptique employée, et que d’autre part, si elles sont faites sans une propreté aseptique suffisante, elles peuvent produire une. infection qu’elles étaient destinées à empêcher ; ils ajoutent enfin que le passage de la canule et la distension du vagin par le liquide de linjection peuvent, chez les nouvelles accouchées, ouvrir des plaies en voie de réparation, et par suite troubler le processus normal de cicatrisation.

Nous admettons à la rigueur le dernier argument concernant les nouvelles accouchèes. Quant à l’intoxication possible, nous ne la nions pas, mais la crainte qu’on paraît en avoir pendant le travail nous paraît quelque peu exagérée, car d’une part elle est moins à craindre à ce moment que dans les suites de couches, et d’autre part on peut l’éviter en faisant choix d’un agent antiseptique qui ne soit pas trop toxique. Reste la question de l’hétéroinfection, sur laquellé nous aurons occasion de nous

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expliquer plus tard plus en détail : si elle est peu à craindre pendant les suites de couches, pourvu qu'on nait pas négligé auparavant les précautions antiseptiques nécessaires, n'est-elle pas au contraire à redouter chez les femmes en travail, alors que l’on est obligé souvent de pratiquer le toucher ou d'introduire des instruments dans le vagin ?

A ce sujet des expériences ont été faites par différents bactériologistes ; nous les trouvonsen partie signalées dans

l’ouvrage déjà cité de M. le professeur Tarnier (P. 598 et suiv.); nous nous contenterons de les résumer, sans don-

ner les statistiques qui les accompagnent, car cela nous entraînerait trop loin, et nous exposerons les conclusions qu’en tire M. Tarnier.

‘ Ges expériences ont été pratiquées :

I. — Sur des femmes accouchées après antisepsie vulvaire, mais sans désinfection vaginale ni examen interne, par :

Léopold, de Dresde ; (1) Rossier, à Bâle; (2)

1. Léopold et Goldberg. — De l’inutilité des injections vaginales et deslavages du vagin pendantles accouchements normaux el de l'extension de l'examen externe en obstétrique. 5e mémoire relatif à la prophylaxie dela fièvre puerpérale. Archiv.f, Gynæk, 1891, XL, p. 439. |

2, Rossier. Vergleichende Klinische Beobacktungen untersuchler und nicht untersuchter Geburtsfale. Centralbt. [. GynϾk, 1894, p. 265.

SEBILLEAU à k

OS Düderlein et Günther; (1) Ahlfeld, à Marbourg; (2) Winkel, à Munich; (3)

Koch, à Stuttgard; (4) Von Szabo, à Budapest; (5)

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