‹ Invasion du Canada et siége [sic] de Québec en 1775-76 [microforme]Chapitre 13 sur 13 · PE, À · texte numérisé non relu

PE, À

Cantate Domino eanticum nov, quitemirabilia: fecit. Chantons done, N.'T. ch. fr. d’un cœur-gai et religieux nn “antique d'allégresse et de reconnaissance à notre Dieu qui a fait tant de prodiges en notre faveur, Cantate Domino, ete. Chantons-le, notre illustre gouverneur en ce point, pensant comme nous l'ontdemandé vos braves officiers sous la conduite desquels vous vous êtes acquis tant de gloire, nous en ont supplié et même que nous voulussions bien chanter une: messe solennelle afia de témoigner à Dieu par cet augustesagrifice a’une 1hanière plus digne de lui et plus proportionne à leurs sentiments la vive reconnaissance dont ils sont pénétres.

“A cos causes, après "11 avoir conféré «avec notre clergé: de notre ville épiscopale, nous avons résolu de célébrer vers les neuf“heures, mardy: prochain 31 xbre, dans notre église cathédrale, une messe: solennelle en action de grâce, après laquelle nous chanterons; en habits pontiticaux; le Te Deum.r..i 4

Donné à Québec, ce 29 xbre 1776.

& J, Or : Evèaque de Québec Î ; Re Par Monseigneur, ‘FRS. PERRAULT, Ptre- Sec.”

t JEAN OLIVIER BRIAND, g ar L miséricorde de Dieu et

la' grâge du, St. Siège, Evêque, de Québec, ete, aux fidèles PitogeL is de la ville de Guspec salut ct bénédiction en Notre-Scigneur,

“ La juste crainted’ AR DOBUES vies qui: nous sont chères nous ont porté à interrompre depuis. lofgtemps les offices solennels 3; nous les reprenons aujourd'hui avec la plus g grande allégresse : les ennemis ne,sont plus à nos portes, un.instant les en a, éloignés, Le fracas de leur artilerie ne peut plus troubler votre dévotion ;..6e.bienfait signalé n’exige-t-il pas de notre part.les actions de grâces. les plus sincères e. les plus, salennelles envers notre. Dieu.que nons avons tous si souvent reconnu. pour être de premier auteur nos SUCCÈS - , ; :

, Loin de, vouloir par là affaiblir en,vons les sentime 1ts de reconnaissance..et. d’'attachement que, vous devez. à votre très-gracicux Souverain et.à la! mère- -patrie, doat

les prompts ot: puissants secours vous-ont mis on état'do Vous faire craindre à vos ennemis, Je souhaiterais: les pouvoir redoubler. : Ne devons-nous pus également con: server un attachement éternel pour son excellence M. Carleton, notre illustre gouverneur, dont la sagesse, la prudence, l'autorité et l’intrépidité ont enfin confondu l’opiniâtreté des ennemis du roi et des nôtres. Personne de coux qui ont soutenu notre long siége dans cette ville n'ignore le zèle et le Courage des officiers, la constance et la formeté des soldats et de nos braves citovens. Mais, mes chers frères, ce ne sont pourtant là que des causes secondes qu'une providence particulière avait prépurees en notre faveur, qu'elle à soutenues, dirigées et animées, moins par la considération de nos mérites que po. l'intercession desSS, Patrons et Protecteur: de cette colonie; nous ne: croyons, pas qu'il soit ‘encore temps d'entrer T-dessus dans un plus (grand) détail, Fasse le ciel que ce bienfait signalé de la Divine Providence pour une ville que nous devons tous regarder comme le dernier boule. vart qui restait à Ja provincè et à la religion de n6s pères, puisse dessiller les yeux à tous ceux de nos frères que l'esprit ‘d'erreur et de mensonge avait aveuglés, Que le succès dont Dieu a couronné votre zèle et votre religion puisse les faire rentrer dans les sentiers de la vérité, les rendre dociles à ln voix de leurs paästenrs et plus Soumis aux puissances que Dieu a établies pour les pouverner. À ces causes, pour remercier Dieu de vous Avoir Consérvé la vie au milieu des périls etdes fatigues, VOs propriétés qu'on désirait vous enlever, ex le libre exercice de là religion par ja levée du siége, nous chantérons solennellement ce soir, 12 de mai, dans notre église cathédrale à l'issue des vépres, le Te Deum, ensuite nous donnerons le salut et accordons 40 jours d'ins dulgences.......…, : ts

Donné à Québee, ce 12 mai 1776.

MATE J. Ou: Evêque de Québec,

, Par Monseigneur FRS. PERRAULT, Ptre, See,

Extrait du Régistre C'de l'Archevéché de Québec,

La note suivante a été extraite des archives du Séminaire de Québec; bien qu’elle ait été écrite après la guerre de 1775, elle nous parait de la plus grande exactitude :

“ Durant la téméraire et pourtant formidable entre: : prise de Montgomery, commandant des troupes Américaines, sur la ville de Québec, le Séminaire déploya envers le gouvernement anglais, la même loyauté qu'il avait montrée en faveur de la France durant les siéges de 1690 et 1759. Les élèves furent exhortés à s'enrôler dans la milice, la maison fut affectée pour servir à loger un certain nombre des défendeurs de la place, les greniers furent ouverts avec libéralité, toutes les provisions livrées sans réserve. Après la mort de Montgomery et la retraite d'Arnold blessé au genou dans l'attaque du Sault au-Matelot, une trentaine de leurs officiers faits prisonniers durant la célèbre nuit du 81 décembre, furent enfermés dans le Séminaire et traités avec tous les égards Rene C’est là qu’ils pleurèrent lorsqu'on leur montra

épée de leur général, dont on leur annonça la mort.”

Note H.

AFFAIRE DES CÈDRES ET COMBAT LIVRÉ PAR LES AMÉRICAINS AUX TROIS-RIVIÈRES, RACONTÉS PAR M. A. BERTHELOT,

‘ Le capitaine Foster, du 8e régiment eut ordre de paoue d'Oswegatchie pour aller avec deux subalternes, 26 soldats et 120 sauvages, (1) chasser un parti de 300 Américains établis aux Cèdres. Pendant qu'il étoit en marche, il apprit, le 17, que les ennemis ignoroïent l’attaque méditée contre eux et qu’en faisant diligence il ourroit les surprendre. Le lendemain il débarqua à la Pointe au Diable, à six milles de l’église des res, De là il continua sa route à l’abri d’une épaisse forêt. Lorsqu'il fut à un mille du fort il arrêta son détachement et s’occupa des préparatifs de l'attaque et détacha un parti pour occuper le bois et s'approcher des ennemis autant que possible, et un autre parti de sauvages aux

(1) Les sauvages étaient commandés par M. de Lorimier. Quelques autres Canadiens avaient aussi rejoint ce détachement.

rapides, à l'entrée de la Cascade, afin de couper toute Communication avec l'ile Montréal, Ce dernier parti rencontra un détachement de ln garnison qui revenoit des Cascades avec des provisions et qui se sauva au fort, ÿ porter lu nouvelle de l'approche du Capitaine Fostor. Celui-ci fit sommer le mijor Butterfield, qui Y commandoit, de rendre ln place. Le Commandant américain demanda quatre jours pour délibérer: mais le Capitaine Foster qui avoit appris qu’un officier américain venoit de partir pour Montréal afin d'obtenir du renfort, voyant bien que l'objet des Américains n’étoit que d’obienir du temps, fit faire une seconde sommation, avec l'observation—‘‘ que les Sauvages lui étaient alors bien Soumis, mais que si en s'obstinant À défendre leur fort il leur arrivoit de tuer un de leurs gens, il ne pouvait point répondre des Conséquences, ”—Le commandant Améri- Cain répondit qu'il se rendroit si on lui permettoit de se retirer à Montréal avec Ka garnison. Le Capitaine Foster ne voulant point Conséntir à cette condition fit faire une redoute à l'entrée du bois, à 500 pas du fort, Le 19 au matin, s'a ança à 150 pas du fort et fit un feu de mousqueterie si bien soutenu jusqu'à midi, que le Commandant Butterfield se rendit à condition que les vainqueurs accorderoient aux assiégés la vie et leurs bagages. Le lendemain, le Capitaine Foster étant informé que le major Sheborie venoit de Montréal avec 100 hommes, ENVOÿaA au dévant d'eux 100 Sauvages s'emparer des bois par lesquels ils devoient passer et Les âttaquer pendant leur marche. (D Les Américains surpris, après que'ques miuutes de resistance, sc rendirent AUX sauvages qui les amenèrent au tort, où ils se proposoient de tous les mettre à mort. Ce ne fut qu'avec beaucoup de peine et qu’à force de présents, que le Capitaine Foster leur persuada d'abandonner un si cruel dessein.

“ Le capitaine Foster laissa los Cêdres pour redescendre le fleuve, et apprit à Vaudreuil que le colonel Arnold, à la tête de 600 hommes, étéit parti de Montréal et s'était avancé jusqu’à Lachine. Celui-ci se confiant en la supé-

(1) M. de Lorimier dit qu’il fut chargé de cette attaque avec 60 sauvages et que trente volontaires Canadiens se Jjoignirent à lui.

xd

riorité numérique de sos forces résolut d'aller au devant du capitaine qui sut si bien protiter de sa position en divisant sa troupe en trois, afin de défendre les 3 pointes d'une potite presqu'ile où il s'étoit placé, qu'il repoussa lies Américains : et les obligea de se retirer à Sainte- Anne sur l'ile de Montréal,

“ Mais le capitaine Foster qui avoit peu de monde sous ses ordres, se trouvant très embarrassé par le grand nombre de prisonniers, en proposa un échance que le colonel Arnold accepta 18 22 mai, et en conséquence lui livra 2 majors, 9 capitaines, 20 subalternes, et 443 soldats Américains à condition que les Américains renverroiont le Te et le 26e régiments ; et Arnold donna en otages 4 capitaines Americuins, qui furent envoyés À Québec; et où ils devoient rester jusqu'à l’exécution de la Convention. Mais le Congrès ne voulut point ratifier le cartel sous prétexte que le capitaine TS avoit traité ses prisonriiers avec cruauté, L'histoire absont ce capitaine de ce reproche, Le Congrès s'en sera laissé imposér par les rapports des prisonniers Américains qui auront représenté comme cruelles les mesures de précaution que cet officier devoit nécessairement employer pour surveiller et contenir les vaincus dont le nombre était supérieur à celui des vainqueurs.”

‘ Plusieurs vaisseaux étant arrivés d'Angleterre vers la fin de mai avec beaucoup de troupes, le général Carleton les envoya aux Trois-Rivières. Le général Fraser qui les commandait, en fit débarquer lu lere division à cette: ville, en fit monter une autre division plus haut que la ville à bord de transports, tandis que le reste remontoit le fleuve. Le général Sullivan qui était encore à Sorel avec un corps de troupes considérable, s’imaginant qu'il pourroit s'emparer facilement de la Ville des Trois- Rivières, pendant qu'elle n'avoit que peu de troupes, comme il le croyoit erronément et contre tous les rapports, envoya le général Thompson à la tête de 1,800 * hommes, avec ordre de se rendre à la rivière Nicolet et de traverser à la Pointe du Lac. La nuit du 7 au 8 juin les Américains traversèrent le fleuve ct se rendirent à la Pointe du Lac. A 4 heures du ..atin, le capitaine de Milice Landron, de la Pointe du Lac, se rendit aux Trois-Rivières et donn# avis au général Fraser de l'arri-

ane ED

vée dos Américains. Ce général tit aussitot rasseisbler ses troupes au nombre de 7,000 et placa différents piquets aux endroits par lssquels ils pouvoient se rendre à la vilie. [ordonna er: outre au général Nesbit de se mettre à la (ête d’un détachement qu'il fit débarquer des vuisseaux et d'aller prendre les Américains en guerre, tandis que le major Grant s'empareroit d'un pont, afin de les empêcher de se sauver par la Rivière du Loup. De leur côté les Américains se proposant d'attaquer les Trois- Rivières à l’improviste, avoient formé le plan de passer, dès la même nuit, par les bois, pour verir par le Uôteau Sainte-Miu guerite au côté norc, Il avoient pour guides deux François, Larose et Dupaul, qui ne connoissait pas bien ce chemin, forcèrent Ant. Gauthier, cultivateur de la Pointe du Lac, de les guider, Mais cet homme loyal, pour donner le tems à lu ville do se préparer à se défendre, “signit de s'écarer, alongea la route des A méri- “ins en leur faisant faire d'inutiles détours. 1! est certain que sans ce stratawème les Américains auroient surpris ja ville avant le jour. Ce ne fut que vers les Buit heures du matin que Gauthier parvint; avec 7 ou 8 Améiicains, qui formoient une avant: "arde, au pied du Côteau Sainte-Marguerite, à quelques arpens au nord de la Commune. Le Chevalier de Niverville, qui conduisoii un piquet de 12 volontaires, les apperçut,'alla au devant d'eux et les fit prisonniers. Le reste des Aimériains parut bientôt près. Le Général Fraser vint à leur rencontre avec les troupes anglaises et les attaqua avec un fou si vif que les ennemis furent bientôt mis en déroute, [Il fit prisonnier leur Commandant, le Général Thompson, le Col. Irwin et 200 hommes. A 3 heures après midi ies Américains avoient perdu en outre 20 bateuux, 28 quarts de lard et 8 canons. Le Géneral Carleton arriva aux Trois-Rivières à 6 h. du soir, aecompagné de son frère et de son Aide-de-Camp, M. de Lanaudière, Il fit venir Gauthier et après l'avoir interrogé sur la manière dont il avait trompé les Américains il lui dit qu’ils auroient eu le droit de le pendre pour n’avoir pas rempli ses engagements envers eux. Cette observation peut paroître étrange à plusieurs, Je la transmets telle qu’on me l’a racontrée.

“ Le gros de l’armée américaine fit, avec le plus grand

aésorere sa retraite dans un bois marécageux el y essuya toutes sortes de misères jusqu'au lendemain. Mais le Crénéral ayant donné ordre au Major Grant d'abandonner lu sossession du poni, les Américains s'enfuirent vers Sorel. ls furent poursuivis jusqu'à cet endroit par les troupes du roi jusqu’au 14 de Juin. Le Général Carleton ordonna au Général Burgoyne, le second en con.mandement, de ne point hazarder de combat avec les républicains, jusqu'à ce qu'il eut reçu un; autre colonne anglaise pour le renforcer. Ceux-ci profitèrent de ce délai pour se rendre à St. Jean, d'où ils traversèrent le lac Champlain et se rendirent à Crown-point. Leur fuite des Trois-Rivières fut si précipitée qu'ils abandonnèrent leurs blessés dans le bois. Des habitants de Machiche en aÿyan apperstl quelques-uns, des citoyens des Trois-Rivières les allèrent chercher jusque dans les bois de cette paroisse afin de les faire soigner, ?

Ga em AEr Gate au tres

peqimeareeer-ent . ne re NE UD

D NOT STONE SANT APE OEPRALEN SRE NB D ARE

Page 1