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eux faites par quelques anciens sujets mal intentionnés qui n’ont cessé de leur représenter que les Bastonais ne cherchoient qu’à les dégager des impôts qu’ils supposent que l’on va mettre sur la Province, de même, disent-ils,
u’ils ont réussi à les délivrer du papier timbré. Il ne aut pas estre bien orateur pour persuader ces pauvres gens. La situation actuelle de la Province ne m'est guère connue. Comme l’on suppose qu'il y a beaucoup de mouches pour entendre les conversations ordinaires et en faire le rapport, je suis déterminé à rester muet, afin d'éviter d’estre quelquefois surpris dans un cercle où quelques esprits emportés souvent trop impudemment au risque d’être notés par des concitoyens dont on ne se méfie pas et que je considère comme étant l’horreur du genre humain. J’éviterai de tels gens autant qu'il sera en mon pouvoir. Je finis en te priant de me croire avec attachement ton bon amy.
GUY
DE Mr BEAURASSIN au même.
St Jean, ce 3 Aoust 1775.
Mon cher bon amy,
Je m'adresse a vous espérant que vous voudrez bien me rendre le service de me retirer de monsieur Quiniette! la rente de six moys qu'il me doit, échue de la fin de Juillet et de la faire passer a madame Beaubassin à Montreal. Vous m'obligerez beaucoup. La somme est comme vous savez de deux cent soixante et dix septlivres 15 sols, dont je vous prie de donner quittance.
Vous obligerez votre meilleur amy BEAUBASSIN.
Mme VEUVE BENOIST au même.
Montréal, le 14 Aoust 1775.
Mon cher frère,
Il n’y a rien à craindre de l'inoculati
on; on commen-
1 Cugnet ?
alarme qu’on a eue des Bastonais, on les laissa bien vite. Tu comprends que c'aurait été le vrai moyen de chasser les sauvages qui dans ce tems n’auraient peut être pas été fâchés de trouver un prétexte pour s'enfuir. Pour le présent, ils paraissent bien disposés, sy on peut compter sur des sauvages. Pendant leur séjour à Montréal pour les Conseils, ils ont donné des alarmes qui fesaient frémir les peureux, surtout une nuit où ils disaient que les Bastonais étaient rendus en grand nombre à Chateauguay. En conséquence, ils firent des cris de mort et des sacaquois!terribles depuis neuf heures jusqu’à minuit : ils partaient en grand nombre en criant comme des enragés et revenaient une heure après en disant que cela était vrai, qu’ils. venaient chercher des armes. Comme ils n’avaient point de fusils, ils se firent donner des couteaux qu'ils emmanchèrent au bout de grands bâtons. Tous ces préparatifs se terminèrent par détacher quélques uns d’eux pour les envoyer à la découverte s'assurer si cela était vrai. On présume que c’étaient quelques marottes que les partisans Bastonais fesaient jouer pour faire échouer le Conseil et disperser les sauvages.................,.,,,..,,...,...
Ta sœur
Ve BENOIST.
St Jean, ce 27 Aoust 1775.
Mon cher Baby,
M'auriez-vous oublié ou ne voudriez vous pas rendre service à un bon citoyen et bon confrère—le petit service de luy retirer sa petite rente ? Ce citoyen s'adresse à vous comme l'ayant déjà fait pour luy et se flatte que vous voudrez bien le faire encore, car c’est ce qu'attend de vous celuy qui est votre bon amy,
La