‹ Invasion du Canada [microforme]Chapitre 64 sur 86 · IÈRE · texte numérisé non relu

IÈRE

\ fait un s qu’on \ rien à és tant 1e place le Montété pores neuf les ende Lonx qui en e lendeer leurs mes et itoyens qui n’ant tous nombre ban s'en aient de voyions rt; nous en effet s étions.

Nous restâmes dans sette triste position jusqu’au 15 quand ils vinrent, les Bastonais, à nos portes comme des enragés dans le dessein, de nous piller sans miséricorde, et c’est cette promesse de pillage qui encourageait nos coquins de Ganadiens à venir prendre la ville. Dans le moment qu’on apprit que les ennemys étaient en deça de la Pongue Pointe et que les habitants les avaient reçus, je me trouvais à sortir d’une grand'messe à Bonsecours. Comme on disait que l’on voyait traverser les ennemys à pleins bateaux, en bas de l'Isle Ronde, j'avançai auprès des murs de la Ville ; je ne vis autre chose que le reste du butin de la troupe, qui était sur la grève et qu’on portait en toute diligence aux bâtiments qui étaient tous ensemble vis-à-vis l'Isle Ste. Hélène. Je ne voyais faire d’autre mouvement que pour embarquer. Je t’avoue que cela m'affligea plus que l'approche des Bastonais. Enfin une demi heure après, on battit l’alarme, ce qui me ‘anima le courage, espérant, comme cela arriva, que des mesures allaient estre prises pour aller au devant de l’ennemy. Toutle monde de la Ville seulement s’assembla au Ghamp de Mars et tous, d’une voix unanime, demandèrent à sortir; on le leur permit. Tu as vu la réussite. La main de Dieu y est visible et la pretection de la Ste. Vierge.

Les choses ont bien changé de face depuis cette affaire, les habitants se rendent icy de presque toutes les Paroïisses ; on commence aujourd’hui à traverser pour aller establir un camp à Longueuil afin d'y assembler assez de monde pour aller ensuite donner la chasse à nos Bastonais et débarasser nos messieurs de S' Jean. Tu as sans doute appris qu'on a reçu Dimanche dernier des lettres de Messieurs de Belesitre et de Longueuil qui annoncent qu'ils sont tous bien portants et qu’ils ont tant de prisonniers et de déserteurs qu’ils ne scavent où les mettre. Ma chère mère te fait ses compliments; elle a assez bien soutenu tous les assauts, mais il est vrai que nous l'avons toujours bien préparée ; les jours du combat, elle n’a pas eu la moindre peur.

Messieurs les Rébelles ont fait passer ycy une Gazette de Nouvelle York, où ils ont fait insérer que le Détroit élait au moment de se rendre et que M. Bay m'avait pu gagner les sauvages en nostre faveur. Ou ne donne pas dans le panneau, étant persuadé que c’est une nouvelle ruse de la part de ces imposteurs. J'apprends que nostre monde ne pourra traverser peut estre que dans deux

jours. Ou a fait partir hier un bateau pour aller chercher des fusils qui sont àbord de Dugault qui est à S' Sulpice. Il manque toujours quelque chose qui retarde nos bons projets ; ce qui souvent les a fait échouer.

Ton affectionnée sœur V. BENOÏST.

M. DE LANAUDIÈRE au môûôme.

Du Fort, ce 5 8bre 1775.

Mon cher Baby,

Depuis ma derniere, il ne s’est rien passé ici de bien intéressant. Tout est dans un état d'attente qui donne un peu d'espérance. Mais à vous dire vrai, j'attends notre délivrance de la confusion qui régne dans toutes les parties de notre province en délire. Il est parti hier un détachement pour aller arrêter Walker qui est à l'Assomp- 4 1 5) à PODINNIRENNA AN ARR ER SO PR

Mr le Général me charge de vous dire de tâcher d’engager quelques canadiens et autres à partir de Québec; ça pourrait déterminer les paroisses qui désireraient monter.

Adieu, mon cher, croyez-moi très-sincère et ami,

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