‹ Invasion du Canada [microforme]Chapitre 66 sur 86 · KE · texte numérisé non relu

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vous est revenu sans lui faire connaitre par quelle voie. Vos leçons n’en auront que plus de force. Ge n’est pas que je désire que vous le contristiez, au contraire, mais il faut qu’il comprenne qu’il a besoin de s’observer pour ne donner prise à ses ennemis. par aucun endroit. Excusez-moi, Monsieur, de la liberté que je prends, mais c’est qu'il m'a paru que vous voulés le bien.

J'ai l'honneur d'éstre avec respect, Monsieur, Votre, L. SARAULT Ptre.

L'Tox. F, Bapy À Mr Tomas PESCHOLIER A LONDRES.

Québec, 10 9bre 1775.

Monsieur,

Nous sommes icy dans la plus triste situation et dans le cas de voir, peut-estre, nos biens à la merci des ennemis du gouvernement. Il faudrait un journal, mon cher monsieur, pour vous faire le détail de tout ce qui s’est passé dans ce pays depuis le printems ; vous l’apprendrez, sans doute, par la voye publique, car n'étant arrivé qu'hier de Montréal où je suis depuis cinq semaines, il ne me reste'que très peu de tems pour profitter des navires qui vont partir pour chez vous. Afin de vous donner une idée de notre position, il est suffisant de vous dire que nos frontières menacées depuis le printems du côté de Montréal, viennent d’estre forcées par le général Montgomery, commandant l'armée des colonies dans cette partie et que la Ville de Montréal est au moment de capituler. Depuis quelques jours, une autre armée qui a

énétré de Boston à travers les foreis est devant cette

ille au sud du fleuve. Sans troupes, abandonnés de toutes nos campagnes, qui inclinent pour les colonies, nous sommes réduits à faire le service militaire au milieu d’un grand nombre de gens qui blâment notre zèle pour le gouvernement. dJ’ignore quelle scène tragique terminera notre malheureux sort; peut-estre serai-je dans le cas de vous en dire quelque chose par les derniers navires qui partent pour l’Angleterre.

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Veuillez garder en vos mains le montant de la traite D

que je vous aï envoyée. Je suis avec l'estime et la considération les plus sincères

Monsieur

Votre F., BABY.

L'Hon. Bany À MM, Tomas & Fizs A LONDRES.

Québec, 21 Novembre 1775.

Messieurs,

Depuis celle que j'ai eu l’honnetr de vous écrire le 23 Tbre dernier, nos affaires ont bien changé ; le temps ne me permet pas de vous en donner aucun détail précis. Il est suffisant de vous dire, pour vous donner une idée de notre situation, que nos barrières par en haut ont été forcées par l’armée des colonies ; que Montréal a capitulé la semaine dernière, et que nous nous attendons de jour en jour que l’armée qui a fait ses conquestes sous le commandement du Général Montgomery, va se joindre incessamment au détachement d'environ 8 à 990 hommes qui a pénétré de Boston icy à travers les forts, et qui depuis dix jours se promène autour de nos remparts et nous arrête presqu’entierement l'entrée des vivres, bois, &c., &c. Nous voilà dans le cas d'entreprendre de soutenir le siége de cette ville jusqu’au 15 de mai prochain, tems où on espère recevoir des secours d'Angleterre. Considérant la foiblesse de nos forces et la médiocrité de nos provisions, il est fort douteux que nous puissions conserver la place : le tems vous l’apprendra.

Votre, etc., D RARV,

M. Jucuenrau Ducuesnay À L'Hon. Fns. Bay.

À Albany 31 Janvier 1776,

Cher ami,

Ne serait-ce pas assez d’être privé de la présence de ses parents et aus sans l'être encore de leurs lettres? En voici plusieurs que je vous écris ainsi qu’à ma mère et Grand-mère et je suis encore à être instruit de leur sort et du vôtre. J'ignore même l'existence de tous ceux qui n'intéressent dans votre Gouvernement et aussi l'endroit qu'ils habitent. Je me flatte que vous n'oubliez rien pour me tirer de cette perplexité.

Votre succès nous est parvenu avec peut-être, la différence d'un plus grand avantage. Que j'envie le sort de ceux qui servent sous un si brave homme ! que je désirerais être à même de partager votre gloire et vos risques ! qu'il est désagréable pour moi d’être le seul homme de Québec qui ait fait la sottise de se laisser prendre à St Jean, pendant que j'avais l'occasion de défendre ma Capitale et me couvrir de gloire. Je ne veux pas dire que je me repents d’avoir contribué à la défense de ce poste, non, je m'en repents si peu que je recommencerais si le cas le requérait, mais je regrette de ne l'avoir pas laissé quand ji vu que Fou ue parlait que de se rendre

Monsieur le tiénéral Carleton a des prisonniers en mains : faites donc, je vous en supplie, tous vos efforts pour obtenir mon erhange et assurez le que je n’oublierai rien pour lui donuer:occasion de s'en louer,

Monsieur de Longueil m'a dit que Mons. de Bélestre, qui avait vu la liste des officiers devant former le bataillion ordonné par M le Général, lui avait dit que tous ceux qui étaient dans le 1° bataillon ne seraient pas placés dans celui-ci: de Lamorandière est au désespoir et m engage à vous en parler. Tous les officiers qui se sont montrés bons sujets devraient, ce me semble, s'attendre à la préférence. Voici la liste des principaux ; M'ée Belestre, Lieutenant Colonel, M' de Longueil major— rien de mienx,ce sont deux personnes de mérite. Les capitaines sont MM. de Boucherville, de la Vaitrie, de S* Ours, de Rouville, d'Eschambault et de Lotbinière. Sondez, je vous en prie, le général à ce sujet.

Tous nos Messieurs partent sous deux jours pour Bristol en Jersey. M" de Lomorandière, et moi avons obtenu

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permission de rester—l'espérance où je suis d'être changé me l’a fait désirer.

Si vous m'écrivez, adressez vos lettres à M' le Géneral Schuiler, à Albany: la misère, le changement d'air, m'ont rétabli tout-à-fait et je me porte à merveille.

Je suis avec considération Mon cher ami

Votre J. DUCHESNAY.

Le mème au même.

Albany, le 8 Février 1776.

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Tous nos messieurs sont partis pour la Nouvelle Jersey. J'ai obtenu la permission de rester ici pour tenir compagnie à de Lamorandière et j'en ai profitté dans l’espérauce où je suis toujours d’être changé. Le changement de climat a produit un effet admirable sur mon tenpérament,

On m'a dit qu’une partie de l’armée avait été campée à Beauport; je suppose que j'aurai été pillé. J’en fais le sacrifice avec plaisir si Québec se sauve comme nous l’'espérons tous.

Je suis et serai pour la vie le meilleur et le plus sincère de vos amis

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