‹ Invasion du Canada [microforme]Chapitre 72 sur 86 · THADDEUS BURR PIERPOINT EDWARDS · texte numérisé non relu

THADDEUS BURR PIERPOINT EDWARDS

A PHte Wm.Williams, Ecuier, Président de la Chambre d'Assemblée, Connecticut.

A MR, P,. V. LiviXGSTon,

New-York, 19 juin 1775.

Cher Monsieur, : ‘

J'ai l'intention de continuer promptement mon voyage pour Québec par la voie des lacs Georges et Champlain, et

1 Cf. Témoin Oculaire, p. 39.

d'emmener avec moi Joseph Marie Tonnancourt et Louis Perras, deux jeunes canadiens qui retournent dans leurs femilles, le premier venant d'Angleterre, le second de cette ville, où ils ont résidé quelque temps pour leur instruction. J'ai aussi avec moi Daniel McKennis, mon serviteur. Ainsi, je vous prie de me procurer les lettres

ui pourront faciliter mon voyage, et je prends la liberté

e vous assurer, sur mon honneur, que je ne recevrai pas et que je ne permettrai pas que ceux qui m’accompagnent reçoivent d’autres lettres que celles qui sont seulement pour affaires commerciales ou de familles, et je les soumettrai très-volontiers à l'inspection du Congrès Provincial, s’il le juge à propos.

Les seules lettres en ma possession qui peuvent paraître contenir des matières politiques sont adressées, les unes à Lord Pitt, les autres à Lady Carleton. Les premières sont de Lord Chatam....... et les secondes sont de la mère et des sœurs de Lady Maria Carleton et pour des affaires de famille.

Je suis, Monsieur, etc., etc.

BROOK WATSON

P, V. B. Levingston, Ecuier, Président du Congrès Provincial, New-York.

À Mr. * **, HARTFORD, Fort George, 29 juin 1775.

Les rapports qui nous viennent du nord sont différents. On pense, d’après les plus exacts, que les Canadiens auraient beaucoup de répugnance à prendre le service contre les Colonies, et il est assez certain que Carleton en a pendu deux ou trois parce qu'ils refusaient et qu’ils cherchaient à décourager les autres. En général, on pense que grâce ‘ aux stratagèmes de la tyrannie, Carleton noussera de force un certain nombre de Canadiens et de Sauvages dans le service. On pense généralement qu’il se prépare à marcher contre nous ; mais d’autres croient qu'il fortifie seulement S: Jean pour prévenir nos incursions.

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L'INVXSION AMÉRICAINE, 339

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leurs À Mn. * ‘‘, EN ANGLETERRE,

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Ir ins- Montréal, 10 juil!et, Pr us La loi martiale est maintenant proclamée. Les Cana-

dieus sont enrolés comme milice et les officiers appointés iberté l ' À Aria par le Gouverneur. Les marchands d'ici ont formé une

rai pas ” Û He compagnie commandée par le Major Robertson, le Capins taine Porteous Gray et le lieutenant Todd. Les Canadiens Al! Pau en général n'aiment pas à être commandés par leur no- 1H! pie sg blesse ; mais donnez-leur des officiers anglais et ils iront til où vous voudrez. La ville a été remplie de sauvages ces ul AT jours derniers : ils venaient offrir leurs service au Gou- | | verneur. LIL AR s unes ns | mières de la ar des A Mr", EN Ecosse à Québec, 20 août 1775. I SON, Nous avons été alarmés, le mois passé, par une partie |

des rebelles provinciaux, sous les ordres du Colonel Schuyler d’Albany, et qu'on disait s'élever à cinq mille hommes. On rapportait qu'ils étaient à bâtir des bateaux

our traverser le lac Champlain et envahir cette province. |

l n’y a pas à persuader les gens de la campagne du danger. Les émissaires des rebelles leur ont fait croire que ceux-ci viennent en Canada seulement pour les protéger contre les taxes énormes que le Parlement veut leur imposer. Cette idée et le souvenir de ce qu'ils ont souffert pendant la dernière guerre les poussent à observer une stricte neutralité; mais elle ne pourra durer longtemps | si les rebelles pénètrent dans le pays. Ils auront besoin | de tout acheter des Canadiens ; mais ils n'auront que leur | argent de papier, monnaie dont les Canadiens ont trop souffert sous le gouvernement français pour y avoir quelque confiance maintenant. Les rebelles devront avoir recours à la force pour le faire passer ; en d’autres termes,

érents.

ns aucontre pendu haient grâce ‘ ra de

vages ils devront enlever ce dont ils auront besoin, ce qui fera {1 répare pienurs les armes aux Canadiens pour défendre leurs ortifie iens. Dans ce cas, comme le pays est peuplé et guerrier,

| | | vous apprendrez probablement qu’ils en sont à couteaux | | tirés avec Schuyler et ses gens. pr

Les forces du Général Carleton en ce moment ne s’é- 44 | lèvent pas au-dessus de sept cents hommes de troupes nl

régulières, de trois cents hommes nouveilement levés sous les ordres de MM. McLean et autres, et de douze à treize cents Sauvages, de différentes nations, qui vont et viennent au gré de leurs capricés, mais qui sont bien redoutables dans une guerre américaine.

Les marchands anglais, et les autres habitants anglais d'ici sont tous, si on en excepte un petit nombre, pleins de cœur et de zèle pour le Gouvernement et feront tout leur possible pour défendre la ville contre les rebelles. Ils ont loué un vaisseau qu’ils chargent maintenant de vaches à lait, moutons, volailles, dont.ils font présent aux soldats blessés à Boston. Ils ont pour cela fait une souscription.

UN OfFriciER DE L'ARMÉE CONTINENTALE A UN AMI, A NEW-YORK. Ticonderoga, 25 août 1775.

Nous sommes arrivés ici lundi soir ‘,ayant fait ce jourlà près de 50 milles. Nous nous dirigeâmes, à travers les bois, du Fort William à Skenesborough, parce qu'il n’y avait pas à ce fort assez de bateaux pour nous faire traverser le lac Georges: nous y laissimes bagage et tentes : les officiers et les soldats reçurent trois jours de provisions que nous miîimes dans nos havresacs, et nous nous avançâmes joyeusement, nos couvertures ainsi que nos fusils sur l'épaule, ce qui faisait une assez bonne charge pour de jeunes soldats, quoiqu'elle ne fût pas trouvée trop pesante par des Américains engagés dans cette cause glorieuse que nous défendons—le liberté du pays qui nous a vus naître.

Il yaici un grand nombre d'ouvriers qui travaillent aux bateaux: deux grands vaisseaux ouverts sont finis, qui porteront, je suppose, cent cinquante hommes chacun. Avec les troupes de la Nouvelle-Angleterre et les nôtres nous avons environ douze cents hommes et on dit qu'à Crown Point, il y en a environ cinq cents. Nous attendons à chaque instant des corps considérables, car nous sommes informés que lundi prochain, nous marchons, ou mieux, que nous faisons voile d'ici à Grown Point, et de là nous irons directement à St Jean où l’on dit qu’il y a cinq ou six cents réguliers, avec Guy Johnson, qui a réussi

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