‹ InvectivesChapitre 31 sur 60 · UN PEU DE BATIMENT · texte numérisé non relu

UN PEU DE BATIMENT

Dans ce Paiis si laid moderne, il est encore

Ou plutôt il était, car tout se déshonore,

Il était quelques coins pittoresques, ô non l

Mais drôles d*horreur fade et de terreur sans nom

Aucun. Je veux parler de feu les terrains vagues,

Saint-Ouen,Montrouge, d'autres [Kut-êtreoùlesvagues

De foule bête n'avaient osé déferler.

Eugène Sué and surent en bien parler,

Henri Monnier aussi, mais de façon badine ;

Lui... mais, quoi, nous voyons, de nos jours, que lutine

La fièvre de bâtir pour voler en surplus,

Là s'élever, en plâtre, à sept étages, plus

Peut-être, des maisons de rapport, parodie

De celle du Paris intérieur, mais tout aussi

Laides el d'au aspect vil aussi réussi.

Ça fleure de malsain, ça prédit la misère :

Termes dus, lièvre typlioïde, ça vous serre Le cœur d'une pitié qui serait du mépris...

Cependant, dès que c'est dressé, les maçons pris

De viu ciiautent la Marseillaise^ air ueul encore,

Ët piaulent là-dessus le drapeau tricolore.

PUERO DEBETVR REVERENTIA

Moi, si j'avais vingt fils, ils ftoraieiil vingt chevaux !

Bmilv Dcschamps.

Moi, si j'avais vingt lils, ils auraient vingt chevaux Et fuiraient au galop le Pédant et TEcole, Infâmes pour lesquels cette gueuse raccole En ce pays conquis tous les petits cerveaux.

La Truande ! qui veut pour ses sales travaux,

Blasphème, puis péché, séduire, comme on vole, L'enfant, le mien, le vôtre, ô la sinistre folle ! L'enfant, tout votre orgueil et tout ce que je vaux I

so INVECTIVES

Et si j*avais cent fils, ils auraient cent chevaux

Pour vite déserter le Sergent et l'Armée

Que ces brigands nous ont' créée, et ces drapeaux.

Les faquins I qui mettraient la France, notre aimée, Aux mains du plus offrant, après en avoir fait La chose impure, faible et sale que Ton sait.

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