LA BALLADE DE L'ÉCOLE ROMANE
En ce siècle qui prend la fuite Nous possédions, déjà, très las Mais o bstinés dans la poursuite D'un mieux toujours pas bien, hélas 1 Des escholiers pour le soulas De cette folle monomane, Notre littérature en bloc; Mais tout cela c*était en toc :
Salut à Técole romane !
A bas Baju î Qu'il meur' bien vite Sous les coups d'un vaillant Maurras, D'un Lynan, brillant néophyte, D'un Raynaud, tout zèle au pourchas
« INVBCTtVBS
De la gloire de Moréas,
Que Tapocope se pavane
Comm' drapeau fier dans le lier choc
Sur les rangs fermes comme roc
De la grande école romane !
A bas le symbolisme, mythe Et termite, et encore à bas Ce décadisme parasite Dont tels rimeurs ne voudraient pas I A bas tous faiseurs d'embarras !
Amis, partons en caravane.
Combattons de taille et d estoc Que le sang coule comm' d*un broc Pour la sainte école romane !
E^' YOl
Prince au prix de qui tout n'est qu âne Laissez s^époumonner, tels phoqu's, Tous ces faquins, tous ces loufoqu's Et vive Técole romane !
JËÂN-RËNÉ
Moréas et (ihil, Ghil et Moréas,
Qui va vaincre ? iiéias I
Estrce au plus agile Qu'écherra la palme.
Ou bien au plus calme?
Hélas I dites, quel Le victorieux Du jour glorieux?
Hélas ! car c'est qu'elles Sont si juste égales Leurs uobles fringales
De gloire et de los, £t leurs vertigos, Guerriers tant égaux
Qu'il entre eu ma glose De pleurer d^avance
Atlaque et défense .
J't'ii ai comme un sourd De pressentiment
Ç'ira trislemcuL !
Sous la liacluî lourde Chacun des héros Mordre les caireaux...
(i eûtes damoiselles Les oindront de bàmes, Prieront pom^ leurs âmes,
Et plus tard pucelles Diront leurs hauts faits
En des vers mauvais.