IV 33Ô
ilool ( lT>5â n. s.) Le xxiij de janvier XV U.
Supplique adressée à l'empereur par l'abbé et le couvent de Warnèton, aiin d'obtenir une année de répit pour le remboursement du capital d'une rente due à l'abbesse de Messines, remboursement que celle-ci exigeait et que le couvent de Warnèton se trou>:ait dans l'impossibilité d'effectuer.
En marge se trouve iilscrit l'ordre de faire, de la part du conseil de Flandre, des lettres closes à labbesse de Messines pour accorder le répit d'une année.
Sur papier, écriture de l'époque.
Idol ( loii^ n. s.) In (Jo stede van Mecssene up den ncgben en twinlichslen
in macrio .\V« ecnen vichlich.
Lettres par lestiuelles les éehevins de Messines certifient que Charles Van Staen et sa mère Jacquemine S'heilooghen , veuve de feu Jacques Van Slaen, ont constitué en faveur de Tabbaye de Messines, une rente annuelle de quatre livres six sols parisis, monnaie de Flandre, hypothéquée sur la. maison qu'ils habitent à Messines^ et ce pour la somme de soixante - douze livres parisis.
Original sur parcbemin » sceau perdu.
1552. Dcn ecrslcn duch van décembre XV* ende Iwce endc vichlich.
Lettres par lesquelles Jeanne de Ghistelles, abbeÂse de Messines, nomme comme son bailli pour les seigneuries de Noordet Zuydschoote Henri de Backere , et invite les échevins et tous les habitants de ces seigneuries à le reconnaître comme tel et à lui accorder au besoin aide et protection.
Original sur parchemin , sceau perdu.
1552 (1553 n. s.) Ghedaen desen Iwee en twinlichslen January vychlhiea
honderl iwee en vichlich.
Lettres de constitution d'une rente de trois livres dix sols parisis, au denier dix-huit, au profit de Fabbesse et dq couvent de Messines, payable chaque année le 21 mars. Cette constitution de rente est faite devant Guill^ Schoonjans, bailK , et les
échevins de la seigneurie de Wytschaete, par François Tiinmerman et Malin Stalins, curateurs de Malin Timmerman. Pour sûreté de cette rente, ils hypothèquent six cens de terre consistant eu prairies situées à Wytschaete.
Original sur parchemin, traces des sceaux du bailli et des échevins de Wytschate, pendant à double queue de parchemin.
4554. Ed la salle audit Lille le vendrcdy xix« Jour d'octobre l'an mi^ cioq
cens et cinquante et quatre.
Arrêt du souverain bailliage de Lille , Douay et Orchîes, maintenant Tabbesse et les religieuses de Messines dans tous leurs droits et prérogatives au sujet de la perception des dîmes dans la paroisse de Merignies, contre Fabbé de S' Paul d'Arras, le curé dudit Merignies et les censiers et fermiersi, au nombre de vingtcinq, qui avaient refusé le paiement desdites dîmes. (Il s*y trouve jointes quelques autres pièces telles que citations etc., au nombre de six, sur parchemin).
Original, sur parchemin de huit feuillets grand in-f* traces du sceau du bailliage de Lille, pondant à des lacs de soie verte.
i5&4 (1555 n. s.) Int jaer ons Heeren duust yyf hondert vier ende vich-
licb den vierden in sporkeie.
Acte passé devant le notaire Craielynghe par lequel demoiselle Jacqueline Tacoens , fille de Jean, seigneur de Zillebeke, reconnaît être redevable à dame Jeanne de Ghistelles, de la somme de cent cinquante livres de gros que ladite dame lui a prêtée, — Elle lui cède et transporte une maison à elle appartenant, appelée le Petit Paradis , situé à Ypres , dans la rue de Menin [augerstraete) y entre la maison de Daniel Walwein à l'ouest et celle de Jean Van Stechele à rouest,.et par derrière touchant au terrain appartenant à Tablme dudit lieu de Messines. — Elle
lui atTorde la prq[)riété de cette maison jusqu'à rentier paiement des sommes dont elle lui est redevable.
Sur parchemin, revôtu de la signature du nolairo Graieiyngho.
iv 33e.
1555. Aclum 1er camcre dcn vicrenlwiallchslcn dach van décembre XV* vyf
en vichiich.
Jugement prononcé par les échevins d'Ypres dans un diftël'end surgi entre Tabbesse de Messines, Jeanne de Ghistelles, d'une part, et la veuve de Baudouin de Wilde d'autre part , au sujet de l'achat de deux maisons fait par ladite abbesse, laquelle voulait déduire du [>rix d'achat, les frais de l'amortissement desdites maisons. — La veuve de Wilde s'opposa à cette diminution et cita ladite abbesse devant les échevins d'Ypres , qui , ouï les explications données de part et d'autre, déclarent de nulle valeur les prétentions de la veuve de Wilde, et com- I)ensent les frais du procès.
Sur parchemin , signé Willemyer.
1556 (1557 n. s.) Actum ghedaen descn ach(enlwin(ich&teD in inaerle XV<
zessenvicliiieh.
Lettres par lesquelles les échevins des seigneuries de Noord- et Zuydschoote, promettent de tenir l'abbesse de Messines, dame dudit Noord- et Zuydschoote, indemne de tous les frais et dommages que pourront occasionner les procès qu'ils veulent soutenir, d'accord avec les échevins d'Ypres et ceux du Franc et de Furnanibacht, contre les tuteurs du seigneur de Ghistclles, au sujet de leurs droits et prérogatives de la Wateringue des Oost- et Westhroiœkers, et de leui* droit sur les écluses et digues du Nieuwendam près de Nieuporl.
Original sur parchemin , muni des sceaux des échevins de Noord- el Zuydsoboole, au nombre de sept* en cire verlc, pendant à double queue de parchemin.
1560. Failes cl passées à S^ Pol le qualriesme Jour doclobre XV« soixauU.
Lettres par lesquelles Jean Desmirevault , garde du scel , fsdt connaître que devant lui a comparu en personne Jean Làtaignant, laboureur demeurant à Grlgny-lez-la Capelle, bailliage de Hesdin , lequel a déclaré avoir vendu et vendre par les présentes à SfP* Guillaume van Crayelinghe, prêtre doyen de Messines, un fief de quarante cinq mesures de terre, situé à Croisettes, qu*il tient de Tabbesse de Messines, et ce pour la somme de douze deniers de denier à Dieu, soixante-douze patars de pot de vin et dix-huit livres de vingt sols, monnaie courante d^Artois, comme somme principale, qu'il déclare avoir reçue dudit Guillaume. (Voir le N*» 344.)
Original sur parchemiD , traces du sceau du iniriie scel, eu cire brune , pendant à double queue de parchemin.
1561. Faict et accordé le neufiesme jour d*avril XV« soixanie et ong.
Procès- verbal constatant que Philippote du Poins , prieuse du couvent de Messines et les autres religieuses dudit couvent au nombre de vingt-deux , se sont réunies en congrégation et conclave et ont décidé que, vu la grande cherté des vivres et la difficulté de se procurer les choses nécessaires à la sustentation, les dames qui tiennent ménage séparé recevront une augmentation de prébende de trois livres de gros par année , et que les jeunes religieuses qui ne tiennent pas ménage , ne recevront que dix-huit livres parisis par an, jusqu*au moment qu'elles tiendront aussi ménage séparé. Cette décision prendra cours à dater du premier du mois de mai prochain. — Voici les .noms des religieuses qui signent cet accord: Philippotte du Poins , prieuse; Françoise de Blequin , Catherine Vlieghe , Jeanette Poyte , Antoinette de Dolhain, Tainée, Antoinette de Dolhain, jeune, sœurs, Lionefte de Pernes, Barbe Cortewille, Agnès de Lires ,
Jacqueline de Ilayniii, Anloînelte de Morbecque, dit Hoibeequc, Jacqueline Frefay, Marie d'Estrée, Marie van Rooden, Lamberte deLygnon, Agnès de Hennyn, Jacqueline de Zelebecque, Marie et Charlotte Vanden Hecke, sœurs, Hélène de Morbecque, Adrienne de Pernes et Agnès d'Oslrel.
Original sur papier, revêtu des signatures des religieuses susdites.
1561. Donné en nostre ville de Bruxelles le quatorziesme jour de luay, Tan
de grâce mil cincq cens soixante ung.
Lettres de Philippe II, roi d'Espagne, aux prieuse et religieuses du monastère et abbaye de Messines. — 11 les informe qu'en ces temps dangereux, en sa qualité de comte de Flandre, et en vertu de l'autorisation qui en a été donnée à son père, l'empereur, par le pape Léon X, et sur les renseignements favorables qu'il a reçus sur la personne de noble Dame Jacqueline de Haynin , religieuse audit monastère , il les autorise à nommer ladite dame comme abbesse de ladite abbaye de Messines.
Original sur parchemin, contre-signe Vander Aa, et muni du scei du roi d'Espagne, avee conirescel , pendant à une bande de parchemin.
If)61. Donné en nostre ville de Bruxelles le quciiorzlesmc jour de may, Tan
de grâce mil cincq cens soixante ung.
Lettres de Philippe II, roi d'Espagne, de même contenu que le N* précédent.
A cette copie se trouve attachée une bandelette de papier sur laquelle se trouve ce qui suit: Noté que le roy nom consent et requieH d'eslire pour abbesse celle qu'il nous nomme, à cause qu'étant séculier il n'at point la puissance d'en faire davantage, ny ne le peut commander, et qu'il ne peut avoir ny abbé ny abhsse sans estre esleu du couvent ou dumoins Sune partît quy fait le couvent. Et s'il n'y a point élection suffisante, les reli*
gieuses ne sont point obligées de /a recognoître pour abbesse,ny de luy obéyr, et devant Dieu elle nest point abbesse; cest V élection suffisante qui fait V abbesse. Ce qu avons apris d'un docteur es droict, quy at enseignez lesdroictzen r Université de Douay, nommé Monsieur Broidt, lequel est trespassez passé plusieurs années ; et de deu^ docteurs en théologie de l'ordre de S' Dominicq, dont l'un estoit docteur de la Sorboome.
Copie sur papier, collalionnëe et sigDée par Faillie. ROELANDTS, notaire royal, le â9 juin 1643.
1561. Donné en noslre ville de Bruxelles le quatorzlesmc jour de roay, l'an
de grâce mil cincq cens soixante ung.
Lettres de Philipiie II, roi d'Espagne etc.» de même contenu que le N** précédent.
A cette copie se trouve également attachée une bandelette de papier portant ce qui suit : Noté. Geste patente est datée de l'an 1561 , et puisque c'est le pape Léon X", quy at accordé à t empereur son père que les roys entendront à pourvoir les abbayes d'abbesses et d'abbés, ce ne peut avoir esté sy longues années devant; et nous sommes fondées en l'an 1060.
Copie sur papier, coUationnée et signée âllein , notaire.
1561. Ghemaect ende ghedaen le Bruggbe den achlhienslen dach van meye, int ]aer ons Heeren duusl vyf hondert ende eencu Izestich.
Lettres par lesquelles les échevins de Bruges , constituent une rente viagère de douze livres de gros , monnaie de Flandre , au profit des demoiselles Marie et Charlotte , filles de M" Corneille Vander Eycke , seigneur de S*-Georges , actuellement religieuses à Fabbaye de Messines, savoir, six livres sur la tète de Marie âgée de quinze ans et six livres sur la tète de Charlotte âgée de treize ans, et ce pour la somme de nonante-six livres de gros.
Cette constitution de rente est faite en vertu de l'autorisation du souverain du 12 décembre 1559, que lesdits échevins ont obtenue pour les mettre à même de construire près de la ville de rÉcluse , la nouvelle écluse destinée à faciliter le commerce et la navigation.
Original sur parchemin, scean des échevins de Bruges, avec contre- scel en cire hrune, pendant à double queue de parchemin.
1561^ Ce facsi faicl lo Ireisiesme jour de Juillet quinze cens soixante cl ung.
Lettres par lesquelles les échevins de Messines font connaître que devant eux a comparu en personne Guillaume de Crayelinghe, doyen et curé dudit Messines, lequel a déclaré qu'il instituait comme ses procureurs généraux Louis Gazet, Adrien Pruvost et Antoine Libel, à la tin de retraire es mains de Tabbesse dudit Messines, pour le joindre aux domaines de Tabbaye, un fief de 45 mesures de terre situées à Croisettes, moyennant la restitution du prix dachat qu'il en a payé à Jean Lattaignant. (Voir le N» 338.)
Original sur parchemin, sceau perdu.
1561 (1562 n. s.) nonné soubz le contrr-scel dudit conseil (d*Artois) le dix-sepliesmo jour de fcbvrier quinze cens soixante et un. ,
Lettres par lesquelles le conseil d'Artois, ordonne à tout huissier qui en sera requis par Tabbesse de Messines , en sa qualité de dame de Croisettes, de prêter main-forte à ladite abbesse dans l'exécution de ses droits territoriaux , et d'ajourner devant le conseil d'Artois tous ceux qui se montreront récalcitrants. — Cette mesure est prise surtout à l'égard de Marie De Lannoy, veuve, censière, et de Claude Prévost, aussi censier. Ils refusaient de payer les dimes de leur récoltes auxquelles ladite abbesse avait droit, savoir seize gerbes sur cent, des terres ordinaires, et huit gerbes sur cent des terres tenues en fief, lesquelles
dîmes devaient être conduites par les débiteurs dans la grange, dite grange de Vabhayey avant que les censiers pussent enlever leurs récoltes, et ce sous peine d^aménde de soixante sols.
A ce document se trouve jointe la déclaration de Thuissier informant le conseil d'Artois que les dénommés ont été ajournés devant le conseil d*Artois.
Original sur parchemin, traces du sceau en cire rouge, qui pendait xâi une bande de parchemin.
i568. Le qualriesme jour de Juing XV« soixante-deux.
Lettres du conseil d'Artois de même contenu que le N"" précédent, pour ajourner le nommé Antoine Leleu, censier audit Croisettes.
Lettres de Thuissier annonçant Fajournement.
Original sur parchemin, traces du sceau en cire rouge , qui pendait à une bande de parchemin.