‹ Inventaire analytique & chronologique des chartes et documents appartenant aux archives de l'ancienne abbaye de MessinesChapitre 36 sur 150 · IV» ^TO · texte numérisé non relu

IV» ^TO

1649. Den twaelfsten april sesthien hondert negen-en-yeertich.

Lettres par lesquelles les échevins d'Ypres font connaître que devant eux a comparu Gornelis Hueghebaert, lequel a déclaré vendre au nom de Jacques Godtschalck, curé de Harynghe, une maison avec toutes ses dépendances située au côté sud de la rue Auwerstraete , touchant à Test à la maison de Joos Wechsteen et à l'ouest au refuge de Fabbesse de Messines. — Cette maison reste chargée d'une rente de quinze escalins par an au profit de la prévôté de Voormezeele. — La vente se fait moyennant le prix de soixante livres de gros, monnaie de Flandre, et de douze escalins denier de dieu. — Le vendeur fait serment qu'il vend cette maison de bonne foi, et nullement pour faire passer ladite maison en main morte.

Original sur parchemin , traces du sceau des échevins d'Ypres , pendant à double queue de parchemin.

1652. L*aD de grâce mil-six-cent-cincquanteKleux le douziesme jour du mois de

janvier.

Lettres par lesquelles les trois -États du Hainaut vendent à dame Marie-Louise-Victoire de Créquy, religieuse à l'abbaye

de Messines, une rente de trois cents livres tournois par an, et ce à raison de six deniers tournois pour denier de vente. — Après la mort de ladite dame Marie-Louise- Victoire , cette rente cessera d'être payée à Fabbaye et passera aux hoirs ou ayant-droit de ladite dame.

Original , sur parchemin , muni des sceaux des trois Élats du Hainaut, dont deux en cire rouge» le troisième en cire verte.

1652. Le xxiiij d'avril XVJ« cinquante-deux.

Lettres par lesquelles les bailli et hommes de fief de la terre et seigneurie de Haghedoorne certifient que devant eux a [comparu dame Marie de Wadripont, douairière de feu messire Eustache d'Assignies, seigneur dudit Haghedoorne, laquelle a constitué en. faveur de sa fille, demoiselle Charlotte Brigitte d'Âssignies, religieuse à Tabbaye de Messines, une rente viagère dé cent florins par an à commencer du jour de sa vesture, jour du S* Sacrement 1650. — En garantie de cette rente, elle hypo-' . thèque ses biens et notamment quatre mesures de grasses prairies à Godsvelde, etc.

Original, sur parchemin, revêtu de la signature du bailli et des hommes de fief susdits.

1654. Donné en nostre ville de Malines le xxvije de juillet XVJ« cinquante-quatre.

Arrêt du grand conseil de Malines, prescrivant à tout huissier qui en sera requis par Tabbesse et les religieuses de Messines, d'exiger le paiement des dettes dues par des particuliers à ladite abbaye, de faire saisir des biens des débiteurs jusqu'à concurence de leur dette, et en cas de refus ou d'opposition, de les ajourner devant les juges compétents pour rendre raison de leur refus et de leur opposition.

Original, sur parchemin., traces du sceau du grand conseil, pendant à une bande de parchemin.

1654. Le treiziesme d'août 1654.

Règlement provisionel donné par Sa Majesté, portant que dorénavant en Flandre, dans les lieux où 1 on est accoutumé de taxer les fermiers des dîmes ecclésiastiques, ladite taxe sera faite à l'avenant du prix et estimation de la quantité de la dîme et sera levée sur le douzième bonnier, là où le propriétaire de la dîme a droit de lever la onzième ou la douzième gerbe ; et là où le propriétaire lève pour droit de dîme la 10*, 20*, 33* gerbe , ladite taxe se fera en proportion de restimation de la dîme du tantième bonnier.

Copie sur papier, écriture de V^oqw.

Pr» 4:7S.

1657. Le sixième d*aoat seize-cens-cincquante-sept.

Lettres par lesquelles Marie-Jeanne-Thérèse de Créquy et Marie-Charlotte-Isabelle de Créquy, sœurs de Marie-Louise-Vicloire de Créquy, religieuse à l'abbaye de Messines, déclarent qu'elles ont reçu de l'abbesse dudit Messines , dame Isabelle de la Howarderie, le remboursement des deux rentes mentionnées au N"* 464.

Sur papier, revêtu [des signatures des trois sœurs DE Greout et de celles de plusieurs autres membres de cette famiUe.

1657. Faict au camp de Zeekdscarp (?) le 16 septembre mil-siz-cent-quaranto-sept.

Lettres de sauve-garde accordées par le vicomte de Turenne, maréchal de France, à l'abbaye de Messines, aux dames abbesse et religieuses, leurs receveurs, fermiers et domestiques, leurs grains, meubles, bestiaux, fourrages, et généralement tout ce qui leur appartient.

Original sur papier; signature et cachet de Tijbe!«hB'

1658. Dea tweeden meye XV J< acht-en-vyftich.

Accord fait à l'amiable entre Fabbesse de Messines, Isabelle de la Howarderie, d'une part, et Charles Baert, son fermier à Noordschoote , d'autre part, qui était redevable à l'abbaye des arrîérages de son bail pour les années 1646, 1647, 1648, 1649. En considération des pertes que ledit fermier a éprouvées par suite des inondations nécessitées pour le service du roi pendant les années 1^6, 1647, 1648 et 1649, l'abbesse lui fait remise des arriérages de ces quatre années, moyennant qu'il paiera la somme de cent cinquante livres de gros une fois, de laquelle sera encore déduite la somme de dix-sept livres de gros qu'il a déjà payées, de sorte qu*il ne restera à payer que 133 livres de gros.

Sar papier, revêtu de la signature de Ch. Baert et de sa fenune.

1660. Le S»* de juing 1668.

Attestation de Mathieu Mathau âgé de trente-six ans, natif du comté de Namur et demeurant actuellement en la ville d'Anvers, portant qu'il était atteint d'un mal aux deux chevilles des pieds, qu'après avoir expérimenté tous les remèdes possibles et avoir fait faire plusieurs pèlerinages et fait dire plusieurs messes sans résulat , il a eu enfin recours à la bonne Vierge de Messines, et qu'il s'est trouvé miraculeusement guéri au moment que fut commencée la messe dite à son intention à Messines. — Cette attestation est signée par ledit Mathieu Mathau, et par trois témoins , savoir : Nicolas Gliquennois, prêtre et chapelain; George Bataille et Chrétien Scelle (1).

Original sur papier, portant les quatre signatures susdites.

(1) Imprimé dans Touyrage précité du Père Barnabe, page 70 et 71.

1662. Le treifliesme jour de febvrier seize cens soixante deux.

Acte d'échange passé devant les écheyins de la ville de Messines. — Isabelle de la Howarderie» abbesse de Messines, assistée des autres religieuses , cède aux doyen et chanoines certaines parties de terre en échange de quelques autres qui longent le jardin de Tabbaye et qui sont destinées à agrandir ledit jardin.

Original sur parchemin, traces da sceau des écheriu de Messines, pendant à double queue de ps^ chemin.

1662. Le ixrf de noY«mber seise cens soixante-deux.

Lettres par lesquelles les échevins de la paroisse de Noordet Zuydschoote déclarent que devant eux a comparu en personne Jean Ramault , héritier de Pierre Burdin (voir N"" 449) lequel a déclaré vendre à la dame abbesse de Messines tous les édifices , granges , etc. construits sur les terres de ladite abbaye et dont il avait fait mention au n"" susdit, et ce pour la somme de douze cents li\res parisis.

(Attaché au N^" 449).

Original sur parchemin, sceaux des échevins pendant k double queue de parchemin.

pr» 481.

1663. Donna en nostre Tille de Bnixelles, le yingt-nettâeeme de may Pan de

graoe mil six cens soixantfr^trols.

Lettres par lesquelles Philippe, roi d'Espagne, autorise la paroisse de Deulemont à établir une confrérie de tir à Tarbalète sous Tinvocation de S^ Georges, et en approuve le règlement relaté dans lesdites lettres.

Original sur parchemin , de six feuillets in-f», seeu du roi d*Espagne, avec contre-scel en cire rouge, pendant à double queue de

1663. Faiet le x« jour de septembre 1603.

Arrêt de la cour (Parlement de Tournai?) condamnant Fabbesse par provision, à payer la somme de sept cent soixantetrois livres huit sols sept deniers pour le restant de la rente de blé , due au prince de Robecq , pour les années 1643 et 1644, et à prendre, pour les années 1645 à 1652 des arrangements et rédactions conformément à la modération déjà accordée. (Voir le N* 474.)

Sur papier^ expédition sans signature.

1663. Le troisième de novembre mil sis cens soixante-trois.

État contenant l'indication de plusieurs propriétés, rentes foncières et héritières appartenant à Tabbaye de Messines. Cet état ne contient que l'indication de propriétés situées en la ville de Messines, dans les villages de Wytschate, Dranoutre et à Bailleul, des rentes foncières et héritières dues par diverses personnes.

Sar papier, revêtu de la signature dTsABELUC DB LA HowAumiB, abbesse do Kessines.

1663. Les ziij« et ..;.. de novembre 1603.

Accord et convention faits entre le prince de Robecq d'une part et Tabbesse de Messines d'autre part, au sujet du différend existant entre les deux parties, sur le paiement de rentes de soixante mencaudes de blé. l"" L'abbesse se confesse débitrice héréditaire de ladite rente , et promet de la faire payer comme anciennement. — ^ Elle paiera les arriérages des années 1643 et 1644 montant à sept cent soixante-trois livres huit sols sept deniers parisis. — 3*" A l'égard des autres seize années arriérées, elle fournira immédiatement une somme de 400 florins et chaque

année, outre la rente courante, une somme de 300 florins, jusqu'à ce que tous les arriérages soient payés. Sous ces conditions, les deux parties se départant de tout procès et promettent de s'en tenir au présent accord. (Voir le N** 482.)

Original sur papier, revêtu de la sîgnatare de Tabbesse et de celle da prince de Robecq.

IV 48fi.

1363. Faict à nostre chasteau de Morbecq le xiije de noYembre 1603.

Petite farde contenant les quittances des sommes stipulées dans l'accord du N** précédent. 1** quittance de 400 florins, 13 Novembre 1663, signé le prince de Robecq. — 2"* quittance de 250 florins, 9 Avril 1665, signé de Bane. — 3** quittance de 350 florins, 7 Juin 1666, signé de Bane. — 4** quittance de pareille somme, 31 Avril 1666, signé de Bane. (Voir le N** précédent.)

Originaux sur papier.

1664. Donné en nostre abbaye de Cambron sous Taffixion de notre 8cel ce xzij«

mars Xyj« soixante-quattre.

Lettres par lesquelles Antoine, abbé de Cambron reconnaît tenir en foi et hommage de l'église et abbaye de Messines deux cent septante-trois mesures et demie de pâturages en la paroisse d'Oostkerke et aux environs, sous reconnaissance de quatre-vingtdeux livres, deux sols parisrs; laquelle somme a été payée à l'abbesse, avec reconnaissance de vingt-cinq deniers pour rédemi>tion d'un lot de vin.

Original sur parchemin , revêtu de la signature de l'abbé de Cambron. Le sceau en cire rouge appliqué sur le parchemin est tombé.

1664. Datum in conventu nostro Yprensi hac 16 aprilis 1664.

Lettres de Marc-Antoine à Carpenedulo , ministre général des

Frères-mineurs, aux abbesse et religieuses de l'abbaye de Messines. Il les informe qu'en vertu de l'induit du pape Urbain V et d'autres souverains pontifes, il les fait participer à toutes les messes, sacrifices, offices, prières, veilles, méditations, etc. etc. de son ordre susdit.

Sur papier, revèta de la signatare da ministregénéral des frères-mineurs.

'1665. Le zxxj« d'aoust XV J* Boisante et cincq.

Attestation d'Antoine Brauduleu,. soldat au régiment de Don Bernard Garaffe, portant que sa femme étant allée faire ses dévotions à Notre-Dame de Messines, pour implorer son intercession en faveur de leur enfant , âgé de quatre ans , qui n'avait jamais su marcher, ledit enfant est venu à marcher deux jours après , et a jeté lui-même les béquilles dont il se servait. — Cette attestation est signée par ledit soldat Antoine Branduleu et par deux témoins: J. Cardinael et André Leignel.

Original sur papier, muni des trois signatures susdites.

I^fo 48Ô.

1666. Actum le 3 décembre 1666.

Accord entre les chanoines de l'abbaye de Messines d'une part et Fabbesse et le couvent dudit lieu d'autre part touchant le paiement de la maltote mise sur les vins et touchant plusieurs autres objets. Ils conviennent: 1** que des trois sols d'imposition ou maltote sur chaque lot de vin, l'abbesse n'en retiendra que deux aux chanoines sans pouvoir. augmenter cette retenue, quelles que soient les maltotes qui puissent être imposées dans la suite. — La question de savoir à qui incombe la restauration du chœur des chanoines, reste indécise sans préjudice des droits des parties. . — Les religieuses consentent à la séparation des biens qui sont en commun, sous condi-

tion que cette séparation ne se fasse pas à leur préjudice. — La question des préséances sera suivie comme elle Fa été depuis les temps reculés jusqu'à aujourd'hui. — Il ne sera rien changé aux jours destinés aux distributions des vins. — Pour ce qui concerne les offrandes et chandelles que le doyen réclamait comme lui revenant en partie, on suivra Tancieu usage et le doyen recevra les mêmes émoluments que ses prédécesseurs. — L'abbesse consent à ce que les clefs du baptistaire et des Saints Huiles restent entre les mains du doyen. — Madame conservera la faculté de faire prêcher après l'évangile dans la grand' messe, moyennant que le doyen soit prévenu à temps. — Aux grands jours et solemnités, quaixd on diante le credo, les chanoines doivent présenter à baiser le livre avec les reliques de la Sainte Croix. — Les chanoines s'obligent, quand on chante les vêpres des religieuses , d'encenser de la manière suivante : l"" au maitre-autel , 2^ à la chapelle de S* Joseph, 3^ à celle de S^ Benoît, 4** à la chapelle de Notre-Dame et puis à Madame et à ses religieuses. — Quand on chantera Te deum laudamus ou autres hymnes, alternative^ ment Madame et les religieuses chanteront le premier vers, comme on a toujours pratiqué. — Aux processions les De^ moiselles chanteront en sortant et en rentrant; à l'installation d'un chanoine, on convoquera la prieuse et les deux plus anciennes religieuses pour y être présentes; le serment des chanoines se fera au maitre-autel, sur le grand livre, couvert d'argent, qui se trouve à la trésorie. — Madame installera elle-même le doyen et le conduira au grand autel pour y faire son serment. — A la vêture d'une religieuse, Madame y convoquera le chapitre des chanoines. — Les chanoines continueront à chanter, sans salaire, le service des religieuses décédées, comme les religieuses feront célébrer le service à la mort d'un chanoine.

Original, sur papier, revêtu de la signature de l'abbesse Isabelle de la Howarderk et de celles des religieuses et des chanoines.

1667. Faict à Amiens le 20 mai 1667.

Ordonhance de Louis XIV, roi de France etc. offrant des lettres de sauve-garde aux habitants de chaque bourg, village etc. des Pays-Bas , qui feront prendre à Arras une copie de la présente ordonnance, signée par le marquis de Montpesat, lieutenant-général de ses armées. Ces lettres de sauve-garde leur seront fournies gratuitement.

Imprimé^ revêtu de la signature du marquis de

M0MTPE8AT.

1667. Faict à Bruxelles sous notre nom et le cachet secret de Sa M^esté le 28

de may 1667.

Lettres de sauve-garde de don Francisco de Moura, gouverneur et capitaine-général des Pays-Bas, données à Fabbesse dé Messines, pour Fabbaye dudit lieu avec toutes les appendances, toutes les censés et autres lieux appartenant à ladite abbaye, ensemble Fabbesse, les religieuses et tous les habitants de ladite abbaye et desdits censés, leurs biens, meubles, bestiaux, grains, fourrages, arbres-fruitiers, ouvriers etc.

Original sur papier, revêtu de la signature du gouverneur-général et muni du cachet du roi.

fil s*y trouve Jointe une copie sur papier, écriture de Tépoque.)

IN"» 4Qa.

1667. Actum den derden juny sesthien hondert sevenen tsestich.

Lettres par lesquelles les échevins d'Ypres font connaître que Jean de Gyngel a vendu à Chrétien Loys, une maison

située dans la rue d'Anvers (de Menin), aboutissant à Test à la maison du docteur Garpentier, au sud et à l'ouest au refuge de l'abbaye de Messines , et ce aux conditions suivantes : douze escalins parisis comme denier à Dieu; pot de vin, deux doubles ducats, et capital principal, quatorze cent cinquante florins.

Au dos se trouve inscrit que l'acheteur a cédé son marché à M. Woelaert en 1667, 20 décembre, et que celui-ci Ta cédé à son tour à l'abbaye de Messines.

Original sur parchemin, sceau des ëcbevins d^Tpres, avec contre-scel en cire brune, pendant à double Queue de parchemin.

1667. A Compiegne le xiij de juillet 1667.

Lettres de sauf-conduit accordées par le roi de France, Louis XIV, à deux religieuses de Messines, pour leur permettre de se rendre en Artois, afin d'y habiter une maison qu'elles y possèdent et d'en faire valoir les revenus.

Original sur papier, rev^ de la signature de Louis XIY et contresigné Le Telueb.

1667. Ce 20«« d'août 1667.

Lettres par lesquelles les bailli et échevins de la châtellenîe d'Ypres, certifient que dans tous les envois du roi (transports) et autres dépenses qui viennent de la part de ladite châtellenie à charge des habitants de Messines, on a l'habitude de leur en quitter les quatre parts des cinq à cause de la dévastation et ruine de la place.

Original sur papier, signé Werbrouck , et flouni do sceau de la chfttellenie, en placard.

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