‹ Inventaire analytique & chronologique des chartes et documents appartenant aux archives de l'ancienne abbaye de MessinesChapitre 38 sur 150 · Acte par lequel la S^ Congrégation des rites, sur la proposition · texte numérisé non relu

Acte par lequel la S^ Congrégation des rites, sur la proposition

du cardinal de Norfolk, accorde à i'abbesse de Messines et aux chanoinesses et chanoines de ladite abbaye l^autorisatîon de ne réciter tous les premiers mardis de chaque mois, que l'office demi-double de S^ Benoit, à Texception du temps de l'avent,. de quadragésime , des quatre-temps et des vigiles, et quand ils n*en seront pas empêchés par d'autres offices doubles ou demi-doubles.

Copie eur papier, donnée sous la signature du secrétaire de ladite congrégation.

iOSS^. A Lille le 21 aoust 1682.

Lettre du maréchal d'Humières à Fabbesse de Messines. — Il lui assure qu'il emploiera ses meilleurs offices près du magistrat de la ville de Lille, pour arranger le différend existant entre elle et ces messieurs du magistrat. — Protestations de dévouement et d'attachement.

Original sur papier, revêtu de la signature du maréchal. d682. Faict et donné le vingt-quatre de novembre seize cens quatre ving^deui.

Lettres par lesquelles messire Charles-Maximilien de Wignacourt, baron de Pernes, seigneur d'Ourthon et dudlt Wignacourt, constitue en faveur de l'abbaye de Messines une rente annuelle de quatre-vingts florins, qu'il hypothèque sur tous ses biens et notamment sur le moulin dudit Pernes.

Original sur parchemin, passé devant la loi de la ville de Pernes ; traces de sceau en cire l>mne, pendant à double queue de parchemin.

1683. Le 16-« d'octobre 1683.

Relevé des hommes féodaux de la seigneurie d'Hoflande qui sont tenus de fournir chaque année, à l'abbaye de Messines, une

poule, qu'ils doivent livrer quand on fait les prisées des grains dans ladite seigneurie.

Le nombre des hommes féodaux en question monte à trenteet-un.

Original sur papier, signé par ie greffier de Noordschoote DE BIaupetit.

1685. Faict et passé au chasteau d*Allogae le 24 de mai 1685.

Lettres par lesquelles messire Jean-Baptiste d'Âssigny, marquis d*Âllogne et de Yincly, avoué héréditaire des ville et cité jadis de Térouanne , et noble dame Jeanne de Beaufremet, sa femme , constituent une rente viagère de cent livres en faveur de leur fille, Marie-Charlotte d'Âssigny, religieuse à Tabbaye de Messines. Pour l'assurance de cette rente, ils engagent tous leurs biens, seigneuries et héritages. — Après la mort de ladite - Marie-Charlotte d'Âssigny, la rente en question retournera à ses héritiers ou ayant droit.

Copie sur papier, écriture de Tépoque.

1686. 1 février 1686.

Procès-verbal dressé par J. Mathys, huissier du conseil souverain de Tournai, certifiant que, en exécution d'un jugement obtenu le 18 janvier 1686, audit conseil souverain par l'abbesse de Messines, contre les doyen et chapitre de l'église dudit lieu, il s'est transporté audit Messines pour faire reconnaître par ledit chapitre la possession de droit de l'abbesse de faire prêcher, aux jours de fête et dimanches, dans l'église abbatiale, durant le service divin. — Qu'il a fait insinuation de l'arrêt susdit au doyen de Wilde et aux chanoines, parlant à leurs personnes , leur intimant de ne pas s'opposer à cet arrêt sous peine de mille livres d'amende, et les prévenant en même temps que ladite dame abbesse ferait prêcher le lendemain, jour de la fête de la Chandeleur. — Que le lendemain, il s'est rendu à ladite église et pour

mettre la dame abbesse en possession de son droit, il a, pendant la grand'messe , après le premier Evangile , présenté au pied de l'autel, le révérend père Sigismond, capucin du couvent de Henin, pour avoir la bénédiction, ce que le prêtre officiant lui accorda. — Que ceci étant fait, il a conduit, avec la masse d'huissier, la main levée, ledit père à la chaire à prêcher, lequel a fait le sermon en sa présence et à Faudition de tout le peuple.

Original sur papier, signé Màtthys. A ce document se trouvent jointes six pièces diverses relatives à la même afikire telles qu'états de frais etc.

1686* Le seiiiesme d'avril XV J« qaattre- vingt-six.

Lettres par lesquelles Fabbesse et les religieuses de Messines,

désignent comme leur fondé de pouvoir N (le bom est

en blanc), afin de comparaître en leur nom devant le parlement de Tournai, et y accorder sur plusieurs procès existant entre l'abbaye dudit Messines et le curé de Deulemont. Cet accord portera sur les points suivants ; 1*" L'abbesse cède à toujours au profit de Téglise de Deulemont, le droit de passage sur la rivière audit lieu. Ce droit se lèvera au profit de Féglise, mais en considération de cette cession, Fabbesse, les religieuses, officiers, ouvriers et domestiques de Fabbaye seront exempts dudit droit.— S'' La présentation des comptes de Féglise et des pauvres se fera et se signera de la manière accoutumée. — 3"" Toutes les terres à Deulemont appartenant au curé dudit lieu, soit par achat ou autrement resteront grevées de rentes seigneuriales. — 4"" Ledit curé devra payer à Favenant du seizième denier, le droit seigneurial à toute vente ou autre aliénation.

Original sur papier, revêtu de la signature de l'abbesse, de la prieuse, sous-prieuse, et des deux plus anciennes religieuses.

1686. Le premier de décembre 1686.

* Lettres par lesquelles le curé de Messines déclare que quoique Tabbesse et comtesse de l'abbaye dudit lieu, lui ait permis de mettre cejourd'hui sur Tautel de Téglise paroissiale, les reliques de S*-Eloy pour les faire baiser avant et après la messe célébrée en rhonneur dudit saint, lui, curé, n'a aucun droit aux susdites reliques, mais qu'elles appartiennent à l'église abbatiale, et ont toujours été conservées à la trésorerie de ladite église. Ni lui ni ses successeurs ne pourront y prétendre aucun droit.

Original sur papier, revôtu d9 la signature dudit curé Christian Nolle.

4686. Le onziesme décembre XV J« quattre-vingt-six.

Acte de vente définitive de la rente de soixante mencaudées de blé, dues par f abbaye de Messines au prince de Morbecq. (Voir les N*" 529 et 530.) Cet acte est passé devant le bailli et les hommes de fief de la cour féodale de la Porte du cloistre de Messines.

Original sur parchemin, revêtu de la signature du bailli et des hommes de fief susdits.

1687. Falct au camp de Deynze le 6 juillet 1687.

Lettres de sauve-garde accordées par Charles-Henri de Lorraine, prince de Vaudemont, capitaine-général de la cavalerie des Pays-Bas, à l'abbaye de Messines, avec madame Cabbesse et toutes ses demoisellesy domestiques^ etc.

Original sur papier, avec signature et cachet du prince de Vaudihoiit.

1687. Paict le jour de S^-Michel de Tan 1687.

Lettres par lesquelles les bailli et échevins de la ville de Messines et Chambre -hors -Messines déclarent que, quoique Tabbesse dudît lieu ait fait reconstruire, en 1686, le clocher audessus du chœur des chanoines, servant d*église paroissiale à la ville et au village susdits, elle n*y était pas obligée; ils donnent ces lettres de non-préjudice en déclarant que c'est à ces deux communes qu'incombe Tentretien dudit clocher.

Original sur papier, revêtu des signaiores des bailli et échevins susdits an nombre de douze.

1688. Faict à Armentières le 18 de décembre 1688.

Lettres de sauf-conduit données par le seigneur de Bassecourt, général de bataille des armées de Sa Majesté et commandant des troupes à Armentières, à quatre religieuses de Tabbaye de Messines, pour leur permettre d'aller à Lille, et d'en revenir pour la nécessité jdes affaires de l'abbaye.

Original sur papier, revêtu de la signature da général.

1689. Fait à Bruxelles le quatorziesme de may 1689.

Lettres de sauve-garde accordées à la ville et à Fabbaye de Messines, par Don Francisco Antonio de Âgurto, marquis de Gastanaga, lieutenant-gouverneur et capitaine-général des Pays- Bas.

Imprimé , muni du cachet du marquis de Gastahaca.

IV» sso.

1690. Actnxu binnen Ypre desen vj jannary 1690.

Lettres par lesquelles les échevins de la ville d'Ypres certifient

que Pierre Patyn et son épouse Catherine de Srnet, ont vendu à Jeanne Dubois, une maison avec dépendances, située dans la rue d*Anvers, au côté est du refuge des dames abbesse et religieuses de Messines , et ce pour la somme de treize cents florins outre les frais.

Original sur parchemin, sceau des échevins d'Ypres, en cire verte, pendant k double queue de parchemin.

1690. Pari» 20 noTembre 1690.

Lettre de la princesse d'Espinoy à madame de Gréquy, abbesse de Messines. — Elle regrette de ne rien pouvoir faire pour le soulagement de Messines; les changements continuels des troupes du roi sont cause qu'on ne peut espérer qu'en Monsieur de BoufOers, qui seul peut faire quelque chose en sa faveur. *

Original sur papier, revêtu de la signature de la princesse d'Espinoy.

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