‹ Inventaire analytique des archives des commanderies belges de l'Ordre deChapitre 7 sur 73 · Partie française . . . 18,506 1. 7 s. 6 d. \ Total · texte numérisé non relu

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» hollandaise . . 3,877 2 1 ) 17 sols, argent de France.

Commanderie de Viller$-le-Temple, au pays de Liège. Cette commanderie fut séparée de celle de Chantraine, en 1466 (1). Son chef-lieu

(1) Rapport de M. Wauters, sur les chartes et les cartulaires belges qui existent à la bibliothèque nationale, à Paris. Bulletin de la Commission royale d'histoire, IV e série, t. II, p. 177. — Mànwibh, p. 738.

était à Villers-le-Temple , qui, son nom l'indique, appartint originaire Tient aux Templiers.

Ses principales possessions étaient :

Le château de Villers-le-Temple (i) et ses dépendances.

La censé du Temple, près de Visé.

Les moulins de Nœufmoulin, dans la paroisse de Villers, et de Larmoulin, à Hondroux

La maison de refuge, dite du Temple, à Huy.

Les censés de Lomprez,

de Warnant, dite Monjoye, . „

/ ^n iiesDaye.

de Hanneffe,

de Bierset,

La censé de Strée.

v La petite censé de la Sarte.

La censé et le moulin de Leuze en Condroz.

La censé d'Hargimont .

La petite censé de Bonneville.

La censé de Marcinel.

La censé de Bertrandsart, dans la paroisse de Gerpinne.

La petite censé d'Ahérée.

La censé de Tan ton, en Ardenne.

Les bois de Villers, de Fremieux, de Combien, de Fleuris (entre Villers et la Meuse), de Chaumont, de Halleux, de Bertrandsart, de Tanlonnelle près de l'abbaye de Saint- Hubert, de Tan ton, de Froidfontaine, du Teraple-lez-Florinc, etc.

Le commandeur était collateur des cures de Villers, de Strée, de Champion, de Bierset, de Flemale, de Somme, de Samart, etc.

Chaque censé avait une chapelle.

Le revenu général de la commanderie était, en 1787, de 32,000 livres (2).

(1) Le château de Villers consistait « en un gros bâtiment, flanqué de quatre grosses tours, deux de pierre et deux de a briques, le tout couvert d'ardoises, et en-dedans une petite cour quarrée, où il se trouve trois tourillons en cul-de-

« lampe, bâtis depuis par différents commandeurs Dans l'enceinte, près du corps de logis, est une chapelle, sous

« l'invocation de S'-Jean-Baptisle, représenté sur un tableau en toile et bien peint en huile, au-dessus du tabernacle : a laquelle chapelle se trouve bâtie de belle pierre de taille et briques, et bien couverte d'ardoises, avec son clocher « au-dessus couvert de même, deux moyennes cloches, » etc. Les archives de la commanderie reposaient dans une

tourelle de ce château. Procès-verbal de 478%.

(2) Manmisr, Ouvrage cité, p. 755.

— xxrv —

§ IV. Archives des commanderies belges.

Le fonds qui fait l'objet de notre inventaire, ne se composait d'abord que des archives de la commanderie magistrale du Piéton. Nous allons tracer en quelques lignes l'historique du dépôt que cette commanderie avait établi à Mons ; nous dirons ensuite comment la plupart des titres et papiers des autres commanderies y furent successivement réunis.

Les archives de la commanderie du Piéton se trouvaient disséminées dans diverses maisons de l'ordre, avant l'époque où le commandeur Charles de Pipa obtint du chapitre noble de Saintè-Waudru, un local pour les y rassembler.

En reconnaissance d'une semblable faveur, le commandeur fit don à l'église collégiale de Mons, d'une grande verrière dont les débris sont conservés dans la fenêtre du portail méridional. Ce vitrail, représentant le Baptême de Jésus-Christ par saint Jean-Baptiste , est orné de deux croix de Malte, d'argent sur fond de gueules (1).

En outre, un acte, conçu dans les termes suivants, fut délivré aux chanoinesses :

« Charles de Pipa, chevalier de l'ordre de la saincte religion S 1 - Jehan de Jhérusalem, c< commandeur des commanderies de Haynnau, Cambrésis, Soissoies (2), Bosdelucque (3), « Barbonne(4) et Walesberghes (3), cognois que l'accord que me ont fait les nobles damoi- « selles de Saincte-Waldru de Mons, de me donner place en ung cabinet auprès du sépulcre « en leur église, pour y mettre en garde comme en trésorie le coffre et les escrips appertenans « aux affaires de ladicte religion l n'a esté que de leur grâce espéciale et pour faire service « et plaisir tant à laditte religion comme à moy, et jusquez leur bon plaisir et rappel : dont « humblement les mercie par ceste ma présente cognoissance, prometant leur en faire avoir « semblable sur le séel à l'aigle de ladicte religion dedens la Sainot- Jehan-Baptiste prochain, ce Tesmoing mon nom cy-mis, le septysme jour d'octobre mil chincq cens et trente-troix. « (Signé : ) F. Charles Pipa (6). »

(0 Voy. notre Mémoire historique et descriptif sur l'église de Sainte- Waudru (Mons, 1857, in-4°), p. 38, et le t. VI, pp. 86-70, des Annales du cercle archéologique de Mons.

(2) Saussay (Le), commune d'Meville (Département de Seine-et-Oise). M. Mannier (p. 89; cile le chevalier de Pipa, dans sa liste des commandeurs de Saussay.

(3) Baudelu, ancienne commanderie, qui devint un membre de celle de Saussay.

(4) Ancienne commanderie, qui devint un membre de celle de Coulours (Yonne).

(3) Walsbergen, ancienne commanderie, qui devint un membre de la commanderie de Chantraine, puis de celle de

Tirlemont.

(6) Orig. sur papier. Chartrier du chapitre de Sainte- Waudru, titre coté ; Mens, N* 1064. (Archives de l'État» à Mon»,

Nous avons trouvé d'autres souvenirs sur la translation des archives de l'ordre dans l'église de Sainte- Waudru. Les voici :

ce Âffin de par mondit seigneur le commandeur avoir lieu et place à l'église madamme « saincte Wauldru de Mons, lequel est voset, pour mectre touz les escriptz et lettriaiges de « la religion, a esté donné pour une foys payer à la fabricque d'icelle église, y comprins « les acoustremens es tans à laditte trésorie, sicomme : aulmayres d'escrignerie pour mectre « tous lesdis escriptz, tables, bancs et serrures. ....... iij G iiij xx x l . »

(Extrait d'un procès-verbal des ouvrages faits aux maisons et chapelles de la commanderie de Hainaut-Cambrésis, en 1535.)

« Payet à Jehan Fourmanoir, escrignier, à l'ordonnance de ceulx du conseil de ladicte « religion, pour cause d'une table à quattre pict et une longhe escabelle servant à i celle, « par lui faicte et assize en la trésorie de la ditle religion en l'église Saincte- Waudru de « Mons, la somme de . c 8 . »

(Extrait du compte de la commanderie, pour 1535-1534.)

En mars 1537 (n. st.), les titres et papiers de la commanderie furent répartis en un certain nombre de layettes et inventoriés, par ordre du commandeur de Pipa.

Nous allons donner quelques indications sur ce premier inventaire des archives de la commanderie du Piéton. Il est intitulé : Inventoire des lettreaiges, tillres et escrips estans à la tressaiirie de la religion Sainct-Jehan de J lié ru sale m à Vesglise de madamme saincte Vaxddru de Mons, faicl au moys de mars l'an mil v° etocxxvj (v. st ), à l'ordonnance de monsgr. frère Charles Pipa , commandeur de Haynnau et Cambrésis , iceulx letlreaiges mys par laiette, ainsi que s'ensuit :

Piéton, Senefet les appendances.

Sous cette rubrique sont mentionnés quelques titres originaux qui n'existent plus aujourd'hui dans le chartrier de la commanderie, savoir :

« En une petitte boicte de boys, une lettre en parchemin, en datte de l'an de l'Incarnation « mil cent quatre-vingtz et ung, sellée à queue de cuyr et cire blanche, faisant mencion « de xlvj muys de bled et xxxiij muys avoyne deu par l'esglise de Bonne-Espérance à la « religion, sur les héritaiges du village de Riveroelles (i).

(1) Voy. l'analyse que nous donnons à la page 118, d'une charte de Fan 1181.

« Item, une aultre lettre, aussi en latin, séellée des seaulx de frère Guy de Bassenville, « prieur de France, et des abbcz et convent dudit Bonne-Espérance, en datte de mil deux « cens cinquante-lroys, au moys d'aoust, faisant mencion de la submission de ladite rente, « pour cause de la mutation de la mesure de Binche (i). »

« Item, une petitte lettre en latin, à queue pendante, sans sceau, contenant le don faict « par Hoste de Trazignies aux frères du Piéton, de povoir campier et prendre marie au « terroir de Trazegnies. »

« Item, ung escript en parchemin, de datte l'an mil deux, cens iiij" et quatorze, le jour « sainct Pierre, aoust entrant, contenant que Mghault, chaslellaine de Bruxelles, et au lires « ses hoirs ont consenty et gréet le don que messire Godefroy, sire de Sencf, avoit faict « as frères de le chevallerie du Temple, de quatre-vingt-cinq bonnicrs demy de terre audit « Senef(2). »

ce Item, ung escript en parchemin, de datte de Tan mil ij c iiij" et sept, le jour des Inno- « cents, contenant "que Waultier de Brayne, sire de Bachelies, a reconneult le droit que la « religion a à Senef. »

Mons, le Temple dallé Genly (3), Sars, Noerchin et les appendans.

Mention de « l'arrentement de la maison de Sainct- Jehan, en la rue de Haveret, à Mons. »

Saincl-Siphorien, PeillereUes, Espiennes et les appendans.

Palknciennes, Beaulieu, VHospitalde Main et leurs appendans.

Le Monl-Sainct- Jehan, Gaspendor et les appendans (4).

La Flamengrie.

Le Fraisnoy et les appendans

Avesnes les Secques et les appendans.

(1> Nous avons analysé cette charte d'après une copie, à la page ii9 (août 1233).

(2) Voy* p. 30, No 129, l'acte de donation, en date de septembre 1231.

(3) Con dist le Fliémet. Inventaire de 1370.

{A) C'est par erreur que M. Mannier (ouvrage cité, p. 720), dit que les maisons de Mont-Saint-Jean et de Gaspendorenontété annexées en 1777, à la commanderie du Piéton. On trouve la mention de ces maisons dans les anciens litres de Hainaut-Cambrésis. Nous nous bornerons à constater que le registre des recettes et des dépenses de la baillie de Cambrésis, en 1310-1311 (N° 408 de notre inventaire), renseigne les Receptes de Capendore de Van m.iip et xj, pui la mort de frère Jehan, qui trespassa environ la Touuainz, et celles dou Mont S. Jehan et de la censé de Bruxelle.

flics, l'Hospital lez-Escuélih et leurs appmdances.

Lhospital de Cherves(l).

Previlléges, bulles et filtres des drois et auclorités de la religion Saincl-Jehan de

I hé rusa te m.

Servant au bailliaige de la Religion.

Carlulaires, inventaires et comptes.

L'inventaire fut dans la suite complété et renouvelé. Vers 1767, les sieurs de Wezemal, bailli de la commanderie, et Perlau, greffier, arrangèrent de nouveau les archives et en dressèrent un répertoire. Dans une note écrite à la même époque, on trouve des renseignements curieux sur le dépôt de ces archives. Voici cette note :

« Les archives de la commanderie du Hainau et Cambrésis ditte du Piéton sont placées « dans l'église'collégîale de S (e -Waudru en la ville de Mons, dans une place carrelée au- « dessus de la chapelle de S^EIoy, qui est la première au haut de la grande nef à gauche. '< Cette place est de la longueur de 16 pieds 1/2 et de la largeur de 12 pieds et demi ; il y « a une grande vitre avec des barreaux de fer du côté de la rue, une balustrade de menui- « série du côté de l'église de la hauteur de trois pieds quatre pouces.

« L'armoire dans laquelle sont renfermés les titres est de la largeur de sept pieds sept « pouces, de la hauteur de six pieds et demi*, et de la profondeur de deux pieds quatre « pouces ; elle se ferme par deux grandes portes soutenues de trois penturcs de chaque « côté. Il y a trois clefs dont deux sont gardées par le sieur bailli de la dite commanderie et « l'autre, ainsi que deux autres qui servent à ouvrir la porte de l'escalier et de la place, par « le s r greffier d'icelle. Il y a dans cette place une table de bois de chesne de la longueur de « six pieds un pouce et de la largeur de deux pieds et demi, et deux bancs de même <• longueur. »

Enfin l'avocat Chasselet, greffier de la commanderie, forma un nouvel inventaire, en 1785. Ce document a pour titre: Inventaire des titres et papiers reposants aux archives de la commanderie magistrale du Piéton, en l'église de S^fVaudru à Mons, dressé, vérifié et mis en ordre par le soussigné, greffier de la ditte commanderie, ensuite des ordres de Monsieur Tirou, secrétaire de la recette généralle de l ordre de Malthe, par sa missive du 28 décembre 1784, ensuite de résolution prise par le vénérable chapitre de France, en leur délibération du %&juin 1784, pour Son Excellence Mr. le marquis

(1) Cherves, Chièvres.

vr

— XXVIH —

pe Breteuilj titulaire de laditte commander ie du Piéton. Les archives du Piéton étaient distribuées alors en vingt-deux cases. L'inventaire reproduit le numérotage des pièces, tel qu'il avait été établi en 1682(1), mais en omettant un certain nombre de documents.

Les biens de la commanderie du Piéton situés en France ayant été séparés en exécution d'un décret du 21 juillet 1777, et placés sous l'administration d'un commandeur (2) et d'un bailli, M. Jamart, qui habitait l'hôtel du Petit-Saint-Jean, à Valenciennes(5), on avait songé à réunir dans cet hôtel les titres et papiers relatifs aux propriétés dont il s'agit, afin surtout d'éviter les inconvénients pouvant résulter d'un état de guerre entre l'Autriche et la France. Mais ce projet ne fut pas réalisé, et le dépôt que la religion avait à Mons demeura intact.

Lorsque l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem se vit menacé par la république française, l'Administration du trésor, à Paris, ordonna à tous les régisseurs des command crics située dans nos provinces de sauver les titres qui se trouvaient sous leur garde. C'est alors que les archives qui reposaient, depuis plus de deux siècles cl demi, dans l'église de Sa in te - Waudru furent transférées chez l'avocat Jean-Baptiste- Marie Chasselct, l'un des héritiers de Guillaume-Joseph Drion et son successeur au poste d'agent général de l'ordre de Malte aux Pays-Bas. En outre, on y déposa une quantité d'archives des autres commanderies belges.

Ces archives n'attirèrent pas l'attention de la Commission départementale du triage des titres, établie en exécution de la loi du 5 brumaire an Y. Elles furent religieusement gardées par M. Chasselet jusqu'au jour (2 juillet 1851) où ce vénérable vieillard mit à la disposition

(1) Voyez p. 135, N°718, de notre inventaire.

(2) M. Mannier cite les noms de deux commandeurs de Valenciennes, depuis 1777, savoir: 4783, le chevalier Jean- Baptiste-Gabriel Fresson de la Freslonnière, colonel du régiment de Malle. 1789, le chevalier de Greischc.

(3) La commanderie de Valenciennes comprit :

La maison de l'Hôpital de Valenciennes, dite l'Hôtel du Petit-Saint-Jean, dans la rue de la Viesware ou de la Viéseric

La maison du Temple de Beaulieu," paroisse de Marly ;

La maison de l'Hôpital de Chiply-sur-Maing ;

La maison d'Àvesnes-le-Sec ; *

La maison de la Flamengrie ;

La maison du Fresnoy, à Boussières ;

La maison de Cambrai ;

La maison d'Écuélin.

En 1783, cette commanderie avait 24,672 livres de rente.

(Mannier, Ouvrage cité, pp. 706 et suiv.)

de notre prédécesseur, M. Lacroix, six grandes caisses qui, dans sa pensée, contenaient toutes les archives des commanderies de Malte en Belgique.

Cependant une partie notable de ces archives avait été môlée à d'autres papiers et conservée avec ceux-ci par un neveu de M. Chasselet, feu M. Defacqz, membre de la Députation permanente du Conseil provincial du Hainaut. Ce complément vient de nous être gracieusement remis par son petit-fils M. Ernest Rouvez.

D'un autre côté, l'Administration des archives du Royaume a envoyé aux archives de Mons un grand nombre de documents ayant appartenu aux commanderies belges de Tordre de Malte.

Le fonds qui nous occupe, est ainsi devenu d une rare importance autant par la masse que par l'ancienneté et la valeur des pièces qui le composent.

Néanmoins, à part les archives de la commanderie de Hainaul-Cambrésis ou du Piéton, celles des autres commanderies sont loin d'être complètes. Nous pensons que ces dernières archives, à l'exception des registres conservés aux dépôts de Bruges, de Liège et de Namur (1), ont été dispersées en partie chez des agents de l'ordre et que le reste a dû être

(1) Dans sa Notice sur les archives de CÉtat, à Bruges, M. d'Hoop mentionne (p. 52) trois comptes de la commanderie de Slype, des années 1557-4559.

Le Tableau synoptique des archives de l'État dans les provinces, dressé en 1856 par M. l'Archiviste général du Royaume, fait connaître que le dépôt de Lié^e possède AH registres provenant de Tordre de Malte (vraisemblablement delà commanderie de Villers-le-Tcmple), et celui de Namur, 2 registres qui ont appartenu à ia commanderie de Chantraine.

Nos honorés collègues de Liège et de Namur, MM. Schoonbroodt et Bormans, ont eu l'obligeance de nous donner sur ces documents les renseignements suivants :

La plupart des registres du dépôt de Liège contiennent des paies de 1450 à la fin du siècle dernier. Les autres sont : 1» deux registres du XVI e siècle, intitulés : Stock ; 2° deux registres aux baux, Tun commençant en 1555, l'autre, en 1608 ; 5° un papier terrier, renouvelé en 1710 ; 4° deux registres du XVI e siècle, ayant pour titre : Désignation des biens et deux, du môme siècle : Spécification des biens; 5® deux registres, dont l'un est intitulé : Spécification des revenus y et l'autre, Spécification des débiteurs.

Les deux registres conservés au dépôt de Namur sont : 1° Registre aux cens seigneuriaux, tant en graim qu'en argent, chapons, etc. % dus à la commanderie de Chantraine au pays et comté de Namur, qui se perçoivent chaque année aux jours St. Remy et St.Élienne, lendemain de Noël, es villages de ]Branchon, Acoz et Ui-entour, par ceulx de la justice des cours foncières jugeantes es dits lieux, on par comis d'un seigneur commandeur de Chantraine; iceluy registre renouvelle l'an 47à0 et suivant, par ordre de S. E. monseigr. Louis-Gabriel, bailli de Froulay, grand'eroix de l'ordre de Malte, ambassadeur dudit ordre près de S. M. T. C, en sa qualité de commandeur de Chantraine et Vaillampont, etc., par le procureur et nottaire Petit, au dit Namur, à ce commis par ledit seigneur ; 2° Papier terrier fait par ordre de frère Jacques de Martigny, commandeur de Chantraine, en 1618, « aflin de parvenir au plain rensei-

adressé, à diverses époques, au grand prieuré de France (i). M. Wauters a fail connaître, dans son rapport déjà cité, que Ton conserve aux archives nationales, à Paris (2), de nombreux documents sur la commanderie de Slype. Il en cite plusieurs qui proviennent des commanderies de Castres, de Chantraine et Vaillempont, de Villers-le-Temple et de la Braque.

On sait qu'en abandonnant Malte, à la suite du traité du 12 juin 1798, les chevaliers y laissèrent leurs titres, leurs archives, leurs armes et leurs trophées, et que le grandmaître n'emporta que trois reliques, dépouillées de leurs ornements précieux (3).

« gnement des biens, leur scituation et joindans, comme aussy des cens et rentes qui estoient demourés stériles durant « les troubles et guerres. »

Il existe aux Archives communales de la ville de Mons deux actes, des années 1293 et 4295, concernant les propriétés de la commanderie de Hainaut-Cambrésis à Ville-sur-Haine et à Vellereille-le-Sec. Nous en avons inséré Tanalysc et des extraits, dans le t. VII, pp. 152-153, de notre Description de cartulaires, et dans le t. XII, pp. 417-418, des Annales du Cercle archéologique de Mons.

Noas avons aussi publié dans le tome III, p. 291, de notre Description de cartulaires, l'analyse de pièces relatives à la collation des cures de Tordre de Malte, et produites au conseil souverain de Hainaut, à l'occasion de la nomination de maître Pierre-Joseph Cochez à la cure de Vellereille-le-Sec, en 1740. (N° 20,003 des procès jugés du conseil de Hainaut.)

(1) En 1664, le Grand-Prieur fit déposer au Temple, à Paris, les archives des commanderies du grand-prieuré de France. « Cependant, dit M. Mannier (p. 9), il ne fut pas possible de faire rentrer les litres des commanderies de Flandre (on appelait ainsi les commanderies belges), à cause de la guerre qui existait dans le pays. En 1669, U Grand- Prieur en réclama de nouveau la réintégration ; mais alors on lui fît observer qu'en Flandre, dans les procédures qui étaient à courts délais, il fallait représenter les titres originaux, qu'on n'aurait pu produire à temps, si on avait dû les faire venir de Paris. »

Quoiqu'il en soit, un certain nombre de documents de nos anciennes commanderies, et particulièrement des papiers terriers ou registres de cens, ont été envoyés au grand-prieuré, comme le prouve l'intéressant rapport de M. Wauters. Les procès-verbaux de visites et les papiers terriers des commanderies devaient y être déposés en originaux.

Dans son rapport, M. Wauters a publié plusieurs chartes qui sont relatives aux possessions de l'Ordre à Turnhout, - Rixel, Alphen et Bréda ; ces chartes sont des années 1187, 1212, 1214, 1223, 1236, 1295, 1424 et 1617. Il a reproduit le texte de deux de ces pièces et des lettres par lesquelles « l'archevêque de Reims informe Milon, évêque de Térouane, que, « dans un synode tenu à Reims, on a consenti à ce que les offrandes faites dans la chapelle de I'Obstal à Ypres fussent « recueillies au profit de Tordre du Temple chaque année les trois jours des Rogations et les cinq jours suivants. « (1*132 environ.) »

(2) C'est à l'aide des nombreux titres et papiers (plus de 10,000 pièces et 800 registres environ) de l'ancien prieuré de France, que l'on conservait jadis dans la maison du Temple à Paris, et qui reposent aujourd'hui aux Archives nationales de France, que M. E. Mannier a rédigé son précieux ouvrage sur les commanderies qui composaient ce grand prieuré.

A propos de l'origine de l'ordre de l'hôpital de Saint-Jean de Jérusalem, M. Mannier a fourni la preuve que cet ordre existait bien avant l'époque fixée par le R. P. Paoli. En effet, il cite (p. 10) des donations faites en 1060 (par Guillaume le Conquérant), en 1083, en 1084 et en 1083.

Nous devons ajouter que cette particularité détruit l'opinion avancée sans preuve par le R. P. Paoli.

(3) Un écrit' du temps dit que le grand-maître ne put obtenir autre chose que ces trois reliques et que « les archives

Le magistère de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, à Rome, ne possède donc pas les anciennes archives de cet ordre souverain (i); elles sont conservées aux archives royales de Malle, dont la garde est confiée à M. le docteur Xavier Camilleri. Il est probable que ces archives renferment de nombreux souvenirs sur nos anciennes commanderies. C'est un point qu'il serait intéressant de voir éclaircir, et sur lequel nous appelons l'attention de la Commission royale d'histoire.

§ V. Composition de l'inventaire.

La collection des archives de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem que possède le dépôt de Mons, a été divisée en sept sections, savoir :

L Généralité de l'ordre aux Pays-Bas.

II. Commanderie magistrale de Hainaut-Cambrésis, dite du Piéton.

III. Commanderies de Chantraine, de Tirlemont et de Vaillempont, en Brabant.

IV. Commanderie de la Braque ou de Breda, en Brabant. V. Commanderie de Slype, en Flandre.

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