‹ Inventaire analytique des archives du château de La BarreChapitre 100 sur 118 · POITIERS (MOULINS · texte numérisé non relu

POITIERS (MOULINS

D 354. — Parchemin.

1458, 20 avril. — Bail à ferme par Louise Eschalarde, veuve de Maurice Glaveurier, par Maurice et Michel Glaveurier, ses e:ifants, à Médard Devalhac, à Simon Floretetà Jenin Jacquet, moyennant 30 écus d'or du coin du roi, de leurs moulins à papier, avec les maisons, roues, rouets et tout ce qui appartient auxdits moulins, sis paroisse Saint-Michel de Poitiers, devant le vitrail de l'église des Garmes.

1462-1463, 17 mars. — Bail à ferme par Pierre Glaveurier, éc, bourgeois et échevin de Poitiers et par Louise Eschallarde, comme tutrice de Guillaume et de Jean Glaveurier, ses enfants mineurs, et par Michel et Maurice Glaveurier, à Jean Guisart

et à André Texier, moyennant 100 sextîers de froment, mesure de Poitiers, de leurs moulins à blé assis en la paroisse Saint- Michel, avec le portail dudit moulin pour y mettre leurs blés, et le jardin contenant une boisselée, tenant lesdits moulins au petit étang vers la fuie, aux murs de la ville, un sentier entre deux, et au jardin, l'étang entre deux.

D 356. — Parchemin.

1475, 1 mai. — Accord par suite duquel Maurice Claveurier, sgr de La Tour-Savary et du fief de Laubué y annexé, abandonne aux doyen et chapitre' de Poitiers les rentes et les devoirs qu'ils lui payent au sujet de la maison avec fuie appelée La Grant- Vilaine, tenue de La Tour-Savary, contre ce qu'il leur doit pour fondations ou autres choses sur ses moulins à blé de Poitiers appelés La Papeterie.

D 357. — 2 pièces, parchemin.

1476. — Arrentement perpétuel par n. h. Jean Claveurier, licencié en lois, à Jean Cosson, meunier, moyennant 6 livres, d'un moulin qui soûlait être à tan, assis dedans les murs de Poitiers, près le Pré-Labasse, se servant de l'eau du ruisseau qui fait la séparation dudit pré, et contigu au chemin qui descend de N.-D. des Carmes audit pré, à la condition de mettre ledit moulin en état de moudre, de ne le grever d'aucune rente, ni de le transporter à autres personnes.

1480, 5 juillet. — Arrentement par le même Claveurier, dit bourgeois et échevin de Poitiers, au même Jean Cosson, moyennant 100 sextiers de froment, mesure de Poitiers et 6 livres de rente, des moulins à blé sis paroisse de Saint-Michel, en ce non compris 40 sous de rente dus par Pierre Troussereau, meunier, pour des maisons et treilles sis près dudit moulin ; plus la maison du Portault et une grande maison où soûlait être la papeterie, sise sur le chemin du pont Enjoubert au Pré-Labbasse et sur un des bras du Clain.

tl4-.

ém \t IflBS ds ■■nOesw bôhmmbs Ruic 5îf wffsihjl dEt

décfafat qB*ai3Bt pris le Inil de b pêcte des dourc? de b fille ik uotâkM qo^VesSa^ éaapem finsaûenf partie, ■ttis qse iéuaa/L. mip» de oe aoipfês de sire Pisre PjrériBt. celte file aaiée noire de PoitieR. cdid-â lear a dédaié qa ik bV avaient Dok droits, par quoi 0 se aoumettem à la dédsiop de la cour qui maiiitiait Pierre Gisam daiB sa pos5es3MiL

UM, A aoât. — Beprise des mouliiis qn*3 a arrentés, laite par Jean ClaTeiirier, sgr de Jaidiiay et ptuuueur des fie& eo Poitoo, sur Perrette Dda^an, Teare de Jean Gissoo, en Tertn de la danse qui loi donnait ce droit si le preneor était en retard d'une demi-année pour le paiement de la rente (odled se payait par quartiers) et s*il ne dépensait pas 200 étus €xi réparations anxdits moulins; attoidu qu'il lui est dû une année et demie d'arrérages et que les réparations n'ont pas été faites, il confie la direction des moulins à Hathurin Vage, meunier, qui les tenait dudit Cosson et il saisit aussi les maisons et le portail, attendu que Ie£t Cosse» les avait arrentés malgré les danses de son omtrat.

Ii99, 12 juin. — Accord au sujet de cette saisie entre Jean Claveurier et Perrette Delavau, agissant comme tutrice de ses eofants, par lequel celle-ci pour rentrer en possession desdits

que Jean Claveurier a aliénés à Pierre Fleury, s'engage âk pstyer la rente convenue en quatre termes , en y ajoutant un poizrceau gras à Noël, à employer à nouveau 200 écus aux répara.tioiis des moulins et des chaussées, sans tenir compte de ce qui a. déjà été fait, à la réserve du portail et des autres choses aliénées, que ledit Claveurier se réserve de revendiquer en justice, saijif pourtant un procès pour A livres de rente au sujet dudit portail que ladite Delavau a déjà intenté.

D 360. — Parchemin.

1498, 31 août. — Accord entre Jean Claveurier et Perrctte Delavau sur ce qu'après une paisible jouissance des lieux arrentés, Antoine Bothe, armurier, fit faire et dresser ceitain moulin à harnais avec une chaussée et écluse sur le cours de Veau des moulins, si bien que ceux-ci en furent grandement détériorés et endommagés et rendus de nul profit, que l'un

d' eux est même tombé en ruine ; lesdits Cossoù et Claveurier portèrent plainte contre ledit Bothe et contre les maire et échevins de Poitiers qui avaient pris parti pour lui ; la sénéchaussée de Poitiers a déjà rendu une sentence favorable et TafTaire est en instance devant le parlement de Paris, mais ledit Cosson étant mort et de grands frais ayant été faits, Perrette Delavau abandonne tous ses droits audit Claveurier qui continuera seul l'instance et à ses frais.

D 361. — 2 pièces, parchemin.

1502, 26 novembre. — Sentence d'André de Vivonne, sgr de La Ghateigneraie, chambellan du roi et sénéchal du Poitou, faisant distribution entre les divers créanciers de feu Jean Cosson, delà portion leur revenant dans deux maisons qui lui appartenaient, sises derrière l'église des Carmes, paroisse Saint-Michel, saisies en l'an 1600 sur Perrette Delavau, sa veuve, et sur Catherine Cosson^ sa fille, à la requête d'Etienne

de Bonney, bourgeois de Poitiers, représenté par ses en&nts Louis et Jean de Bonney, Pierre et Catherine de Bonney, Loujse de Bonney , femme d'Abel Militis , et Mai^^ente de Bonney, femme de Guillaume de Gadètes.

D 362. — Parchemin.

1510, juillet. — Pièce du procès de Jean Claveurier avec Perrette Delavau au sujet des arrérages qu elle lui devait.

1518, mars. — Accord entre Jean Claveurier et Perrette Delavau assistée de René et de Louis Cosson, ses enfants, par lequel ces derniers consentent à ce que la sentence du cr. des pr. de Tu. de Poitiers de novembre 1517, qui annulait le contrat de baillette des moulins, maisons, portail et treilles arren tés à feu Jean Cosson, leur mari et père, et adjugeait les rentes et arrérages aux chapelains et bacheliers de Sainte-Rad^nde dont ledit Claveurier les aurait acqms, sorte de son plein effet, et que ledit Claveurier demeure seigneur desdits lieux, moyennant quoi celui-ci les tient quittes de ce qu'ils peuvent lui devoir et leur arrente moyennant 11 livres deux maisons sises en la paroisse Saint-Michel, dans la rue qui va de Téglise Saint-Michel à 1* église Saint-Cybart, tenant du derrière aux moulins des Claveuriers et séparées par une ruelle delà maison de feu Pierre de Lestang, curé de Lyniers.

D 363. — Parchemin.

1510, 12 novembre. — Arrentement par Jean Claveurier à Jean de Bonney, d'un toit à pourceaux sis près les moulins des Claveurier qu'h. h. et s. m. Etienne de Bonney, père dudit Jean, avait construit sur un terrain que lui avait arrenté Jean Cosson qui tenait lesdits moulins à rente dudit Claveurier, mais que celui-ci avait repris attendu qu'il lui avait interdit d*en vendi-e, aliéner ou arrenter quoi que ce soit sans sa permission.

D 364. — Parchemin.

4 5212, 8 août. — Accord entre Nicoles Claveurier, élu, et

Joachim Beluteau, meunier, lequel s'engage à continuer de

payer audit Claveurier 100 sextiers de froment, 10 sextiers de

mouture, 8 livres, 60 pots « d'aigrest » et la moitié des fruits

pour la ferme des maisons, moulins et treille sis près du pont

Enjoubert, que lui avait consentie le 15 juillet 1518 n. h. Jean

Claveurier, sgr de La Peyre, oncle dudit Nicoles à qui il avait

donné ses biens par donation entre vifs et qui était mort

depuis.

D 365. — 11 pièces, parchemin; 7 pièces, papier.

1536-1539. — Procès au parlement de Paris entre Nicoles Claveurier, élu, et les religieuses de Sainte-Croix de Poitiers qui se plaignaient que Pierre Raguin, fermier dudit Claveurier, aurait démoli un bâtard eau qu elles avaient édifié pour élever Teau du Clain dans le Pré TAbbesse qui est leur propriété.

Elles soutiennent qu'elles possèdent le cours de Teau qui descend du moulin dudit Claveurier, depuis un pont qui est sur le chemin par où Ton va de l'église des Carmes aux moulins de La Tour, jusqu'au grand cours du Clain, et à l'appui de leur droit, elle'fe ajoutent que le s' Bryant, qui possède un moulin sur un cours d'eau qui entre dans la ville, au-dessous de celui dudit Claveurier, n'a pas mis d'opposition à leur entreprise. A cela Nicoles Claveurier répond qu'il est propriétaire du fief des Moulins , où il a certains moulins à blé, assis en la ville de Poitiers, tenant à la rue du Vieil-Marché, au chemin public du pont Enjoubert au Pré-l'Abbesse, joignant les murailles de la ville et aux moulins qui furent à Jean de Vrillac ; que de ces moulins dépend le cours du Clain , depuis la fontaine des Cytes, « fluant par les douhes de la ville, entrant en icelle par a un arceau dans les murailles à l'endroit de la porte du pont En- « joubert » jusqu'à ses moulins et au-dessous le long du PrérAbbesse, jusqu'au grand cours du Clain hors des murailles et au-dessous dudit pré; qu'il tient ce fief du roi à foi et hommage

lige ; que personne n*a le droit de construire des batardeanx sur ledit cours pour faire regoi^r Teau jusqu'à ses moulins; que c'est reflet qu'a produit le batardeau qu'avaient fait élever les dames de Sainte-Croix; que s'étant arrogé ce droit eÙes n'auraient pas tardé i faire construire un moulin qui nécessitant une retenue d'eu, aurait entièrement ruiné les siens , lesquels c sont de longtemps « abastiz et édiffîez de grant et bonne estoffe, et qu'on ne sçauroyt « fi&ire i présent pour 2,000 escuz; » qu'il est en possession de temps immémorial de curer et de nettoyer ledit cours d'eau , tant au-dessous qu'au-dessus de ses moulins; qu'il y a deux moalios sur la chaussée de Bajon : celui de La Celle et celui de Bajon, et qu'au temps de sécheresse l'eau du Clain est ainsi distribuée : aa moulin de La Celle, pendant 6 heures, à celui de Bajon, pendant 6 autres heures , à celtii de La Thour pendant 3 heures, et à celai du s' Bryant , pendant 3 heures , et que le surplus du jour naturel est pour laisser l'eau venir aux écluses et chaussées desdits moulins; eufin que les moulins dudit Claveurier ne sont pas sujets à moudre par écluses , mais que toute l'eau qui y passe est à lui , et que ses meuniers font moudre aux heures que bon leur semble.

Une enquête est faite en vertu d'un renvoi de la cour par Nicolas BuignoD, licencié en droit, enquêteur en Poitou et par Mathurin Roigne, cr. des pr. de Tu., commissaire en cette partie, et le procès est continué par Radegonde Tudert, veuve dudit Nicoles Claveurier et par Catherine Claveurier, sa fiUe, femme de Philippe Arambert.

D 366. — 1 pièce» parchemin; 1 pièce, papier.

1657-1558, 16 mars. — Sentence de la sénéchaussée de Poitiers condamnant Geoilroy Davrigny à payer à Claude Claveurier, éc. , sgr de La Jasserie et du fief des moulins de La Cossonnerye, les arrérages d'une rente de 2 sous 6 deniers qu'il lui doit pour raison d^un toit à pourceaux et de son plan, aujourd'hui en fondis, et qui avait été autrefois arrenté par n. h. m. Jean Claveurier.

1558, 30 avril. — Quittance de 60 sous pour 2A années d'arrérages de ladite rente donnée par Claude Claveurier à Louis Jordain, éc, sgr des Forges, représentant Geoffroy Davrigny.

Page 1