ÉTANG DE LA GRUE
B 595. — 2 pièces, parchemin; 12 pièces, papier.
1678, 15 novembre. — Arrentement consenti par René Darrot, chev. , sgr de La Boutrochère, à Julien Pié et à Nicolas Coullay, marchands, de T étang de La Grue, contenant 15 boisselées , depuis 6 ou 7 ans en pacage, tenant atix terres de La Pinferriëre et au grand chemin de Secondigny à Alonne , sur lequel est la chaussée dudit étang, y compris tous droits de chaussée, bourolles, etc. , moyennant la rente foncière de 50 livres, de 6 chapons et de 6 poulets, et la charge de payer les devoirs jusqu'à concurrence de 2 sous par an.
168&, 22 juin. — Hommage fait sous toutes réserves au comte de Secondigny, par Julien Pié, à foi et hommage lige, à devoir de rachat quand le cas y advient , pour T étang de La Grue, contenant 7 ou 8 journaux d'hommes faucheurs; ledit Pié déclare qu il ne doit payer aucun devoir, attendu que c'est le premier hommage.
1685, 4 mai. — Aveu desdites choses, rendu par le même au même.
1696. — Procès de René Pié et de N. Coullay, avec Marie- Madeleine Darrot, veuve de René Darrot , sgr de La Boutrochère, sur ce qu'ils prétendent ne pas être tenus de faire hommage pour le pré de La Grue qu ils ont arrenté dudit Darrot.
LA MICHELIÉRE.
B 596. — 2 pièces , papier (copies.)
1406, 5 juillet. — Aveu rendu au sgr de Secondigny, par Guyon de Maumusson, éc. , à foi et hommage lige, à devoir de rachat, selon la coutume du pays, avec la juridiction exercée par ses prédécesseurs, pour le lieu et hébergement de La Michelière; sous ledit hommage, sont tenus à hommage plain, la vigne de La Frongerie et de La Gilletiëre , les eaux des biefs
du moulin de Puayrault jusqu'au moulin de La Petitière, appelé le moulin Boutou, la dîme de La Guillonnière, Tarbergement du Four, et la dîme de Tarbergement des Villenères.
LA PETITIÈRE.
B 597. — 12 pièces, papier.
1740. — Assignations données par le sénéchal de La Petitière à ceux qui tiennent des domaines dans 1* étendue de cette seigneurie , d'avoir à faire leur déclaration et à rendre leurs devoirs.
1 768, 17 juin. — Aveu rendu au comte de Secondigni , par Jacques Darrot, éc, sgr de La Boutrochère, à foi et hommage lige, à devoir de rachat à muance d'homme quand le cas y advient , selon la coutume de Poitou , pour : l'hôtel , maison noble et hébergement de La Petitière, ayant une cour renfermée de murailles, avec ses étangs^ garennes, défens à connils, cens, rentes, dîmeries, terrages, terrageries, coutumes, taillées, hommes, hommages, justice et juridiction, et dont les dépendances pouvant valoir 2 borderies de terre se touchent toutes, et sont contiguës aux terres de La Gressière, au grand chemin de Vernou à Partenay et aux terres de La Raslière; 2** la borberie de terre de Létaurie , tenue sous lui roturièrement à terrage, à la sixte partie des fruits et du chamage , à 6 boisseaux de seigle, 36 boisseaux d'avoine^ mesure de Secondigni , à 39 sous, un demi-chapon, une demi-poule, un bian de 2 bœufs et un croc pour aller quérir du vin à La Guichardière et l'amener à La Petitière, et un bian d'un homme faucheur; 3"* la borderie de teire de La Mainaudière , tenue par le prieur de La Chabiraudière , et qui doit un septier de seigle ; h!* la borderie de terre de La Furgerie, qu'exploitaient ci-devant les héritiers de François Serein, éc. , sgr de La Furgerie, lesquels devaient 3 sep-
tiers de seigle et le terrage à la douzième partie, (pour le présent elle est affermée perpétuellement) ; les héritiers dudh Serein tenaient deux parts à hommage lige , abonné à S sous <lc devoir et la troisième à roture, au devoir de h boisseaux un tien de seigle et de 6 ras d'avoine , et en ce ne sont pas comprises les terres sujettes à ta seigneurie de Montibeuf qui appartenait ci-devant à m"' de Fontevrault, laquelle y prenait la dîme; celle-d est devenue confuse en les héritiers dudH Serein, comme sgrs de Montibeuf, qui sont pour lors représentés par le sgr de La Bochebrochard , sgr du lieu de La Furgerie ; 6* la douzième partie des fruits pour droit de dime des lentilles, pots, fèves , etc. , sur deux jardins près de La Fui^rie ; 6' la pêche on pêcherie ou défens des eaux , depuis le moulin de Brault jusqu'au DQOutin de La Gosse, près La Vinière, et depuis le moulin de Fréceil, le long du Thouet, jusqu'au moulin du Thouet, qui est tenu par lui ; 7° la borderie de terre de La Fromagerie, que tenait Georges de La Carte, chev., sgr des Essards, et qui appartient au sienr Coyaut : le terrage en est affermé perpétuellement ; 8* un carteron de terre à La Bramîëre, tenu autrefois par d"* Françoise de Sainte-More , dame de La Frémaudiëre , et en ce moment par le s' Bouchet, ^r de La Frénraudière : il est affermé perpétuellement; 9* la masore de terre de La Foocberie, contenant 11 septerées de terre et 18 journaux, tenue pu* des particuliers à cens et devoir féodal ; 10* le carteron de terre de La Mignonniëre , tenu jadis par les hoirs de Françms Serein et en ce moment par les Larochebrochard ; 11* la borderie de terre de L'Oucherie, tenue à la sixième partie des fruits, pour dîme et terrage, et à ta dîme du chamage ; 12* la masure de terre de La Vinière et des Goujonniëres, tenue aubvfots par Jacques Beugnon, éc., sgr deBeltefois, cens' du roi, juge au présidial de Poitiers , et à présent par la dame Irlaad ; 13° te carteron de terre de La PeUte-Baubrie ; li* la borderie ddterredeLaGrande-Baubrie, avecladtme du chantage; 16* ta borderie de terre de La Boussière, Mnue autrefois par JérAms
Clisson, éc, sgr de La Baudiëre, sénéchal de Secondigny, et à présent par les enfants de feu le président Dubois ; 16Ma masure et le carteron de terre de La Martinière et La Miletière ; IT"" des cens nobles sur les ténements des Barillières et de La Baraillerie; 18*" une maison sise au château de Secondigny, tenue parle curé; 19" le carteron de terre des Brousses ; 20Me» vergers de Labié, et certain argent, appelé renpû^ sur lesdites borderies , masures et carteron , tenu par les hoirs de Jean Chauveau.
Il reconnaît aussi tenir dudit comté, à foi et hommage lige,
à devoir de rachat à mutation d'homme, Thôtel de La Grande-
Michelière, contenant 6 journaux de jardin, 15 journaux de
prés et 15 septerées déterre, «chargée envers vous, monditsei-
u gneur, de vous payer par chacun an et fête de N.-D. de mars,
« une éculée de loches et nés » , et la maison de La Petite-
Mîchelière, que tiennent de lui à 3 sous de rente les héritiers du
s' AUonneau , curé des Groselliers , touchant aux terres de La
Grande-Michelière, à celles de La Touche-Guibert et à la rivière
de la Vieille-Mère qui descend du moulin de La Martinière
au moulin de La Touche-Guibert au Beugdon.
Il tient toutes ces choses avec juridiction basse de 7 sous 6 deniers. Signé : Darrot.
B 599. — 5 pièces, papier.
1 768. — Saisie de La Petitière, pour hommage non fait.
Quittance donnée par le receveur des domaines de la géné^ ralitéde Poitiers, à Jacques Darrot, éc, sgr deLaBoutrochère, d'une somme de 100 livres 10 sous, pour le rachat des fiefs de La Micheliëre et de La Petitière, échu par le décès de Claude Darrot, éc, père dudit Jacques, arrivé le 8 mai 17&1.
B 600. — 3 pièces, papier.
1778. — Requête adressée aux trésoriers de France du bu-
reau des finances de Poitiers, par Joseph-Charles Dârrot, par laquelle il offre une somme de 300 francs pour le rachat du domaine de La Petitiëre, et se déclare en outre prêt à faire les foi et bomnoiage , à rendre l'aveu et le dénombrement dus pour le décès de Joseph-Charles-Jacques Darrot, chev. , sgr de La Boutrochère, son père, décédé le 9 janvier 1773.
Il expose que son domaine est composé de bâtiments en majeure partie renversés et fort anciens, que ceux qui subsistent encore sont inhabitables, qu'il est situé dans un fond aquatique, formant une petite ferme n'ayant en réserve qu'un bois et un étang, et que le droit de terragé est presque nul, les terres n'étant pas cultivées et étant recouvertes de bruyères, de brandes et de fougères.
1774. — Réponse du directeur-général de la recette des domaines et bois de la généralité de Poitiers, qui trouve r offre de 500 livres, insuffisante, requiert communication des dénombrements et demande AOO livres pour La Grande- Michelière, et 800 livres pour La Petitière ; le procureur du roi liquide le tout à 700 livres pour rachat, 10 sous pour chambellage et 30 livres pour ensaisinement et contrôle.
Le directeur-général avait exposé que l'offre de 500 li\Tes faite pour le rachat des deux domaines dépassait la valeur de leurs baux, qui étaient de 180 et de 250 livres; « ces offres, « dit-^il , justifient le peu d'égard que l'on doit à ces actes , car « La Petitière seule est affermée 800 livres , et est chargée du « paiement d'une rente de 24 boisseaux de seigle et de 3 bois- « Beaux d'avoine. »
B 601. — Papier.
xvui* siècle. — Papier censaire contenant les cens, rentes et devoirs, nobles, féodaux et fonciers, dus à la seigneurie de La Petitière.
— 2àl —
Censive.
La Grande et La Petite-Baubrie.
B 602. — 6 pièces , papier.
1768. — Défaut donné aux assises de la basse justice de La Petitière, contre les propriétaires d'une borderie de terre prise au ténement de La Grande-Baubrie, et d'un quarteron de terre« assis au ténement de La Petite-Baubrie.
La Degressière.
B 603. — 2 pièces, parchemin; 21 pièces, papier.
1724-1727. — Saisie féodale faite par Jean Poignand, s' de La Resnière, lieutenant-général à Partenay, sénéchal de la seigneurie de La Petitière, sur Philippe Follet, marchand^ de la métairie de La Degressière, qu'il tenait à titre d*arrentement de Joseph Sayignac, éc. , pour devoirs non payés.
Sentence de la sénéchaussée de Poitiers qui condamne ledit Follet à payer ce qu'il peut devoir.
La Foucherie.
B 604. — Papier.
17&3. — Assignation donnée à René Dieumegard, à la. requête de Joseph-Gharles-Jacques Darrot, pour qu'il ait à lui payer comme sgr de La Petitière, une année d'arréragé de la rente noble et foncière de 13 boisseaux d'avoine, de 13 sous et d'un chapon pour le lieu de La Foucherie^
B 605. — 6 pièces, papier.
1767-1768. — Défauts donnés aux assises de la basse justice de La Petitière , tenues par Jean-Baptiste Ghaigneau , s' de Thoiré , avocat à Partenay , juge-sénéchal de ladite justice , contre les propriétaires d'une masure de terre, appelée La Foucherie.
Il 16
La Furgerie.
B 606. — 3 pièces, papier.
1768. — Défauts donnés aux assises de La Petitière, contre les propriétaires de la borderie de terre de La Furgerie.
La Maynaudière.
B 607. — 4 pièces, papier.
1768-1769. — Défauts donnés aux assises de La Pétîtîère, contre les propriétaires de la borderie de terre de La Maynaudière.
La Roussière.
B 608. — 2 pièces, parchemin-. 15 pièces, papier.
1770. — Commandement aux propriéradres de la borderie de La Roussière d'avoir à payer au sgr de La Petitière' ce qu'ils peuvent lui devoir^ et de lui rendre leurs déclarations.
Sentence du sénéchal de La Petitière, condamnant les teneurs dudit lieu à payer 1,000 livres pour 29 années du droit de terrage sur ladite borderie.
Consistance des bâtiments et pièces de terte de la borderie.
Létaurie.
B 609. — Papier.
172A, 30 juin. — Déclaration roturière rendue à Jacques- Claude Darrot, éc. ,^sgr de La Petitière, par Nicolas Giraud, meunier, et Renée Bemardeau, sa temme, pour des maisons et terres au village et ténement de Létamîe, pour des prés et terres au ténement non hébergé de La FavriUière, et à celui de La Chalotie, aussi non hébergé. ,
B 610. — 45 pièces, papier.
1786-1741. — Procès de Jacques Darrot, chev., sgr de La
Petitiëre, avec René Girault, foulonnier, de La Mothe, à qui il
réclamait 10 années d^arrérage de la rente du ténement
de L' Etaurie ; ledit Girault expose que Renée Bernardeau,
femme de Nicolas Girault était propriétaire de la . borderie
de La Tête-Noire , d'un tiers de celle de La Martinière et de
la haute borderie de L' Etaurie ; que ces biens restèrent indivis
entre Renée Girault, femme dudit René, et Catherine Girault,
femme de Charles Marrot, foulonnier, qu'elle fit son légataire ;
que les uns et les autres vendirent le 23 décembre 1730 ces
biens à Jacques Biais et à Marie Cantet, sa femme ; que lui,
René Girault, a eu le tort de ne pas faire sa déclaration, et que
par suite ledit Darrot l'a cru solidaire, mais il demande son
recours contre le susdit Biais, contre le nommé Bonnet, et contre
Philippe Follet, s' des Marzelles et Jeanne Hardy, sa femme, qui
possèdent chacun une borderie au ténement de L'Etaurie.
1738, 29 avril. — Bail à ferme par Philippe Follet, s' des Marzelles, à Jacques Giraud, bordier, de la borderie de La Teste-Noire.
< B 611. — 7 pièces, parchemin ; 54 pièces, papier.
1746-1748. — Procès de Charles Follet, s' de La Maisonneuve, avec Mathurin Soullet et Marie Carré, qu'il voulait expulser de la borderie de L'Etaurie qu ils avaient affermée pour 6 ans de Joseph-Gharles-Jacques Darrot, sgr de La Boutrochëre, à qui Philippe Follet, père dudrt Charles en avait transporté la jouissance pendant ces 6 ans pour se libérer de la somme de 200 livres qu'il lui devait pour les arrérages des rentes de L'Etaurie et de La Favreliëre.
Pièces produites au procès : 1711 , partage des biens de Suzanne Jounneau, femm^a de Jean Hardy ; 1747, lettres de bénéfice d'âge accordées à Charles Follet, à qui il est donné pour curateur Jacques Guillon, s' de La Yrignonière, licencié en lois, sénéchal de la haute-justice du Retail; 1750, inventaire fait après la mort de Charles Follet, à la requête de Marguerite Dupuy, sa veuve ;
renonciation à la succession dudit Follet, leur cousin-germain, par Jean Fradin, marchand à Hérisson, Nicolas Mesnard, marchand, et Charlotte Fradin, sa femme, Dominique Gottenseau et Françoise Fradin, sa femme, François Mesnard, marchand, et Catherine Fradin, sa femme.
B 612. — Papier.
1752, 4 août. — Assignation donnée à la requête du sgr de La Petitière au s' Biais, laboureur, d'avoir à comparaître devant le juge de Partenay, pour se voir condamner à lui payer le droit de terrage, à raison de la sixième partie des fruits, sur 3 pièces de terre sises au village de L'Etaurie, avec Testimation pour les 28 années qu'il les a laissées incultes.
B 613. — 3 pièces, papier.
1760. — Défaut donné aux assises de La Petitière contre les propriétaires de la borderie de L'Etaurie.
Halle de Secondigny.
B 614.— Papier.
1760, 22 août. — Assignation donnée à la requête du sgr de La Petitière aux propriétaires d'une boisselée de terre, en laquelle il y a une halle à mettre des écorces, en la paroisse de Secondigny, pour rendre audit seigneyr leurs devoirs, faire hommage, et lui payer 29 années de la rente foncière de S livres.